Lecture de données — Les femmes comparées à leur père : quarante ans d'évolution
Chaque colonne correspond à une enquête. Attention : ici, les femmes sont comparées à leur père, et non à leur mère. Arrondissez à une décimale.
Document — Décomposition de la mobilité sociale des femmes par rapport à leur père, de 1977 à 2015 (en %)
| Situation de la femme par rapport à son père | 1977 | 1985 | 1993 | 2003 | 2015 |
|---|---|---|---|---|---|
| Immobilité sociale | 36,0 | 34,0 | 31,5 | 30,2 | 29,9 |
| Mobilité sociale observée | 64,0 | 66,0 | 68,5 | 69,8 | 70,1 |
| dont mobilité non verticale | 33,7 | 30,6 | 28,6 | 25,7 | 23,3 |
| dont mobilité verticale | 30,3 | 35,3 | 39,9 | 44,2 | 46,8 |
| dont mobilité ascendante | 12,7 | 15,7 | 19,0 | 21,0 | 21,8 |
| dont mobilité descendante | 17,6 | 19,6 | 20,9 | 23,2 | 25,0 |
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En 2015, quelle part des femmes occupe une catégorie socioprofessionnelle différente de celle de leur père, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 70.1 %
70,1 % : c'est la mobilité sociale observée. Elle se décompose en mobilité verticale (46,8 %) et en mobilité non verticale (23,3 %), et complète l'immobilité (29,9 %) pour former 100 %.
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De combien de points l'immobilité sociale a-t-elle reculé entre 1977 et 2015 ?
points
Correction
Réponse : 6.1 points
36,0 − 29,9 = 6,1 points de moins. Une femme sur trois occupait la position de son père en 1977, contre moins de trois sur dix en 2015 : la mobilité, mesurée par rapport au père, a progressé, mais lentement.
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En 2015, de combien de points la mobilité descendante l'emporte-t-elle sur la mobilité ascendante ?
points
Correction
Réponse : 3.2 points
25,0 − 21,8 = 3,2 points. Comparées à leur père, les femmes sont plus souvent en position inférieure qu'en position supérieure. Ce résultat contraste avec la comparaison à la mère, où l'ascension domine largement : le point de comparaison change complètement la lecture.
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De combien de points la mobilité descendante a-t-elle augmenté entre 1977 et 2015 ?
points
Correction
Réponse : 7.4 points
25,0 − 17,6 = +7,4 points. Sur la même période, l'ascendante ne gagne que 9,1 points (21,8 − 12,7) et la mobilité non verticale recule de 10,4 points : la mobilité des femmes est devenue plus « verticale », mais aussi plus souvent descendante.
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Pourquoi, comparées à leur père, les femmes connaissent-elles plus souvent une mobilité descendante qu'ascendante ? Répondez en une dizaine de lignes.
Pensez aux emplois occupés par la génération des pères et à ceux qu'occupent aujourd'hui les femmes, ainsi qu'à la répartition des positions entre hommes et femmes.
Correction
Réponse attendue : la comparaison au père met en regard deux populations dont les emplois ne se distribuent pas de la même façon.
Les femmes de 35 à 59 ans sont très présentes dans les emplois d'employées et dans les professions intermédiaires, et nettement moins souvent artisanes, cheffes d'entreprise ou ouvrières qualifiées, positions fréquentes chez leurs pères. Mécaniquement, beaucoup de filles d'artisans, de commerçants ou d'ouvriers qualifiés se retrouvent classées à une position jugée inférieure à celle de leur père, sans qu'il s'agisse nécessairement d'une trajectoire d'échec.
Ce résultat rappelle deux choses. D'abord, une table de mobilité mesure des positions, pas des trajectoires vécues. Ensuite, la mobilité observée dépend étroitement de la structure des emplois des deux générations comparées : c'est la part structurelle de la mobilité. C'est aussi pourquoi l'Insee mesure la mobilité des femmes de deux façons complémentaires, par rapport à leur mère et par rapport à leur père.
Une bonne réponse emploie les termes de mobilité descendante, de structure socioprofessionnelle et souligne que le résultat dépend du point de comparaison retenu.