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QCM — Voter, s'abstenir, changer d'avis

Compréhension du coursQCMFacile12 min

Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.

  1. Le taux de participation à une élection se calcule ainsi :

    Correction

    Réponse : Votants / inscrits sur les listes électorales × 100

    Le référent officiel est la liste électorale. Rapporter les votants à la population totale mêlerait mineurs et personnes non inscrites ; rapporter les suffrages exprimés aux votants mesure au contraire la part des bulletins blancs et nuls.

  2. Dire que le vote est un « rituel collectif » signifie que :

    Correction

    Réponse : Le vote obéit à des gestes codifiés qui rappellent son caractère public et social

    Le rituel désigne la mise en scène du geste (dimanche, bureau de vote, isoloir, urne transparente, émargement) : elle solennise un acte qui pourrait être purement technique et rappelle qu'il engage la collectivité. Le vote n'est d'ailleurs pas obligatoire en France, sauf pour les sénatoriales.

  3. Parmi ces caractéristiques, laquelle est la variable la plus fortement associée à la participation électorale ?

    Correction

    Réponse : Le diplôme

    Le diplôme accroît le sentiment de compétence politique et la familiarité avec le vocabulaire du débat public. Les écarts de participation entre hommes et femmes sont aujourd'hui faibles, et les effets géographiques sont surtout le reflet de la composition sociale des territoires.

  4. Comment la participation électorale varie-t-elle habituellement avec l'âge ?

    Correction

    Réponse : Elle augmente avec l'âge, puis recule chez les plus âgés

    L'entrée dans la vie adulte s'accompagne d'une stabilisation résidentielle et professionnelle qui favorise l'inscription et l'habitude de voter. Aux âges très élevés, les difficultés de déplacement et la perte d'autonomie font de nouveau reculer la participation.

  5. Quelles affirmations décrivent correctement l'abstention aujourd'hui ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : Elle est majoritairement intermittente plutôt que systématique ; Elle est socialement située : plus forte chez les moins diplômés et les plus précaires ; Elle peut traduire un choix politique et pas seulement un désintérêt

    L'abstention varie fortement selon les scrutins : elle est plus faible à la présidentielle, perçue comme décisive, et plus forte aux européennes ou aux régionales. Les trois autres propositions sont bien établies par la sociologie électorale.

  6. Un électeur déclare : « je ne vote plus, aucun candidat ne défend mes idées ». Cette abstention est plutôt :

    Correction

    Réponse : Une abstention protestataire, qui exprime un rapport critique au politique

    Cette abstention suppose au contraire un intérêt pour la politique : l'électeur a examiné l'offre et la juge insatisfaisante. On la distingue de l'abstention « hors du jeu », liée à la marginalisation sociale et au sentiment d'incompétence.

  7. L'affaiblissement de l'identification partisane entraîne principalement :

    Correction

    Réponse : Une hausse de la volatilité électorale

    Sans repère partisan stable, l'électeur reconstruit son choix à chaque scrutin, à partir des enjeux du moment et des candidats en présence : ses votes deviennent moins prévisibles d'une élection à l'autre. Les clivages ne disparaissent pas, ils se recomposent.

  8. La mal-inscription désigne :

    Correction

    Réponse : Le fait d'être inscrit dans une commune où l'on ne réside plus

    Le mal-inscrit est bien inscrit, mais loin de chez lui : voter suppose alors un trajet, ce qui explique une part importante de l'abstention des jeunes et des ménages ayant récemment déménagé. La non-inscription est un phénomène distinct, qui n'apparaît même pas dans le taux d'abstention.

  9. Le « vote de classe » désigne :

    Correction

    Réponse : La tendance des membres d'un même groupe social à voter majoritairement pour le même camp

    Le vote de classe résulte d'intérêts et d'une socialisation partagés au sein d'un groupe social. Son affaiblissement, sans disparition, est l'un des constats majeurs de la sociologie électorale depuis les années 1980.

  10. Quels éléments contribuent à expliquer la montée de la volatilité électorale ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : L'élévation générale du niveau de diplôme, qui rend l'électeur plus autonome ; L'affaiblissement des grandes organisations politiques et syndicales ; L'importance croissante des enjeux conjoncturels dans les campagnes

    L'abaissement de la majorité électorale à 18 ans date de 1974 et n'explique pas une évolution qui s'observe dans tous les groupes d'âge. Les trois autres facteurs desserrent au contraire le lien entre appartenance sociale et vote.

  11. Un taux de participation de 74 % au premier tour et de 68 % au second signifie que la participation a baissé de :

    Correction

    Réponse : 6 points de pourcentage

    Une différence entre deux pourcentages s'exprime en points de pourcentage. Exprimée en pourcentage, la baisse vaudrait (68 − 74) / 74 × 100 ≈ −8,1 % : c'est une autre information, qu'il ne faut pas confondre avec l'écart en points.

  12. Une pratique religieuse régulière est habituellement associée à :

    Correction

    Réponse : Une participation plus élevée et un vote orienté plutôt à droite

    La pratique religieuse régulière s'accompagne d'une insertion dans des réseaux collectifs qui favorisent la participation, et transmet des valeurs historiquement associées à un vote de droite. La régularité vaut pour un groupe, jamais pour chaque individu qui le compose.

Notions : participation électorale abstention variables lourdes identification partisane volatilité électorale vote sur enjeux

Autres exercices du chapitre

Tout le chapitre : Le vote