Chaînes de causalité — Surproduction polluante et marché des voitures d'occasion
Remettez chaque maillon du mécanisme à sa place en indiquant son numéro d'ordre.
Mécanisme 1 — De l'externalité négative à la taxe pigouvienne
- Une usine rejette des polluants dans l'atmosphère lors de sa production
- Les riverains subissent un dommage sanitaire dont le coût n'est supporté par personne sur le marché
- Le coût privé supporté par l'usine est inférieur au coût social supporté par la collectivité
- L'État instaure une taxe unitaire égale au dommage causé par unité produite
- L'usine intègre ce coût dans son calcul et réduit sa production jusqu'à l'optimum collectif
- L'usine produit une quantité supérieure à la quantité socialement optimale
Correction
Ordre attendu :
- Une usine rejette des polluants dans l'atmosphère lors de sa production
- Les riverains subissent un dommage sanitaire dont le coût n'est supporté par personne sur le marché
- Le coût privé supporté par l'usine est inférieur au coût social supporté par la collectivité
- L'usine produit une quantité supérieure à la quantité socialement optimale
- L'État instaure une taxe unitaire égale au dommage causé par unité produite
- L'usine intègre ce coût dans son calcul et réduit sa production jusqu'à l'optimum collectif
Le point clé est l'écart entre coût privé et coût social : la taxe ne « punit » pas l'entreprise, elle internalise le dommage pour que le prix de marché dise enfin la vérité sur le coût réel du bien.
Mécanisme 2 — La sélection adverse sur le marché des voitures d'occasion
- Le vendeur connaît l'état réel du véhicule, l'acheteur ne peut pas le vérifier
- Anticipant cette dégradation, les acheteurs abaissent encore le prix qu'ils sont prêts à payer
- Ce prix moyen est jugé trop faible par les propriétaires de véhicules en bon état
- L'acheteur, incapable de distinguer les bons des mauvais véhicules, ne propose qu'un prix moyen
- Le marché se réduit aux véhicules de mauvaise qualité, voire disparaît
- Les bons véhicules se retirent du marché, la qualité moyenne offerte se dégrade
Correction
Ordre attendu :
- Le vendeur connaît l'état réel du véhicule, l'acheteur ne peut pas le vérifier
- L'acheteur, incapable de distinguer les bons des mauvais véhicules, ne propose qu'un prix moyen
- Ce prix moyen est jugé trop faible par les propriétaires de véhicules en bon état
- Les bons véhicules se retirent du marché, la qualité moyenne offerte se dégrade
- Anticipant cette dégradation, les acheteurs abaissent encore le prix qu'ils sont prêts à payer
- Le marché se réduit aux véhicules de mauvaise qualité, voire disparaît
C'est le raisonnement d'Akerlof sur le marché des lemons : l'asymétrie d'information produit un cercle vicieux autoentretenu. On en sort par des dispositifs de signal (garantie, contrôle technique, réputation du garage) qui rendent la qualité observable.