Lecture de données — Les firmes multinationales, ici et ailleurs
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Document — Le poids des firmes multinationales dans l'économie française et à l'étranger, en 2017 et 2023
| Indicateur | 2017 | 2023 |
|---|---|---|
| Part des firmes multinationales étrangères dans la valeur ajoutée réalisée en France (%) | 16,8 | 16,9 |
| Part des firmes multinationales étrangères dans l'effectif employé en France (%) | 13,4 | 12,7 |
| Chiffre d'affaires des filiales étrangères contrôlées par des groupes français (milliards €) | 1 247 | 1 708 |
| Effectif salarié de ces filiales étrangères (millions de personnes) | 6,0 | 7,0 |
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De combien le chiffre d'affaires des filiales étrangères des groupes français a-t-il augmenté entre 2017 et 2023, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 36.97 %
(1 708 − 1 247) / 1 247 × 100 ≈ + 36,97 %, soit une hausse de plus d'un tiers en six ans. L'internationalisation de la production française se poursuit : une part croissante de l'activité des groupes français est réalisée hors des frontières, et elle n'apparaît donc pas dans les exportations.
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De combien de points la part des firmes multinationales étrangères dans l'effectif employé en France a-t-elle varié entre 2017 et 2023 ?
points
Correction
Réponse : -0.7 points
12,7 − 13,4 = − 0,7 point. Attention : on soustrait des pourcentages, le résultat s'exprime donc en points de pourcentage, jamais en pourcentage.
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En 2023, quel écart en points sépare la part des firmes multinationales étrangères dans la valeur ajoutée et leur part dans l'effectif employé en France ?
points
Correction
Réponse : 4.2 points
16,9 − 12,7 = 4,2 points. Les filiales de groupes étrangers produisent proportionnellement plus qu'elles n'emploient : leur productivité apparente du travail est plus élevée que la moyenne nationale, parce qu'elles sont concentrées dans des secteurs capitalistiques et dans des établissements de grande taille.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 7,0 » du tableau.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee, en 2023, les filiales implantées à l'étranger et contrôlées par des firmes multinationales françaises employaient au total 7,0 millions de salariés, hors services non marchands et banques. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 7,0 % » : la ligne est exprimée en millions de personnes ;
- croire qu'il s'agit d'emplois situés en France : ce sont au contraire des emplois à l'étranger ;
- oublier l'année, alors que le tableau en compare deux.
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En quoi ces données montrent-elles que le commerce extérieur ne suffit pas à mesurer l'internationalisation d'une économie ? Vous citerez au moins deux chiffres.
Demandez-vous ce que devient, dans les statistiques douanières, un produit conçu par un groupe français mais fabriqué et vendu par sa filiale à l'étranger.
Correction
Réponse attendue : une firme peut servir un marché étranger de deux façons : en exportant depuis son pays d'origine, ou en produisant sur place par l'intermédiaire d'une filiale. Seule la première apparaît dans la balance commerciale.
Or les groupes français emploient 7,0 millions de salariés dans leurs 55 200 filiales étrangères, qui ont réalisé 1 708 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023 — un montant très supérieur aux exportations françaises de biens. Cette production échappe entièrement aux statistiques douanières françaises : elle est comptabilisée dans le PIB des pays d'accueil. Ce que la France en retire prend la forme de revenus rapatriés — dividendes, redevances de marques et de brevets — enregistrés non pas dans la balance commerciale mais dans les revenus de la balance des paiements.
Symétriquement, les firmes multinationales sous contrôle étranger produisent 16,9 % de la valeur ajoutée réalisée en France et emploient 12,7 % des personnes en emploi. Une part significative de l'appareil productif national est donc pilotée depuis l'étranger, ce qui pose la question de la vulnérabilité aux décisions de fermeture ou de relocalisation prises hors du territoire.
Une bonne réponse retient l'idée centrale : exportations et investissements directs à l'étranger sont deux modalités alternatives d'accès aux marchés étrangers, et une balance commerciale déficitaire ne signifie pas nécessairement que les entreprises d'un pays sont absentes des marchés mondiaux.