Lecture de données — Les dépenses pré-engagées depuis 1960
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Document — Part des dépenses pré-engagées dans le revenu disponible brut des ménages, de 1960 à 2024
| Année | Ensemble des dépenses pré-engagées (% du RDB) | dont dépenses liées au logement (%) | dont assurances (hors assurance-vie) et services financiers (%) | dont services d'information et de communication (%) |
|---|---|---|---|---|
| 1960 | 13,5 | 10,7 | 1,8 | 0,4 |
| 1970 | 19,4 | 15,5 | 2,8 | 0,5 |
| 1980 | 22,6 | 16,8 | 3,7 | 1,4 |
| 1990 | 27,1 | 19,1 | 5,7 | 1,7 |
| 2000 | 28,1 | 21,4 | 3,6 | 2,4 |
| 2010 | 29,9 | 23,1 | 3,1 | 2,9 |
| 2020 | 29,9 | 24,1 | 3,0 | 2,3 |
| 2024 | 30,3 | 22,8 | 4,7 | 2,2 |
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Quelle part du revenu disponible brut les dépenses liées au logement représentaient-elles en 1960, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 10,7 %
Lecture directe au croisement de la ligne « 1960 » et de la colonne « dont dépenses liées au logement » : 10,7 %. Le logement, au sens large (loyers réels et imputés, eau, gaz, électricité), constitue déjà à cette date la plus grosse part des dépenses pré-engagées.
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De combien de points de pourcentage la part de l'ensemble des dépenses pré-engagées a-t-elle augmenté entre 1960 et 2024 ?
points
Correction
Réponse : 16,8 points
30,3 − 13,5 = 16,8 points. En un peu plus de soixante ans, la part du revenu engagée d'avance a été multipliée par plus de deux : elle est passée d'un peu plus d'un huitième à près d'un tiers du revenu disponible.
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En 2024, quelle part des dépenses pré-engagées les dépenses de logement représentent-elles, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 75,2 %
22,8 / 30,3 × 100 ≈ 75,2 %. Attention au dénominateur : la question porte sur la part du logement dans les dépenses pré-engagées (30,3), et non dans le revenu disponible (où elle vaut 22,8 %). Environ trois quarts des dépenses pré-engagées sont donc des dépenses de logement.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 2,9 » de la ligne 2010.
Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, le champ, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee (comptes nationaux, France, portrait social 2025), en France, en 2010, les dépenses des ménages en services d'information et de communication représentaient 2,9 % de leur revenu disponible brut. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 2,9 % des ménages » : le pourcentage porte sur le revenu, pas sur les ménages ;
- oublier le dénominateur et écrire « 2,9 % des dépenses pré-engagées » : la donnée est rapportée au revenu disponible brut ;
- conclure que ce poste est négligeable : il a été multiplié par plus de sept depuis 1960 (0,4 %), ce qui est l'une des transformations les plus rapides du tableau.
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Expliquez pourquoi la hausse des dépenses pré-engagées réduit la marge de choix des ménages, même lorsque leur revenu augmente.
Partez de la définition d'une dépense pré-engagée, puis raisonnez sur ce qui reste du revenu une fois ces dépenses acquittées.
Correction
Définition attendue : une dépense pré-engagée est fixée par un contrat difficile à renégocier à court terme — loyer, assurance, abonnement téléphonique ou internet, remboursement de crédit. Elle s'impose donc au ménage avant tout arbitrage : on ne décide pas chaque mois de payer ou non son loyer.
Raisonnement attendu : en 1960, ces dépenses absorbaient 13,5 % du revenu disponible ; il restait donc 86,5 % du revenu sur lequel le ménage pouvait arbitrer librement. En 2024, elles en absorbent 30,3 %, et cette part arbitrable tombe à 69,7 %. À revenu donné, la contrainte budgétaire s'est donc resserrée sur la partie du budget où le ménage a réellement le choix. C'est la raison pour laquelle l'Insee publie, à côté du pouvoir d'achat classique, un « pouvoir d'achat arbitrable » calculé sur les seules dépenses non pré-engagées.
Prolongement attendu : cette hausse s'explique d'abord par le logement, qui passe de 10,7 % à 22,8 % du revenu disponible, et par l'apparition de postes qui n'existaient pratiquement pas en 1960, comme les abonnements de téléphonie et d'internet (0,4 % en 1960, 2,2 % en 2024). On voit ici qu'une dépense peut devenir contrainte parce qu'elle est devenue une norme sociale : se passer aujourd'hui d'un accès à internet exclurait de nombreux usages de la vie courante.
Une bonne réponse définit la notion, cite au moins trois chiffres et conclut sur le rétrécissement de la part arbitrable du budget.