Lecture de données — Qui est inscrit sur les listes électorales ?
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux dernières demandent une réponse rédigée.
Document — Taux d'inscription sur la liste électorale principale selon l'âge et le sexe, en mai 2024
| Âge | Femmes (%) | Hommes (%) | Ensemble (%) |
|---|---|---|---|
| 18-24 ans | 100 | 100 | 100 |
| 25-39 ans | 96 | 98 | 97 |
| 40-54 ans | 91 | 91 | 91 |
| 55-64 ans | 93 | 93 | 93 |
| 65-79 ans | 94 | 95 | 95 |
| 80 ans ou plus | 95 | 97 | 96 |
| Ensemble | 94 | 95 | 95 |
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Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre le taux d'inscription des 18-24 ans et celui des 55-64 ans ?
points
Correction
Réponse : 7 points
100 − 93 = 7 points de pourcentage. Résultat contre-intuitif : ce sont les plus jeunes qui sont les mieux inscrits, parce que l'inscription est automatique à 18 ans depuis 1997, alors qu'elle suppose une démarche volontaire après chaque déménagement.
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Chez les 25-39 ans, quel est l'écart en points entre les hommes et les femmes ?
points
Correction
Réponse : 2 points
98 − 96 = 2 points de pourcentage. Les écarts entre sexes sont partout faibles, au plus deux points : le sexe n'est pas une variable structurante de l'inscription, contrairement à l'âge.
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Quelle part des personnes de 40 à 54 ans n'est pas inscrite sur une liste électorale principale, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 9 %
100 − 91 = 9 %. C'est le taux de non-inscription le plus élevé du tableau. Ces personnes ne peuvent pas voter : elles n'apparaissent donc jamais dans un taux d'abstention, qui se calcule sur les seuls inscrits.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 91 » du tableau.
Précisez la date, le champ géographique, la nationalité et la nature exacte du taux.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee, au 8 mai 2024, en France métropolitaine et dans les DOM, 91 % des personnes de nationalité française âgées de 40 à 54 ans étaient inscrites sur une liste électorale principale. »
Attention :
- il s'agit d'un taux d'inscription, pas d'un taux de participation : être inscrit ne dit rien du fait d'aller voter ;
- le champ exclut les étrangers, qui ne votent pas aux élections nationales, et ne compte pas les inscriptions sur les listes consulaires ou complémentaires ;
- le dénominateur est une estimation de population, ce qui explique qu'un taux puisse atteindre 100 %.
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Pourquoi le taux d'inscription est-il le plus faible entre 40 et 54 ans ? En quoi ce tableau est-il indispensable pour interpréter correctement un taux d'abstention ?
Pour la première question, pensez à ce qui déclenche une inscription et à ce qui déclenche une radiation. Pour la seconde, regardez sur quelle population se calcule un taux d'abstention.
Correction
Réponse attendue : deux mécanismes se combinent. D'un côté, l'inscription est automatique à 18 ans depuis 1997, ce qui explique le taux de 100 % chez les 18-24 ans. De l'autre, tout changement de commune de résidence impose une démarche volontaire de réinscription, et l'inscription dans une nouvelle commune entraîne la radiation de l'ancienne. Entre 40 et 54 ans, les personnes ont déjà connu plusieurs déménagements sans que la réinscription suive toujours : le taux tombe à 91 %. Il remonte ensuite avec la stabilisation résidentielle (93 % à 55-64 ans, 96 % après 80 ans).
Portée méthodologique. Un taux d'abstention se calcule sur les seuls inscrits : votants / inscrits, ou son complément. Les 5 % de Français en âge de voter qui ne sont inscrits nulle part n'apparaissent donc dans aucune statistique de participation, alors qu'ils ne votent pas. Le taux d'abstention publié le soir d'une élection sous-estime ainsi le nombre de citoyens qui ne prennent pas part au scrutin. Comme la non-inscription est elle aussi socialement située — elle touche davantage les personnes mobiles et les milieux les moins insérés —, cette sous-estimation n'est pas neutre : elle atténue l'inégalité sociale réelle de la participation.
Limite du tableau : il donne un taux d'inscription, non un taux de « bonne » inscription. Un électeur peut être inscrit tout en habitant à des centaines de kilomètres de son bureau de vote.