Lecture de données — Le solde extérieur de la France et ses composantes
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Document — Solde des échanges extérieurs de la France et ses principales composantes, de 2014 à 2025
| Année | Biens alimentaires | Énergie | Matériels de transport | Autres biens industriels et construction | Services | Solde du commerce extérieur |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2014 | 9,5 | − 51,7 | 25,6 | − 38,8 | 40,0 | − 15,4 |
| 2016 | 6,7 | − 29,9 | 26,7 | − 44,6 | 33,4 | − 7,7 |
| 2018 | 7,6 | − 42,3 | 27,6 | − 50,2 | 34,5 | − 22,8 |
| 2020 | 6,3 | − 24,9 | 9,9 | − 56,7 | 25,4 | − 40,0 |
| 2021 | 8,8 | − 43,8 | 17,4 | − 69,3 | 56,5 | − 30,4 |
| 2022 | 11,1 | − 105,3 | 21,6 | − 86,1 | 86,3 | − 72,5 |
| 2023 | 7,0 | − 69,7 | 23,2 | − 63,2 | 53,4 | − 49,4 |
| 2024 (sd) | 6,0 | − 57,5 | 26,3 | − 51,3 | 65,8 | − 10,7 |
| 2025 (p) | 0,2 | − 44,4 | 25,5 | − 56,4 | 60,6 | − 14,4 |
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Quel est le solde du commerce extérieur de la France en 2025, en milliards d'euros ?
milliards €
Correction
Réponse : -14.4 milliards €
Lecture directe de la dernière colonne pour 2025 : − 14,4 milliards d'euros. Contrairement au solde des seuls biens publié par les douanes, ce solde intègre les services, ce qui explique qu'il soit bien moins dégradé.
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De combien de milliards d'euros le solde énergétique s'est-il amélioré entre 2022 et 2025 ?
milliards €
Correction
Réponse : 60.9 milliards €
− 44,4 − (− 105,3) = + 60,9 milliards d'euros. Le déficit énergétique a été divisé par plus de deux depuis le pic de 2022 : la facture énergétique dépend d'abord des prix mondiaux du gaz et du pétrole, sur lesquels la France n'a aucune prise.
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Quel serait le solde du commerce extérieur de 2025 si les échanges de services étaient équilibrés, en milliards d'euros ?
milliards €
Correction
Réponse : -75 milliards €
− 14,4 − 60,6 = − 75,0 milliards d'euros. L'excédent des services (tourisme, transports, services aux entreprises) compense donc une large part du déficit sur les biens : raisonner sur les seuls biens donne une image trop sombre de la position extérieure de la France.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « − 105,3 » du tableau.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee, en 2022, les échanges extérieurs d'énergie de la France ont dégagé un solde déficitaire de 105,3 milliards d'euros courants. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- oublier le signe et parler d'un « solde de 105,3 milliards » ;
- écrire « 105,3 % » ou « 105,3 millions » alors que le tableau est en milliards d'euros ;
- présenter ce chiffre comme le montant des importations d'énergie : c'est un solde, c'est-à-dire la différence entre exportations et importations.
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Comment expliquer que le solde extérieur de la France se soit nettement redressé entre 2022 et 2024, avant de se dégrader à nouveau en 2025 ? Vous citerez au moins trois chiffres.
Comparez l'évolution de chaque composante entre 2022 et 2024, puis entre 2024 et 2025. Une composante peut s'améliorer pendant qu'une autre se dégrade.
Correction
Réponse attendue : entre 2022 et 2024, le déficit total passe de 72,5 à 10,7 milliards d'euros, soit une amélioration de 61,8 milliards. Elle vient presque entièrement de l'énergie : le déficit énergétique se réduit de 47,8 milliards (de − 105,3 à − 57,5), tandis que le déficit des autres biens industriels se résorbe de 34,8 milliards (de − 86,1 à − 51,3). Ces deux mouvements traduisent surtout la normalisation des prix de l'énergie et des matières premières après le choc de 2022.
En 2025, le solde se dégrade pourtant de nouveau, de − 10,7 à − 14,4 milliards. La composition du mouvement est instructive : le déficit énergétique continue de se réduire (de − 57,5 à − 44,4, soit + 13,1 milliards), mais il est plus que compensé par le creusement du déficit des autres biens industriels (de − 51,3 à − 56,4), par le repli de l'excédent des services (de 65,8 à 60,6) et par la quasi-disparition de l'excédent alimentaire (de 6,0 à 0,2, soit − 5,8 milliards).
Une bonne réponse distingue donc deux logiques : une composante subie, l'énergie, qui dépend de prix mondiaux et d'une dotation factorielle défavorable ; et des composantes qui relèvent de la compétitivité des entreprises françaises — biens industriels, agroalimentaire, services — dont l'évolution en 2025 est défavorable.