Lecture de données — Le solde commercial par secteur
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Document — Le commerce extérieur de biens de la France par grand secteur en 2025
| Secteur (nomenclature agrégée A17) | Exportations (millions €) | Importations (millions €) | Solde (millions €) |
|---|---|---|---|
| Produits agricoles, sylvicoles, de la pêche | 19 391 | 19 662 | − 271 |
| Produits des industries agroalimentaires | 64 946 | 64 409 | + 537 |
| Matériels de transport | 123 441 | 112 904 | + 10 537 |
| Édition, communication, objets d'art | 4 238 | 4 203 | + 35 |
| Autres produits industriels (chimie, pharmacie, textile, métallurgie…) | 251 024 | 272 662 | − 21 638 |
| Équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique | 110 952 | 144 820 | − 33 868 |
| Produits pétroliers raffinés et coke | 9 914 | 21 972 | − 12 058 |
| Hydrocarbures naturels, autres produits extractifs, électricité, déchets | 19 250 | 49 656 | − 30 406 |
| Ensemble | 603 155 | 690 291 | − 87 136 |
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Quel est le solde de la balance commerciale de biens de la France en 2025, en millions d'euros ?
millions €
Correction
Réponse : -87136 millions €
Lecture directe de la ligne « Ensemble », que l'on peut recalculer : 603 155 − 690 291 = − 87 136 millions d'euros, soit environ − 87 milliards. La France achète à l'étranger nettement plus de biens qu'elle ne lui en vend.
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Quel est le solde cumulé des trois postes excédentaires, en millions d'euros ?
millions €
Correction
Réponse : 11109 millions €
537 + 10 537 + 35 = 11 109 millions d'euros, soit environ 11 milliards. Ce montant est très loin de compenser les 98 241 millions de déficit cumulés par les cinq autres postes : la spécialisation de la France est très marquée.
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Quel est le taux de couverture des importations par les exportations pour les matériels de transport, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 109.33 %
123 441 / 112 904 × 100 ≈ 109,33 %. La France vend à l'étranger davantage de matériels de transport qu'elle n'en achète : un taux de couverture supérieur à 100 % signale toujours un excédent. À l'inverse, celui des équipements mécaniques, électriques, électroniques et informatiques n'atteint que 76,6 % (110 952 / 144 820 × 100), ce qui traduit un déficit.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « − 30 406 » du tableau.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon les douanes françaises, en 2025 et pour les seuls échanges de biens, le poste des hydrocarbures naturels, autres produits des industries extractives, électricité et déchets a enregistré en France un solde commercial déficitaire de 30 406 millions d'euros, soit environ 30,4 milliards d'euros. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- oublier le signe et parler d'un « solde de 30 406 millions » sans préciser qu'il est négatif ;
- écrire « 30 406 % » ou « 30 406 euros » alors que la colonne est exprimée en millions d'euros ;
- confondre le solde et le montant des importations (49 656 millions d'euros).
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Que révèle ce tableau sur la spécialisation internationale de la France ? Vous citerez au moins deux chiffres.
Repérez les postes excédentaires puis les postes déficitaires, et demandez-vous à chaque fois quel type de compétitivité — ou quelle dotation factorielle — est en jeu.
Correction
Réponse attendue : la France est excédentaire sur un petit nombre de postes. Le premier est celui des matériels de transport, avec un excédent de 10 537 millions d'euros ; les douanes soulignent que le rebond des exportations en 2025 est principalement dû aux livraisons de produits aéronautiques. Viennent ensuite les industries agroalimentaires (+ 537 millions) et l'édition, la communication et les objets d'art (+ 35 millions). L'excédent agroalimentaire s'est effondré : ajouté au solde agricole (− 271 millions), il ne laisse plus qu'un excédent agricole et agroalimentaire de 266 millions d'euros, un niveau que les douanes qualifient de plus bas historique depuis au moins l'an 2000. Ces spécialisations reposent d'abord sur la compétitivité hors-prix : technologie, qualité, réputation et appellations d'origine.
À l'inverse, les déficits sont massifs et de deux natures différentes. Celui des équipements mécaniques, électriques, électroniques et informatiques (− 33 868 millions) et celui des « autres produits industriels » (− 21 638 millions, qui regroupent notamment la chimie, la pharmacie, le textile et la métallurgie) traduisent une perte de compétitivité de l'industrie française face à ses concurrents. Le déficit énergétique, lui, cumule 12 058 millions pour les produits pétroliers raffinés et 30 406 millions pour les hydrocarbures naturels et les produits extractifs, soit 42 464 millions : il ne traduit pas un défaut de compétitivité des entreprises mais l'absence de ressources fossiles sur le territoire, c'est-à-dire une dotation factorielle.
On remarquera enfin que même les produits agricoles sont devenus déficitaires (− 271 millions) : depuis l'an 2000, cela n'était arrivé qu'une seule fois, et de façon très modérée, en 2017.
Une bonne réponse distingue ces deux origines très différentes du déficit et cite au moins deux données chiffrées.