Lecture de données — Le coût du travail en Europe
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Document — Le coût horaire de la main-d'œuvre dans l'Union européenne en 2025
| Pays | Coût horaire, ensemble de l'économie (€) | Part des coûts non salariaux (%) | Coût horaire dans l'industrie manufacturière (€) |
|---|---|---|---|
| Allemagne | 45,0 | 23,5 | 49,5 |
| France | 44,3 | 32,3 | 47,1 |
| Suède | 43,1 | 31,7 | 47,2 |
| Italie | 32,0 | 28,1 | 32,8 |
| Espagne | 26,4 | 26,2 | 28,2 |
| Tchéquie | 19,8 | 24,5 | 20,2 |
| Pologne | 19,1 | 18,0 | 17,1 |
| Roumanie | 13,6 | 4,8 | 12,0 |
| Bulgarie | 12,0 | 13,1 | 10,2 |
| Union européenne (27 pays) | 34,9 | 24,8 | 35,0 |
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Combien de fois le coût horaire allemand est-il supérieur au coût horaire bulgare, pour l'ensemble de l'économie ?
fois
Correction
Réponse : 3.75 fois
45,0 / 12,0 = 3,75. Un écart de cette ampleur à l'intérieur d'un même marché unique explique une part des délocalisations d'activités intensives en main-d'œuvre vers l'Europe centrale et orientale.
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Quel montant, en euros par heure, les coûts non salariaux représentent-ils en France ?
€ par heure
Correction
Réponse : 14.3 € par heure
44,3 × 32,3 / 100 ≈ 14,3 euros par heure. Sur un coût horaire de 44,3 euros, un peu moins d'un tiers ne va pas dans la poche du salarié : c'est le financement de la protection sociale par cotisations employeur, très développé en France.
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Dans l'industrie manufacturière, quel écart en euros sépare le coût horaire français du coût horaire espagnol ?
€ par heure
Correction
Réponse : 18.9 € par heure
47,1 − 28,2 = 18,9 euros par heure. L'écart est encore plus marqué dans l'industrie que dans l'ensemble de l'économie, ce qui pèse directement sur la compétitivité prix des produits manufacturés français.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 17,1 » du tableau.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon Eurostat, en 2025, dans l'industrie manufacturière polonaise, une heure de travail coûtait en moyenne 17,1 euros à l'employeur, dans les entreprises de 10 salariés ou plus. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « le salaire est de 17,1 euros de l'heure » : le coût de la main-d'œuvre comprend les cotisations employeur en plus du salaire brut ;
- oublier de préciser qu'il s'agit de l'industrie manufacturière et non de l'ensemble de l'économie (19,1 euros en Pologne) ;
- oublier l'unité, « euros par heure travaillée ».
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Un coût du travail élevé condamne-t-il un pays à perdre des parts de marché ? Vous répondrez en mobilisant le tableau et vos connaissances.
Comparez l'Allemagne et la France, puis rappelez-vous ce que le coût horaire ne mesure pas.
Correction
Réponse attendue : non, et le tableau permet précisément de le montrer.
L'Allemagne affiche le coût horaire le plus élevé de la liste, 45,0 euros dans l'ensemble de l'économie et 49,5 euros dans l'industrie manufacturière, davantage que la France (44,3 et 47,1 euros). Elle est pourtant le troisième exportateur mondial de marchandises et dégage un excédent commercial durable, alors que la France est déficitaire. Le coût du travail ne détermine donc pas mécaniquement la performance à l'exportation.
Deux raisons l'expliquent. D'abord, ce qui compte pour la compétitivité prix n'est pas le coût horaire mais le coût salarial unitaire, c'est-à-dire le coût du travail rapporté à ce que ce travail produit : un salarié deux fois plus productif peut coûter deux fois plus cher sans que le produit soit plus cher. Ensuite, la compétitivité hors-prix — qualité, innovation, réputation, fiabilité des délais, montée en gamme — permet de vendre plus cher que les concurrents. C'est le cas des machines-outils allemandes ou des produits de luxe français.
Le tableau invite toutefois à une nuance : la structure du coût diffère fortement. La part des coûts non salariaux atteint 32,3 % en France contre 23,5 % en Allemagne. À coût total presque identique, le salarié français perçoit donc un salaire brut plus faible — argument régulièrement invoqué en faveur des politiques d'allègement de cotisations.
Une bonne réponse mobilise la distinction coût horaire / coût unitaire, l'opposition compétitivité prix / hors-prix, et cite au moins deux chiffres du tableau.