Chaînes de causalité — Croissance, emploi et inégalités
Remettez chaque maillon du mécanisme à sa place en indiquant son numéro d’ordre.
Mécanisme 1 — De la croissance économique à la baisse du chômage
- Le nombre d’actifs occupés augmente et le nombre de chômeurs diminue
- Leurs capacités de production existantes ne suffisent plus
- Le taux de chômage recule
- La demande de biens et de services adressée aux entreprises augmente
- Elles embauchent pour faire face aux commandes
- Les entreprises produisent davantage : le PIB en volume s’accroît
Correction
Ordre attendu :
- La demande de biens et de services adressée aux entreprises augmente
- Les entreprises produisent davantage : le PIB en volume s’accroît
- Leurs capacités de production existantes ne suffisent plus
- Elles embauchent pour faire face aux commandes
- Le nombre d’actifs occupés augmente et le nombre de chômeurs diminue
- Le taux de chômage recule
Ce mécanisme n’est pas automatique : les entreprises peuvent d’abord absorber la hausse de la demande par des gains de productivité ou des heures supplémentaires. Il faut souvent une croissance durable et suffisamment forte pour que les embauches suivent.
Mécanisme 2 — Comment la redistribution réduit les inégalités de niveau de vie
- Les écarts de niveau de vie après redistribution sont plus resserrés qu’avant
- L’État prélève des impôts et des cotisations, davantage sur les revenus les plus élevés
- Le revenu disponible des ménages modestes augmente relativement à celui des ménages aisés
- Il verse des prestations aux ménages les plus modestes et finance des services collectifs
- La répartition des revenus issue de l’activité économique fait apparaître de forts écarts
Correction
Ordre attendu :
- La répartition des revenus issue de l’activité économique fait apparaître de forts écarts
- L’État prélève des impôts et des cotisations, davantage sur les revenus les plus élevés
- Il verse des prestations aux ménages les plus modestes et finance des services collectifs
- Le revenu disponible des ménages modestes augmente relativement à celui des ménages aisés
- Les écarts de niveau de vie après redistribution sont plus resserrés qu’avant
La comparaison des inégalités avant et après redistribution est le seul moyen de mesurer l’effet réel du système. C’est aussi là que se loge l’arbitrage avec l’efficacité : des prélèvements très élevés peuvent modifier les comportements d’activité.