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Lecture de données — Les prix n'augmentent pas tous au même rythme

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux dernières demandent une réponse rédigée.

Document — Indice des prix à la consommation par grand poste en France, juin 2026

Poste de consommationPondération (pour 10 000)Indice en juin 2026 (base 100 = année 2025)Variation sur les 12 derniers mois (%)
Ensemble10 000102,111,8
Alimentation1 485101,140,9
Tabac168103,303,3
Produits manufacturés2 38899,71-1,1
dont habillement et chaussures328100,59-2,3
Énergie764109,2411,0
dont produits pétroliers370117,9019,7
Services5 195102,381,9
dont loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères831101,962,0
dont communications192106,667,7
Source : Insee, « En juin 2026, les prix à la consommation augmentent de 1,8 % sur un an », Informations rapides n° 168, 10 juillet 2026 ; indices des prix à la consommation, ensemble des ménages. · Champ : France entière, ensemble des ménages. La pondération correspond au poids du poste dans la dépense de consommation servant à calculer l'indice : les cinq grands postes (alimentation, tabac, produits manufacturés, énergie, services) totalisent 10 000. Les lignes « dont » sont incluses dans le poste qui les précède. · Lecture : En juin 2026, les prix de l'énergie sont supérieurs de 11,0 % à ce qu'ils étaient un an plus tôt.
  1. De combien les prix de l'habillement et des chaussures ont-ils varié en un an, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : -2,3 %

    Lecture directe au croisement de la ligne « dont habillement et chaussures » et de la dernière colonne : −2,3 %. Ces prix ont donc baissé, alors que l'indice d'ensemble augmente de 1,8 % : n'oubliez jamais le signe.

  2. Quelle part de la dépense de consommation, en pourcentage, représentent ensemble l'alimentation, l'énergie et les services ?

    %

    Correction

    Réponse : 74,44 %

    1 485 + 764 + 5 195 = 7 444 pour 10 000, soit 7 444 / 10 000 × 100 = 74,44 %. Les pondérations sont exprimées pour 10 000 : il faut donc diviser par 100 pour obtenir un pourcentage. À eux seuls, ces trois postes pèsent près des trois quarts du panier de consommation.

  3. Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre la variation annuelle des prix des produits pétroliers et celle des prix de l'habillement et des chaussures ?

    points

    Correction

    Réponse : 22 points

    19,7 − (−2,3) = 19,7 + 2,3 = 22 points. Attention au signe du second terme : soustraire un nombre négatif revient à l'ajouter. Cet écart considérable montre qu'il n'existe pas « une » hausse des prix, mais des évolutions très différentes selon les produits.

  4. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 99,71 » de la ligne « Produits manufacturés ».

    Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, le champ, l'unité de mesure et la grandeur mesurée. Attention : il s'agit d'un indice, pas d'un pourcentage.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon l'Insee (indice des prix à la consommation), en France entière, en juin 2026, l'indice des prix des produits manufacturés s'établit à 99,71, pour une base 100 en moyenne sur l'année 2025. »

    Un indice n'est pas un pourcentage : il exprime un niveau par rapport à une référence. Ici, 99,71 est inférieur à 100, ce qui signifie que les prix des produits manufacturés sont légèrement en dessous de leur niveau moyen de 2025.

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • écrire « 99,71 % » : l'indice n'a pas d'unité, il se lit « 99,71 points d'indice » ;
    • oublier la base : sans « base 100 en 2025 », le chiffre ne veut rien dire ;
    • confondre l'indice (un niveau) et la variation sur douze mois (−1,1 %), qui figure dans la dernière colonne.
  5. Deux ménages ont le même revenu. Le premier vit en ville, prend les transports en commun et se chauffe peu ; le second habite à la campagne, fait chaque jour 60 km en voiture et se chauffe au fioul. Subissent-ils la même hausse de prix ? Justifiez à l'aide du document.

    L'indice d'ensemble est une moyenne pondérée. Que se passe-t-il si le budget réel d'un ménage ne ressemble pas à cette pondération moyenne ?

    Correction

    Réponse attendue : non. L'indice d'ensemble (+1,8 % sur un an) est une moyenne pondérée : chaque poste y compte à hauteur de son poids dans le panier de consommation moyen. L'énergie, par exemple, ne pèse que 764 pour 10 000, soit 7,64 % de ce panier, et les produits pétroliers 370 pour 10 000, soit 3,70 %.

    Application attendue : le second ménage consacre à l'énergie une part de son budget bien supérieure à cette moyenne. Or ce sont précisément les prix qui augmentent le plus : +11,0 % pour l'énergie et +19,7 % pour les produits pétroliers, contre +1,8 % pour l'ensemble. La hausse de prix qu'il subit réellement est donc nettement supérieure à 1,8 %. Le premier ménage, lui, bénéficie davantage de la baisse des produits manufacturés (−1,1 %) et de l'habillement (−2,3 %).

    Conclusion attendue : à revenu identique, la perte de pouvoir d'achat n'est pas la même, parce que les coefficients budgétaires diffèrent d'un ménage à l'autre. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'inflation ressentie s'écarte souvent de l'inflation mesurée : chacun compare la hausse des prix à son panier, pas au panier moyen.

    Une bonne réponse cite au moins trois chiffres, emploie le mot « pondération » ou « coefficient budgétaire », et conclut sur l'écart entre moyenne et situation individuelle.

Notions : pouvoir d'achat contrainte budgétaire coefficient budgétaire

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Tout le chapitre : Devenir consommateur