Lecture de données — Les prix n'augmentent pas tous au même rythme
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Document — Indice des prix à la consommation par grand poste en France, juin 2026
| Poste de consommation | Pondération (pour 10 000) | Indice en juin 2026 (base 100 = année 2025) | Variation sur les 12 derniers mois (%) |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 10 000 | 102,11 | 1,8 |
| Alimentation | 1 485 | 101,14 | 0,9 |
| Tabac | 168 | 103,30 | 3,3 |
| Produits manufacturés | 2 388 | 99,71 | -1,1 |
| dont habillement et chaussures | 328 | 100,59 | -2,3 |
| Énergie | 764 | 109,24 | 11,0 |
| dont produits pétroliers | 370 | 117,90 | 19,7 |
| Services | 5 195 | 102,38 | 1,9 |
| dont loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères | 831 | 101,96 | 2,0 |
| dont communications | 192 | 106,66 | 7,7 |
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De combien les prix de l'habillement et des chaussures ont-ils varié en un an, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : -2,3 %
Lecture directe au croisement de la ligne « dont habillement et chaussures » et de la dernière colonne : −2,3 %. Ces prix ont donc baissé, alors que l'indice d'ensemble augmente de 1,8 % : n'oubliez jamais le signe.
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Quelle part de la dépense de consommation, en pourcentage, représentent ensemble l'alimentation, l'énergie et les services ?
%
Correction
Réponse : 74,44 %
1 485 + 764 + 5 195 = 7 444 pour 10 000, soit 7 444 / 10 000 × 100 = 74,44 %. Les pondérations sont exprimées pour 10 000 : il faut donc diviser par 100 pour obtenir un pourcentage. À eux seuls, ces trois postes pèsent près des trois quarts du panier de consommation.
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Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre la variation annuelle des prix des produits pétroliers et celle des prix de l'habillement et des chaussures ?
points
Correction
Réponse : 22 points
19,7 − (−2,3) = 19,7 + 2,3 = 22 points. Attention au signe du second terme : soustraire un nombre négatif revient à l'ajouter. Cet écart considérable montre qu'il n'existe pas « une » hausse des prix, mais des évolutions très différentes selon les produits.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 99,71 » de la ligne « Produits manufacturés ».
Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, le champ, l'unité de mesure et la grandeur mesurée. Attention : il s'agit d'un indice, pas d'un pourcentage.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee (indice des prix à la consommation), en France entière, en juin 2026, l'indice des prix des produits manufacturés s'établit à 99,71, pour une base 100 en moyenne sur l'année 2025. »
Un indice n'est pas un pourcentage : il exprime un niveau par rapport à une référence. Ici, 99,71 est inférieur à 100, ce qui signifie que les prix des produits manufacturés sont légèrement en dessous de leur niveau moyen de 2025.
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 99,71 % » : l'indice n'a pas d'unité, il se lit « 99,71 points d'indice » ;
- oublier la base : sans « base 100 en 2025 », le chiffre ne veut rien dire ;
- confondre l'indice (un niveau) et la variation sur douze mois (−1,1 %), qui figure dans la dernière colonne.
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Deux ménages ont le même revenu. Le premier vit en ville, prend les transports en commun et se chauffe peu ; le second habite à la campagne, fait chaque jour 60 km en voiture et se chauffe au fioul. Subissent-ils la même hausse de prix ? Justifiez à l'aide du document.
L'indice d'ensemble est une moyenne pondérée. Que se passe-t-il si le budget réel d'un ménage ne ressemble pas à cette pondération moyenne ?
Correction
Réponse attendue : non. L'indice d'ensemble (+1,8 % sur un an) est une moyenne pondérée : chaque poste y compte à hauteur de son poids dans le panier de consommation moyen. L'énergie, par exemple, ne pèse que 764 pour 10 000, soit 7,64 % de ce panier, et les produits pétroliers 370 pour 10 000, soit 3,70 %.
Application attendue : le second ménage consacre à l'énergie une part de son budget bien supérieure à cette moyenne. Or ce sont précisément les prix qui augmentent le plus : +11,0 % pour l'énergie et +19,7 % pour les produits pétroliers, contre +1,8 % pour l'ensemble. La hausse de prix qu'il subit réellement est donc nettement supérieure à 1,8 %. Le premier ménage, lui, bénéficie davantage de la baisse des produits manufacturés (−1,1 %) et de l'habillement (−2,3 %).
Conclusion attendue : à revenu identique, la perte de pouvoir d'achat n'est pas la même, parce que les coefficients budgétaires diffèrent d'un ménage à l'autre. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'inflation ressentie s'écarte souvent de l'inflation mesurée : chacun compare la hausse des prix à son panier, pas au panier moyen.
Une bonne réponse cite au moins trois chiffres, emploie le mot « pondération » ou « coefficient budgétaire », et conclut sur l'écart entre moyenne et situation individuelle.