Lecture de données — La destinée des femmes comparée à celle de leur mère
Le tableau se lit en ligne : chaque ligne d'origine totalise 100 %. Arrondissez à une décimale.
Document — Destinées sociales des femmes selon le groupe socioprofessionnel de la mère en 2024 (en %)
| Groupe socioprofessionnel de la mère | Agricultrices exploitantes | Artisanes, commerçantes et cheffes d'entreprise | Cadres et professions intellectuelles supérieures | Professions intermédiaires | Employées et ouvrières qualifiées | Employées et ouvrières peu qualifiées |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Agricultrices exploitantes | 7,5 | 4,6 | 15,6 | 24,9 | 27,0 | 20,4 |
| Artisanes, commerçantes et cheffes d'entreprise | 0,5 | 10,6 | 21,2 | 29,1 | 19,1 | 19,5 |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 0,6 | 5,5 | 50,8 | 26,2 | 11,7 | 5,2 |
| Professions intermédiaires | 0,6 | 5,1 | 31,4 | 36,1 | 19,5 | 7,3 |
| Employées et ouvrières qualifiées | 0,6 | 5,3 | 20,5 | 30,7 | 26,9 | 16,2 |
| Employées et ouvrières peu qualifiées | 0,5 | 3,9 | 11,1 | 24,4 | 31,8 | 28,3 |
| Ensemble | 0,8 | 5,1 | 22,0 | 28,8 | 25,3 | 18,0 |
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Quelle part des filles de mère cadre ou exerçant une profession intellectuelle supérieure occupe elle-même cette position, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 50.8 %
Lecture directe de la cellule de la diagonale : 50,8 %. C'est le taux d'immobilité le plus élevé du tableau : une femme sur deux dont la mère était cadre est elle-même cadre, alors que ce groupe ne rassemble que 22,0 % de l'ensemble des femmes de cette génération (ligne « Ensemble »).
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Quelle part des filles d'employées et d'ouvrières peu qualifiées est devenue cadre ou membre d'une profession intellectuelle supérieure, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 11.1 %
11,1 %, contre 50,8 % des filles de cadres. À origine sociale modeste, l'accès aux positions les plus qualifiées reste minoritaire.
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Combien de fois une fille de cadre a-t-elle plus de chances de devenir cadre qu'une fille d'employée ou d'ouvrière peu qualifiée ? (Arrondissez à une décimale.)
fois
Correction
Réponse : 4.6 fois
50,8 / 11,1 ≈ 4,6. Ce rapport de chances mesure l'inégalité des destinées : il faut environ quatre à cinq fois plus de chances du côté des filles de cadres pour aboutir à la même position.
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Quelle part des filles d'employées et d'ouvrières peu qualifiées a atteint l'un des deux groupes les plus qualifiés, cadres ou professions intermédiaires ? (en %)
%
Correction
Réponse : 35.5 %
11,1 + 24,4 = 35,5 %. Plus d'un tiers de ces femmes accède à l'un des deux groupes les plus qualifiés, mais deux fois plus souvent par les professions intermédiaires (24,4 %) que par les positions de cadre (11,1 %) : la mobilité ascendante est réelle, mais de courte distance.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 28,3 » du tableau.
Une phrase de lecture précise la source, l'année, le champ, l'unité et le sens de calcul du pourcentage — ici en ligne.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee, en 2024, en France métropolitaine, 28,3 % des femmes de 35 à 59 ans dont la mère était employée ou ouvrière peu qualifiée occupent elles-mêmes un emploi d'employée ou d'ouvrière peu qualifiée. »
Erreurs fréquentes :
- inverser le sens de lecture (« 28,3 % des employées peu qualifiées ont une mère employée peu qualifiée ») : ce serait une table de recrutement ;
- oublier que le pourcentage se calcule sur l'ensemble des filles de cette origine, et non sur l'ensemble des femmes ;
- omettre le champ, qui ne porte que sur les femmes de nationalité française de 35 à 59 ans en emploi ou ayant travaillé.
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La ligne « Ensemble » indique que 22,0 % des femmes de cette génération sont cadres. En quoi cette information est-elle indispensable pour interpréter la diagonale du tableau ? Répondez en une dizaine de lignes.
Comparez la part d'un groupe dans l'ensemble de la génération et la part des filles de ce groupe qui y accèdent.
Correction
Réponse attendue : la ligne « Ensemble » donne la structure d'arrivée, c'est-à-dire la répartition de toutes les femmes de 35 à 59 ans entre les groupes sociaux en 2024. Elle sert de point de comparaison.
Ainsi, 22,0 % de l'ensemble des femmes sont cadres, mais 50,8 % des filles de cadres le sont : les filles de cadres ont donc plus du double de la chance « moyenne » d'occuper cette position. À l'inverse, 18,0 % des femmes occupent un emploi d'employée ou d'ouvrière peu qualifiée, mais 28,3 % des filles d'employées ou d'ouvrières peu qualifiées s'y retrouvent. Sans cette ligne de référence, un taux d'immobilité de 50,8 % ne signifie rien : il pourrait aussi bien traduire une forte reproduction qu'un groupe simplement très nombreux.
Elle rappelle enfin que la structure des emplois a changé entre la génération des mères et celle des filles : une partie de la mobilité observée est structurelle, imposée par la progression des positions qualifiées, et non par une égalisation des chances.