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Lecture de données — La participation aux élections européennes de 2024 en Europe

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

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Document — Taux de participation aux élections au Parlement européen de juin 2024, dans quinze pays de l'Union

PaysTaux de participation (%)
Belgique (vote obligatoire)89,01
Luxembourg (vote obligatoire)82,29
Malte72,98
Allemagne64,74
Hongrie59,46
Danemark58,25
Suède53,39
France51,49
Ensemble de l'Union européenne50,74
Irlande50,65
Italie48,31
Espagne46,39
Pays-Bas46,18
Pologne40,65
Portugal36,47
Croatie21,35
Source : Commission européenne, document de travail des services accompagnant le rapport sur les élections de 2024 au Parlement européen, SWD(2025) 147, juin 2025, d'après les résultats publiés par le Parlement européen. · Champ : Élections au Parlement européen des 6 au 9 juin 2024, 27 États membres de l'Union européenne ; votants rapportés aux électeurs inscrits. Le tableau ne reprend que quinze des vingt-sept pays, la Belgique et la Croatie étant les deux extrêmes. Le vote est obligatoire en Belgique, en Bulgarie, en Grèce et au Luxembourg. · Lecture : En juin 2024, 51,49 % des électeurs inscrits en France ont voté aux élections au Parlement européen.
  1. Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre le pays où la participation est la plus forte et celui où elle est la plus faible ?

    points

    Correction

    Réponse : 67.66 points

    89,01 − 21,35 = 67,66 points de pourcentage. Un même scrutin, organisé le même week-end pour la même assemblée, mobilise donc quatre électeurs belges sur cinq et à peine un électeur croate sur cinq.

  2. De combien de points la participation française dépasse-t-elle la moyenne de l'Union européenne ?

    points

    Correction

    Réponse : 0.75 points

    51,49 − 50,74 = 0,75 point de pourcentage. La France se situe donc tout juste au niveau moyen de l'Union, alors que sa participation à l'élection présidentielle est l'une des plus élevées d'Europe : l'enjeu perçu du scrutin compte davantage que le « civisme » supposé d'un pays.

  3. Quel a été le taux d'abstention en France à ce scrutin, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 48.51 %

    100 − 51,49 = 48,51 %. Près d'un inscrit sur deux ne s'est pas déplacé, alors que la même année les élections législatives anticipées, organisées quelques semaines plus tard, ont mobilisé nettement davantage.

  4. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 21,35 » du tableau.

    Précisez la source, la date, le pays, le dénominateur et l'unité.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon la Commission européenne, lors des élections au Parlement européen de juin 2024, 21,35 % des électeurs inscrits en Croatie ont voté. »

    À éviter :

    • « 21,35 % des Croates ont voté » : le dénominateur est le nombre d'inscrits, pas la population du pays ;
    • présenter ce chiffre comme un résultat électoral : il ne dit rien du sens du vote, seulement de la participation.
  5. Comment expliquer des écarts aussi importants entre pays ? Ces taux sont-ils strictement comparables ?

    Cherchez d'abord une règle juridique qui distingue certains pays, puis un facteur d'organisation du scrutin, enfin un facteur lié à l'enjeu perçu.

    Correction

    Réponse attendue : trois familles d'explications se combinent.

    1. La règle électorale. Le vote est obligatoire en Belgique, en Bulgarie, en Grèce et au Luxembourg. Ce n'est pas un hasard si les deux premiers du classement sont la Belgique (89,01 %) et le Luxembourg (82,29 %) : la contrainte juridique produit mécaniquement une participation très élevée, et ces pays ne peuvent pas être comparés aux autres sans précaution.
    1. L'organisation du scrutin. Lorsque l'élection européenne se tient le même jour qu'un autre scrutin, la participation augmente : c'est le cas de la Hongrie en 2024 (59,46 %), où des élections locales étaient organisées simultanément. À l'inverse, un scrutin isolé mobilise moins.
    1. L'enjeu perçu. Comme en France, les électeurs se déplacent d'autant plus qu'ils identifient ce que l'élection décide. Les compétences du Parlement européen restent mal connues, et le scrutin est souvent lu à travers des enjeux nationaux : d'où une participation moyenne (50,74 % dans l'Union) très inférieure à celle des élections nationales.

    Comparabilité : les taux doivent être maniés avec prudence. Outre l'obligation de vote, les pays diffèrent par l'âge minimal pour voter — abaissé à 16 ans dans plusieurs États —, par les modalités d'inscription sur les listes et par la possibilité de voter par correspondance ou par anticipation. Le dénominateur « électeurs inscrits » ne recouvre donc pas exactement la même réalité partout.

Notions : participation électorale abstention

Autres exercices du chapitre

Tout le chapitre : Le vote