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Lecture de données — La destinée des femmes comparée à celle de leur mère

Savoir-faireLecture de donnéesDifficile📄 Document sourcé24 min

Le tableau se lit en ligne : chaque ligne d'origine totalise 100 %. Arrondissez à une décimale.

Document — Destinées sociales des femmes selon le groupe socioprofessionnel de la mère en 2024 (en %)

Groupe socioprofessionnel de la mèreAgricultrices exploitantesArtisanes, commerçantes et cheffes d'entrepriseCadres et professions intellectuelles supérieuresProfessions intermédiairesEmployées et ouvrières qualifiéesEmployées et ouvrières peu qualifiées
Agricultrices exploitantes7,54,615,624,927,020,4
Artisanes, commerçantes et cheffes d'entreprise0,510,621,229,119,119,5
Cadres et professions intellectuelles supérieures0,65,550,826,211,75,2
Professions intermédiaires0,65,131,436,119,57,3
Employées et ouvrières qualifiées0,65,320,530,726,916,2
Employées et ouvrières peu qualifiées0,53,911,124,431,828,3
Ensemble0,85,122,028,825,318,0
Source : Insee, enquête Emploi 2024 (Insee Références, « France, portrait social », édition 2025, fiche « Mobilité sociale », figure 3a). · Champ : France métropolitaine, femmes de nationalité française, en emploi ou ayant travaillé, âgées de 35 à 59 ans au 31 décembre de l'année d'enquête. Chaque ligne totalise 100 % aux arrondis près. · Lecture : En 2024, sur 100 femmes de 35 à 59 ans dont la mère était cadre ou exerçait une profession intellectuelle supérieure, 50,8 sont elles-mêmes cadres ou exercent une profession intellectuelle supérieure.
  1. Quelle part des filles de mère cadre ou exerçant une profession intellectuelle supérieure occupe elle-même cette position, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 50.8 %

    Lecture directe de la cellule de la diagonale : 50,8 %. C'est le taux d'immobilité le plus élevé du tableau : une femme sur deux dont la mère était cadre est elle-même cadre, alors que ce groupe ne rassemble que 22,0 % de l'ensemble des femmes de cette génération (ligne « Ensemble »).

  2. Quelle part des filles d'employées et d'ouvrières peu qualifiées est devenue cadre ou membre d'une profession intellectuelle supérieure, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 11.1 %

    11,1 %, contre 50,8 % des filles de cadres. À origine sociale modeste, l'accès aux positions les plus qualifiées reste minoritaire.

  3. Combien de fois une fille de cadre a-t-elle plus de chances de devenir cadre qu'une fille d'employée ou d'ouvrière peu qualifiée ? (Arrondissez à une décimale.)

    fois

    Correction

    Réponse : 4.6 fois

    50,8 / 11,1 ≈ 4,6. Ce rapport de chances mesure l'inégalité des destinées : il faut environ quatre à cinq fois plus de chances du côté des filles de cadres pour aboutir à la même position.

  4. Quelle part des filles d'employées et d'ouvrières peu qualifiées a atteint l'un des deux groupes les plus qualifiés, cadres ou professions intermédiaires ? (en %)

    %

    Correction

    Réponse : 35.5 %

    11,1 + 24,4 = 35,5 %. Plus d'un tiers de ces femmes accède à l'un des deux groupes les plus qualifiés, mais deux fois plus souvent par les professions intermédiaires (24,4 %) que par les positions de cadre (11,1 %) : la mobilité ascendante est réelle, mais de courte distance.

  5. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 28,3 » du tableau.

    Une phrase de lecture précise la source, l'année, le champ, l'unité et le sens de calcul du pourcentage — ici en ligne.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon l'Insee, en 2024, en France métropolitaine, 28,3 % des femmes de 35 à 59 ans dont la mère était employée ou ouvrière peu qualifiée occupent elles-mêmes un emploi d'employée ou d'ouvrière peu qualifiée. »

    Erreurs fréquentes :

    • inverser le sens de lecture (« 28,3 % des employées peu qualifiées ont une mère employée peu qualifiée ») : ce serait une table de recrutement ;
    • oublier que le pourcentage se calcule sur l'ensemble des filles de cette origine, et non sur l'ensemble des femmes ;
    • omettre le champ, qui ne porte que sur les femmes de nationalité française de 35 à 59 ans en emploi ou ayant travaillé.
  6. La ligne « Ensemble » indique que 22,0 % des femmes de cette génération sont cadres. En quoi cette information est-elle indispensable pour interpréter la diagonale du tableau ? Répondez en une dizaine de lignes.

    Comparez la part d'un groupe dans l'ensemble de la génération et la part des filles de ce groupe qui y accèdent.

    Correction

    Réponse attendue : la ligne « Ensemble » donne la structure d'arrivée, c'est-à-dire la répartition de toutes les femmes de 35 à 59 ans entre les groupes sociaux en 2024. Elle sert de point de comparaison.

    Ainsi, 22,0 % de l'ensemble des femmes sont cadres, mais 50,8 % des filles de cadres le sont : les filles de cadres ont donc plus du double de la chance « moyenne » d'occuper cette position. À l'inverse, 18,0 % des femmes occupent un emploi d'employée ou d'ouvrière peu qualifiée, mais 28,3 % des filles d'employées ou d'ouvrières peu qualifiées s'y retrouvent. Sans cette ligne de référence, un taux d'immobilité de 50,8 % ne signifie rien : il pourrait aussi bien traduire une forte reproduction qu'un groupe simplement très nombreux.

    Elle rappelle enfin que la structure des emplois a changé entre la génération des mères et celle des filles : une partie de la mobilité observée est structurelle, imposée par la progression des positions qualifiées, et non par une égalisation des chances.

Notions : table de destinée mobilité sociale reproduction sociale lecture de données

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