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Lecture de données — La structure de consommation selon le niveau de vie

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

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Document — Structure des dépenses de consommation des ménages selon le niveau de vie en 2017

Poste de dépense20 % les plus modestes (1er quintile, %)20 % les plus aisés (5e quintile, %)Ensemble des ménages (%)
Produits alimentaires et boissons non alcoolisées18,314,216,1
Boissons alcoolisées et tabac3,42,32,9
Articles d'habillement et chaussures5,55,25,0
Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles22,112,216,3
Meubles, articles de ménage et entretien courant4,07,35,7
Santé1,71,81,8
Transports13,617,616,4
Communications3,82,12,7
Loisirs et culture7,211,39,4
Enseignement1,50,90,8
Restauration et hôtels5,29,47,2
Biens et services divers13,715,815,8
Dépense totale100,0100,0100,0
Source : Insee, enquête Budget de famille 2017, tableau « Structure des dépenses des ménages selon le niveau de vie » (données mises à jour le 15 septembre 2020). · Champ : France, ménages ordinaires, classés par quintile de niveau de vie. La somme des postes peut s'écarter de 100,0 du fait des arrondis. · Lecture : En 2017, les 20 % de ménages les plus modestes consacrent 18,3 % de leur dépense totale de consommation aux produits alimentaires et aux boissons non alcoolisées.
  1. Quel est le coefficient budgétaire du poste « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » chez les 20 % de ménages les plus modestes, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 22,1 %

    Lecture directe au croisement de la ligne « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » et de la colonne du 1er quintile : 22,1 %. C'est le poste le plus lourd de leur budget, et aussi le plus difficile à réduire à court terme.

  2. Quelle part de leur dépense totale les 20 % de ménages les plus modestes consacrent-ils, au total, à l'alimentation et au logement, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 40,4 %

    18,3 + 22,1 = 40,4 %. Chez les 20 % les plus aisés, les deux mêmes postes ne pèsent que 14,2 + 12,2 = 26,4 %. Deux postes largement incompressibles absorbent donc près de deux cinquièmes du budget des ménages modestes : la marge d'arbitrage sur le reste est d'autant plus réduite.

  3. Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre les 20 % les plus aisés et les 20 % les plus modestes pour le poste « Loisirs et culture » ?

    points

    Correction

    Réponse : 4,1 points

    11,3 − 7,2 = 4,1 points. Attention : il s'agit d'un écart de parts. En euros, l'écart est bien plus important encore, puisque la dépense totale des ménages aisés est nettement supérieure.

  4. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 14,2 » de la ligne « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ».

    Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, le champ, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon l'Insee (enquête Budget de famille 2017), en France, parmi les ménages ordinaires, les 20 % de ménages les plus aisés consacrent 14,2 % de leur dépense totale de consommation aux produits alimentaires et aux boissons non alcoolisées. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • écrire « les ménages aisés dépensent 14,2 € en alimentation » : la donnée est une part, pas un montant ;
    • écrire « 14,2 % des ménages aisés consomment de l'alimentation » : le pourcentage porte sur la dépense, pas sur les ménages ;
    • conclure que les ménages aisés dépensent moins en alimentation que les ménages modestes, alors que le tableau ne compare que des parts : en euros, la dépense alimentaire des ménages aisés est supérieure, puisque leur dépense totale l'est beaucoup plus.
  5. Comparez les structures de consommation des deux catégories de ménages, puis expliquez ces écarts à l'aide des notions du chapitre.

    Repérez d'abord les postes où l'écart est le plus fort, en citant des chiffres, puis demandez-vous quels besoins sont incompressibles et lesquels ne le sont pas.

    Correction

    Comparaison attendue : en 2017, les 20 % de ménages les plus modestes consacrent une part nettement plus importante de leur dépense aux besoins de base : 18,3 % pour l'alimentation contre 14,2 % chez les plus aisés (soit 4,1 points d'écart), et surtout 22,1 % pour le logement, l'eau et l'énergie contre 12,2 % (9,9 points d'écart) ; au total 40,4 % contre 26,4 %. Les communications suivent la même logique (3,8 % contre 2,1 %). À l'inverse, les ménages aisés consacrent une part plus élevée aux loisirs et à la culture (11,3 % contre 7,2 %), à la restauration et aux hôtels (9,4 % contre 5,2 %), à l'équipement du logement (7,3 % contre 4,0 %) et aux transports (17,6 % contre 13,6 %).

    Explication attendue : les besoins alimentaires et de logement sont incompressibles et se saturent rapidement. Quand le niveau de vie augmente, la dépense correspondante progresse moins vite que la dépense totale : son coefficient budgétaire diminue mécaniquement, même si le montant dépensé en euros est supérieur. Le supplément de ressources se porte alors sur des postes moins contraints — loisirs, culture, restaurants, voyages.

    Nuance attendue : ces écarts ne s'expliquent pas seulement par le revenu. Les pratiques culturelles sont aussi socialement construites : la socialisation familiale et le milieu social rendent certaines dépenses de loisirs plus probables que d'autres, à revenu comparable. Remarquez d'ailleurs que la santé (1,7 % contre 1,8 %) et l'habillement (5,5 % contre 5,2 %) ne se différencient presque pas : tous les postes ne se déforment pas avec le niveau de vie.

    Une bonne réponse cite au moins quatre chiffres et distingue explicitement la part du montant.

Notions : coefficient budgétaire contrainte budgétaire revenu disponible

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