Lecture de données — La mobilité sociale des descendants d'immigrés
Chaque colonne totalise 100 %. Les hommes sont comparés à leur père, les femmes à leur mère.
Document — Mobilité sociale des descendants d'immigrés et des personnes sans ascendance migratoire (en %)
| Situation par rapport au parent de même sexe | Hommes sans ascendance migratoire | Hommes descendants d'immigrés | Femmes sans ascendance migratoire | Femmes descendantes d'immigrés |
|---|---|---|---|---|
| Mobilité ascendante | 27,0 | 36,6 | 39,4 | 48,9 |
| Immobilité sociale | 35,0 | 31,4 | 29,6 | 27,1 |
| Mobilité descendante | 15,4 | 11,7 | 13,8 | 12,6 |
| Mobilité non verticale | 22,7 | 20,3 | 17,2 | 11,4 |
| Ensemble | 100 | 100 | 100 | 100 |
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De combien de points la mobilité ascendante des hommes descendants d'immigrés dépasse-t-elle celle des hommes sans ascendance migratoire ?
points
Correction
Réponse : 9.6 points
36,6 − 27,0 = 9,6 points. Les descendants d'immigrés connaissent nettement plus souvent une trajectoire ascendante que les hommes sans ascendance migratoire.
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Même question pour les femmes : de combien de points l'écart de mobilité ascendante s'établit-il ?
points
Correction
Réponse : 9.5 points
48,9 − 39,4 = 9,5 points. L'écart est du même ordre que chez les hommes, mais les niveaux sont plus élevés : près d'une descendante d'immigrés sur deux occupe une position plus élevée que celle de sa mère.
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Quelle part des hommes sans ascendance migratoire est restée immobile ou a connu une mobilité descendante ? (en %)
%
Correction
Réponse : 50.4 %
35,0 + 15,4 = 50,4 %. Une moitié des hommes sans ascendance migratoire occupe donc une position identique ou inférieure à celle de leur père, contre 43,1 % (31,4 + 11,7) chez les descendants d'immigrés.
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Quelle part des femmes descendantes d'immigrés connaît une mobilité non verticale, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 11.4 %
11,4 %, contre 17,2 % des femmes sans ascendance migratoire. La mobilité non verticale correspond aux changements de position que la hiérarchie sociale ne permet pas de classer, notamment le passage entre salariat et travail indépendant ; elle est plus rare chez les descendantes d'immigrés.
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Une mobilité ascendante plus fréquente signifie-t-elle que les descendants d'immigrés occupent de meilleures positions sociales que les autres ? Justifiez en une dizaine de lignes.
Demandez-vous d'où partent les uns et les autres : la mobilité ascendante se mesure par rapport à la position du parent, pas dans l'absolu.
Correction
Réponse attendue : non. Le tableau mesure un déplacement, pas un niveau.
Les parents des descendants d'immigrés occupaient en moyenne des positions plus modestes : ouvriers et employés, souvent peu qualifiés. Or, plus la position de départ est basse, plus la probabilité de monter est mécaniquement élevée et plus celle de descendre est faible — c'est l'effet du « plancher ». Une mobilité ascendante plus fréquente peut donc coexister avec des positions d'arrivée en moyenne moins favorables.
D'ailleurs, la même publication de l'Insee montre que les descendants d'immigrés sont un peu moins souvent cadres et plus souvent ouvriers ou employés peu qualifiés que les personnes sans ascendance migratoire. Autrement dit, ils progressent davantage par rapport à leurs parents, tout en restant en moyenne un peu moins bien placés.
Une bonne réponse distingue explicitement position d'arrivée et trajectoire, et cite au moins un chiffre du tableau.