Lecture de données — Un demi-siècle d'ouverture commerciale
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Document — Les exportations de biens et services rapportées au PIB, de 1970 à 2024
| Année | Monde | France | Allemagne | Chine |
|---|---|---|---|---|
| 1970 | 12,8 | 16,9 | 15,1 | 2,5 |
| 1980 | 20,2 | 22,0 | 18,5 | 10,1 |
| 1990 | 18,8 | 22,0 | 22,7 | 13,6 |
| 2000 | 23,4 | 29,8 | 29,7 | 20,7 |
| 2008 | 30,7 | 29,2 | 40,9 | 32,1 |
| 2020 | 26,0 | 28,6 | 39,1 | 18,3 |
| 2024 | 29,1 | 33,9 | 41,4 | 20,4 |
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De combien de points de PIB le taux d'exportation mondial a-t-il augmenté entre 1970 et 2024 ?
points
Correction
Réponse : 16.3 points
29,1 − 12,8 = 16,3 points de PIB. Le poids des exportations dans la production mondiale a plus que doublé en un demi-siècle : c'est la traduction chiffrée de la mondialisation des échanges.
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Par combien le taux d'exportation de la Chine a-t-il été multiplié entre 1970 et 2024 ?
fois
Correction
Réponse : 8.16 fois
20,4 / 2,5 = 8,16. La Chine, quasiment fermée en 1970, s'est ouverte à partir de 1978 puis a accéléré après son adhésion à l'OMC en 2001 ; son taux d'exportation culmine à 32,1 % en 2008 avant de refluer, la croissance chinoise reposant depuis davantage sur la demande intérieure.
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En 2024, de combien de points le taux d'exportation de l'Allemagne dépasse-t-il celui de la France ?
points
Correction
Réponse : 7.5 points
41,4 − 33,9 = 7,5 points. En 1970, la France exportait davantage que l'Allemagne rapporté au PIB (16,9 % contre 15,1 %) : l'écart s'est inversé et creusé, ce qui constitue l'un des indices classiques du décrochage de l'industrie exportatrice française.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 30,7 » du tableau.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon la Banque mondiale, en 2008, les exportations mondiales de biens et de services représentaient 30,7 % du produit intérieur brut mondial. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 30,7 % de croissance » ou « 30,7 milliards » : il s'agit d'un rapport entre deux grandeurs, exprimé en pourcentage ;
- dire que « le monde exporte 30,7 % de ses produits » : le numérateur est une valeur d'exportations, le dénominateur une valeur ajoutée, ce sont deux grandeurs de nature différente ;
- oublier que les services sont inclus.
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L'ouverture commerciale a-t-elle progressé de façon continue depuis 1970 ? Vous repérerez au moins deux ruptures et vous les daterez.
Comparez les colonnes ligne à ligne, et cherchez les années où le taux recule au lieu de progresser.
Correction
Réponse attendue : non, la progression est forte mais elle connaît des ruptures nettes.
Une première phase d'ouverture rapide mène le taux mondial de 12,8 % en 1970 à 20,2 % en 1980, portée par la baisse des droits de douane et des coûts de transport. Un premier retournement intervient dans les années 1980 : le taux mondial recule à 18,8 % en 1990, la décennie ayant été marquée par la crise de la dette des pays en développement et le contre-choc pétrolier, qui réduit mécaniquement la valeur des échanges d'énergie.
S'ouvre ensuite la phase la plus intense de la mondialisation : le taux mondial passe de 18,8 % en 1990 à 30,7 % en 2008, sous l'effet de l'entrée de la Chine dans le commerce mondial — son propre taux passe de 13,6 % à 32,1 % — et de la fragmentation internationale des chaînes de valeur.
Après 2008, le mouvement s'interrompt : le taux mondial retombe à 26,0 % en 2020, année de la pandémie de Covid-19 et des ruptures de chaînes d'approvisionnement, avant de remonter à 29,1 % en 2024 sans retrouver le pic de 2008. On parle souvent de « slowbalisation » pour désigner ce plateau.
Une bonne réponse date au moins deux ruptures (le recul des années 1980 et le décrochage postérieur à 2008) et remarque que ni la France ni l'Allemagne ne suivent exactement le profil mondial : leurs taux progressent encore entre 2008 et 2024.