Chaînes de causalité — Choc d’offre et taxe
Remettez chaque maillon du mécanisme à sa place en indiquant son numéro d’ordre.
Mécanisme 1 — Une gelée détruit une partie de la récolte
- À chaque niveau de prix, les producteurs ne peuvent plus offrir qu’une quantité réduite : la courbe d’offre se déplace vers la gauche
- Au prix qui prévalait jusque-là, la quantité demandée dépasse désormais la quantité offerte : une pénurie apparaît
- Une gelée tardive détruit le quart de la récolte de tomates de la région
- Les acheteurs non servis surenchérissent pour obtenir la marchandise et le prix s’élève
- Un nouvel équilibre s’établit à un prix plus élevé et pour une quantité échangée plus faible
- Le surplus des consommateurs se réduit, tandis que les producteurs épargnés par le gel voient leurs recettes progresser
Correction
Ordre attendu :
- Une gelée tardive détruit le quart de la récolte de tomates de la région
- À chaque niveau de prix, les producteurs ne peuvent plus offrir qu’une quantité réduite : la courbe d’offre se déplace vers la gauche
- Au prix qui prévalait jusque-là, la quantité demandée dépasse désormais la quantité offerte : une pénurie apparaît
- Les acheteurs non servis surenchérissent pour obtenir la marchandise et le prix s’élève
- Un nouvel équilibre s’établit à un prix plus élevé et pour une quantité échangée plus faible
- Le surplus des consommateurs se réduit, tandis que les producteurs épargnés par le gel voient leurs recettes progresser
Ne confondez pas les deux moments du raisonnement : la gelée déplace la courbe d’offre, puis la hausse du prix provoque un simple mouvement le long de la courbe de demande. Le prix n’est jamais la cause première : il est la variable qui s’ajuste pour résorber le déséquilibre.
Mécanisme 2 — L’effet d’une taxe de 2 € par unité vendue
- Le prix net perçu par les producteurs diminue : la charge de la taxe se partage entre les deux côtés du marché
- Le prix payé par les consommateurs augmente, mais de moins de 2 €
- L’État instaure une taxe de 2 € sur chaque unité vendue, que le producteur doit lui reverser
- Pour un même prix affiché, le producteur ne conserve plus que ce prix diminué de 2 € : il n’accepte de vendre une quantité donnée qu’à un prix plus élevé, si bien que la courbe d’offre se déplace vers le haut
- La quantité échangée se réduit, car certaines transactions mutuellement avantageuses ne se font plus
- Une partie du surplus total disparaît sans profiter à personne : c’est la perte sèche provoquée par la taxe
Correction
Ordre attendu :
- L’État instaure une taxe de 2 € sur chaque unité vendue, que le producteur doit lui reverser
- Pour un même prix affiché, le producteur ne conserve plus que ce prix diminué de 2 € : il n’accepte de vendre une quantité donnée qu’à un prix plus élevé, si bien que la courbe d’offre se déplace vers le haut
- Le prix payé par les consommateurs augmente, mais de moins de 2 €
- Le prix net perçu par les producteurs diminue : la charge de la taxe se partage entre les deux côtés du marché
- La quantité échangée se réduit, car certaines transactions mutuellement avantageuses ne se font plus
- Une partie du surplus total disparaît sans profiter à personne : c’est la perte sèche provoquée par la taxe
Le point décisif est l’écart entre le redevable légal (le producteur, qui verse la taxe) et le redevable réel (les deux côtés du marché). Le partage dépend des élasticités : plus la demande est rigide, plus la part supportée par les consommateurs est grande.