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Lecture de données — Le solde commercial par secteur

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

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Document — Le commerce extérieur de biens de la France par grand secteur en 2025

Secteur (nomenclature agrégée A17)Exportations (millions €)Importations (millions €)Solde (millions €)
Produits agricoles, sylvicoles, de la pêche19 39119 662− 271
Produits des industries agroalimentaires64 94664 409+ 537
Matériels de transport123 441112 904+ 10 537
Édition, communication, objets d'art4 2384 203+ 35
Autres produits industriels (chimie, pharmacie, textile, métallurgie…)251 024272 662− 21 638
Équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique110 952144 820− 33 868
Produits pétroliers raffinés et coke9 91421 972− 12 058
Hydrocarbures naturels, autres produits extractifs, électricité, déchets19 25049 656− 30 406
Ensemble603 155690 291− 87 136
Source : Douanes françaises (DGDDI), Le chiffre du commerce extérieur, structure annuelle des échanges par produit, année 2025. · Champ : France, échanges de biens hors matériel militaire, année 2025, en millions d'euros (données brutes estimées, nomenclature agrégée A17 de la CPF révision 2.1). Les exportations sont évaluées FAB et les importations CAF, transport et assurance compris : le solde CAF/FAB atteint − 87,1 milliards d'euros, contre − 69,2 milliards pour le solde FAB/FAB retenu comme indicateur de référence par les douanes. Les montants publiés étant arrondis au million, la somme des huit postes peut s'écarter de quelques millions de la ligne « Ensemble ». · Lecture : En 2025, la France a exporté pour 123 441 millions d'euros de matériels de transport et en a importé pour 112 904 millions d'euros, soit un excédent commercial de 10 537 millions d'euros, c'est-à-dire environ 10,5 milliards d'euros.
  1. Quel est le solde de la balance commerciale de biens de la France en 2025, en millions d'euros ?

    millions €

    Correction

    Réponse : -87136 millions €

    Lecture directe de la ligne « Ensemble », que l'on peut recalculer : 603 155 − 690 291 = − 87 136 millions d'euros, soit environ − 87 milliards. La France achète à l'étranger nettement plus de biens qu'elle ne lui en vend.

  2. Quel est le solde cumulé des trois postes excédentaires, en millions d'euros ?

    millions €

    Correction

    Réponse : 11109 millions €

    537 + 10 537 + 35 = 11 109 millions d'euros, soit environ 11 milliards. Ce montant est très loin de compenser les 98 241 millions de déficit cumulés par les cinq autres postes : la spécialisation de la France est très marquée.

  3. Quel est le taux de couverture des importations par les exportations pour les matériels de transport, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 109.33 %

    123 441 / 112 904 × 100 ≈ 109,33 %. La France vend à l'étranger davantage de matériels de transport qu'elle n'en achète : un taux de couverture supérieur à 100 % signale toujours un excédent. À l'inverse, celui des équipements mécaniques, électriques, électroniques et informatiques n'atteint que 76,6 % (110 952 / 144 820 × 100), ce qui traduit un déficit.

  4. Rédigez la phrase de lecture de la donnée « − 30 406 » du tableau.

    Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon les douanes françaises, en 2025 et pour les seuls échanges de biens, le poste des hydrocarbures naturels, autres produits des industries extractives, électricité et déchets a enregistré en France un solde commercial déficitaire de 30 406 millions d'euros, soit environ 30,4 milliards d'euros. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • oublier le signe et parler d'un « solde de 30 406 millions » sans préciser qu'il est négatif ;
    • écrire « 30 406 % » ou « 30 406 euros » alors que la colonne est exprimée en millions d'euros ;
    • confondre le solde et le montant des importations (49 656 millions d'euros).
  5. Que révèle ce tableau sur la spécialisation internationale de la France ? Vous citerez au moins deux chiffres.

    Repérez les postes excédentaires puis les postes déficitaires, et demandez-vous à chaque fois quel type de compétitivité — ou quelle dotation factorielle — est en jeu.

    Correction

    Réponse attendue : la France est excédentaire sur un petit nombre de postes. Le premier est celui des matériels de transport, avec un excédent de 10 537 millions d'euros ; les douanes soulignent que le rebond des exportations en 2025 est principalement dû aux livraisons de produits aéronautiques. Viennent ensuite les industries agroalimentaires (+ 537 millions) et l'édition, la communication et les objets d'art (+ 35 millions). L'excédent agroalimentaire s'est effondré : ajouté au solde agricole (− 271 millions), il ne laisse plus qu'un excédent agricole et agroalimentaire de 266 millions d'euros, un niveau que les douanes qualifient de plus bas historique depuis au moins l'an 2000. Ces spécialisations reposent d'abord sur la compétitivité hors-prix : technologie, qualité, réputation et appellations d'origine.

    À l'inverse, les déficits sont massifs et de deux natures différentes. Celui des équipements mécaniques, électriques, électroniques et informatiques (− 33 868 millions) et celui des « autres produits industriels » (− 21 638 millions, qui regroupent notamment la chimie, la pharmacie, le textile et la métallurgie) traduisent une perte de compétitivité de l'industrie française face à ses concurrents. Le déficit énergétique, lui, cumule 12 058 millions pour les produits pétroliers raffinés et 30 406 millions pour les hydrocarbures naturels et les produits extractifs, soit 42 464 millions : il ne traduit pas un défaut de compétitivité des entreprises mais l'absence de ressources fossiles sur le territoire, c'est-à-dire une dotation factorielle.

    On remarquera enfin que même les produits agricoles sont devenus déficitaires (− 271 millions) : depuis l'an 2000, cela n'était arrivé qu'une seule fois, et de façon très modérée, en 2017.

    Une bonne réponse distingue ces deux origines très différentes du déficit et cite au moins deux données chiffrées.

Notions : spécialisation compétitivité prix compétitivité hors-prix libre-échange

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