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Lecture de données — Consommation et pouvoir d'achat des ménages depuis 2014

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

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Document — Évolution annuelle de la dépense de consommation et du pouvoir d'achat des ménages français, de 2014 à 2025

AnnéeDépense de consommation finale, en volume (%)Pouvoir d'achat du revenu disponible brut (%)Pouvoir d'achat arbitrable (%)
20141,01,32,1
20151,60,90,9
20161,71,51,9
20171,51,71,9
20181,10,90,6
20191,72,63,1
2020-6,50,20,3
20215,23,43,6
20223,20,40,1
20230,81,01,3
2024 (semi-définitif)0,82,73,8
2025 (provisoire)0,4-0,4-1,1
Source : Insee, « Évolution de la dépense et du pouvoir d'achat des ménages », données annuelles de 1960 à 2025, comptes nationaux annuels base 2020 (mise à jour du 29 mai 2026). · Champ : France, ménages y compris entreprises individuelles. Évolutions par rapport à l'année précédente, en %. Le pouvoir d'achat arbitrable est déflaté par le seul prix des dépenses de consommation qui ne sont pas pré-engagées. · Lecture : En 2025, le pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages français diminue de 0,4 % par rapport à 2024.
  1. De combien le pouvoir d'achat du revenu disponible brut a-t-il varié en 2021, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 3,4 %

    Lecture directe au croisement de la ligne « 2021 » et de la colonne « Pouvoir d'achat du revenu disponible brut » : +3,4 %. C'est la plus forte hausse du tableau, dans le contexte de rebond qui suit l'année 2020.

  2. Sur les douze années du tableau, combien d'années le pouvoir d'achat du revenu disponible brut a-t-il diminué ?

    année

    Correction

    Réponse : 1 année

    Une seule valeur de la colonne est négative : −0,4 % en 2025. Toutes les autres années sont positives, y compris 2020 (+0,2 %) et 2022 (+0,4 %) où la hausse est cependant très faible. Retenez la distinction : le pouvoir d'achat ralentit souvent, il baisse rarement.

  3. En 2024, quel est l'écart, en points de pourcentage, entre l'évolution du pouvoir d'achat arbitrable et celle du pouvoir d'achat du revenu disponible brut ?

    points

    Correction

    Réponse : 1,1 points

    3,8 − 2,7 = 1,1 point. Le pouvoir d'achat arbitrable progresse plus vite : cette année-là, les prix des dépenses non pré-engagées augmentent moins vite que ceux de l'ensemble de la consommation, ce qui desserre la contrainte sur la partie du budget où le ménage peut réellement arbitrer.

  4. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « −6,5 » de la ligne 2020.

    Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, le champ, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon l'Insee (comptes nationaux annuels, base 2020), en France, en 2020, la dépense de consommation finale des ménages a diminué de 6,5 % en volume par rapport à 2019. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • écrire « la consommation était de −6,5 % » : la donnée est un taux de variation, pas un niveau ;
    • oublier « par rapport à 2019 » : un taux de variation n'a de sens que rapporté à une année de référence ;
    • oublier « en volume » : la baisse porte sur les quantités consommées, une fois l'effet des prix retiré.

    Remarquez le paradoxe apparent de cette ligne : la consommation chute de 6,5 % alors que le pouvoir d'achat augmente de 0,2 %. Ce n'est pas la contrainte budgétaire qui a empêché les ménages de consommer en 2020, mais la fermeture des commerces et les restrictions de déplacement — le revenu ayant été largement soutenu par les dispositifs publics. L'épargne non dépensée explique le reste.

  5. En 2022, la dépense de consommation augmente de 3,2 % en volume alors que le pouvoir d'achat n'augmente que de 0,4 %. Comment l'expliquer ? Que suggère la colonne « pouvoir d'achat arbitrable » cette année-là ?

    Le revenu disponible peut être consommé ou épargné. Regardez aussi l'année précédente.

    Correction

    Explication attendue : un ménage ne consomme pas nécessairement l'intégralité de son revenu disponible. La consommation peut donc progresser plus vite que le pouvoir d'achat si les ménages puisent dans l'épargne accumulée les années précédentes, ou épargnent une part plus faible de leur revenu. C'est exactement la situation de 2022 : après l'année 2020, où la consommation avait chuté de 6,5 % en volume sans que le pouvoir d'achat baisse, les ménages disposaient d'une épargne inhabituellement élevée qu'ils ont ensuite dépensée.

    Lecture attendue de la troisième colonne : en 2022, le pouvoir d'achat arbitrable ne progresse que de 0,1 %, moins encore que le pouvoir d'achat d'ensemble (+0,4 %). Cela signifie que les prix des dépenses pré-engagées — logement, énergie, assurances — ont augmenté plus vite que les autres. La marge de manœuvre réelle des ménages sur la partie libre de leur budget est donc encore plus réduite que ne le laisse penser l'indicateur habituel.

    Nuance attendue : ces chiffres sont des moyennes nationales. Elles ne disent rien de la situation individuelle d'un ménage : à évolution moyenne identique, un ménage dont le budget est très exposé aux prix de l'énergie et de l'alimentation peut avoir vu son pouvoir d'achat reculer.

    Une bonne réponse mobilise l'arbitrage consommation/épargne, cite au moins trois chiffres et distingue moyenne et situation individuelle.

Notions : pouvoir d'achat revenu disponible contrainte budgétaire

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Tout le chapitre : Devenir consommateur