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Lecture de données — La balance des services de la France

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

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Document — Les échanges internationaux de services de la France en 2025

Poste de servicesExportations (millions €)Importations (millions €)Solde (millions €)
Autres services aux entreprises (conseil, services techniques, R&D)111 911101 234+ 10 677
Voyages (dépenses des touristes)77 48557 387+ 20 098
Transports57 85857 338+ 520
Services financiers27 16914 229+ 12 940
Télécommunications, informatique et information25 99631 422− 5 426
Assurance et fonds de pension19 23620 232− 996
Redevances pour usage de la propriété intellectuelle18 50614 821+ 3 685
Entretien et réparation15 5628 466+ 7 096
Autres services (BTP, services personnels et culturels, administrations publiques, travail à façon)25 60722 286+ 3 321
Ensemble des services379 330327 415+ 51 915
Source : Eurostat, balance des paiements — échanges internationaux de services par poste détaillé (bop_its6_det), année 2025. · Champ : France, échanges de services avec le reste du monde, en millions d'euros. La ligne « Autres services » est obtenue par différence entre l'ensemble des services et les huit postes détaillés ; elle regroupe les postes de faible montant. Les exportations correspondent aux crédits et les importations aux débits de la balance des paiements. · Lecture : En 2025, la France a exporté pour 77 485 millions d'euros de services de voyage et en a importé pour 57 387 millions, soit un excédent de 20 098 millions d'euros, c'est-à-dire environ 20,1 milliards d'euros.
  1. Quel est le solde de la balance des services de la France en 2025, en millions d'euros ?

    millions €

    Correction

    Réponse : 51915 millions €

    Lecture directe de la ligne « Ensemble des services », que l'on peut recalculer : 379 330 − 327 415 = + 51 915 millions d'euros, soit environ 51,9 milliards. La France est structurellement excédentaire en services, alors qu'elle est déficitaire en biens.

  2. Quel est le taux de couverture des importations par les exportations pour le poste « Télécommunications, informatique et information », en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 82.73 %

    25 996 / 31 422 × 100 ≈ 82,73 %. Inférieur à 100 %, il signale un déficit : la France achète à l'étranger davantage de services numériques qu'elle n'en vend, ce qui reflète la domination des grandes plateformes américaines sur ce segment.

  3. Quelle part le poste « Voyages » représente-t-il dans les exportations totales de services, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 20.43 %

    77 485 / 379 330 × 100 ≈ 20,43 %. Un cinquième des « exportations » de services de la France correspond aux dépenses effectuées sur le territoire national par des touristes étrangers : exporter un service ne suppose pas toujours qu'il franchisse une frontière, c'est parfois le client qui se déplace.

  4. Rédigez la phrase de lecture de la donnée « − 5 426 » du tableau.

    Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon Eurostat, en 2025, les échanges de la France avec le reste du monde en services de télécommunications, d'informatique et d'information ont dégagé un solde déficitaire de 5 426 millions d'euros, soit environ 5,4 milliards d'euros. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • oublier le signe négatif ;
    • confondre le solde et le montant des importations (31 422 millions d'euros) ;
    • écrire « euros » au lieu de « millions d'euros ».
  5. Ce tableau permet-il de dire que la France est « spécialisée dans les services » ? Vous nuancerez votre réponse à l'aide d'au moins deux chiffres.

    Distinguez les postes qui reposent sur une ressource non délocalisable, ceux qui reposent sur une compétitivité hors-prix, et ceux où la France est en retard.

    Correction

    Réponse attendue : l'excédent global de 51 915 millions d'euros est réel et il compense une part importante du déficit sur les biens. Mais parler d'une « spécialisation dans les services » sans précision serait excessif, pour trois raisons.

    D'abord, le premier excédent, celui des voyages (+ 20 098 millions), repose moins sur une performance industrielle que sur une rente géographique et patrimoniale : le patrimoine, les paysages et la gastronomie attirent les touristes, et cette ressource n'est pas délocalisable. C'est un actif précieux, mais il ne dit rien de la compétitivité de l'appareil productif.

    Ensuite, plusieurs postes témoignent d'atouts authentiques de compétitivité hors-prix : les services financiers (+ 12 940), les autres services aux entreprises (+ 10 677) et les redevances de propriété intellectuelle (+ 3 685), qui rémunèrent brevets, licences et marques françaises utilisés à l'étranger.

    Enfin, la France est déficitaire là où se joue une part croissante de la valeur : les services de télécommunications, d'informatique et d'information affichent un déficit de 5 426 millions d'euros. Le poste des transports, avec + 520 millions sur 57 858 millions d'exportations, est quant à lui quasiment à l'équilibre.

    Une bonne réponse distingue donc les excédents de rente, les excédents de compétitivité et les déficits sur les segments les plus dynamiques.

Notions : balance des paiements spécialisation compétitivité hors-prix taux de couverture

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Tout le chapitre : Commerce international