Lecture de données — Le numérique au service des relations sociales
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Usage d’internet pour les relations sociales selon l’âge, en 2025
| Âge | Envoyer et recevoir des messages électroniques (%) | Appels téléphoniques ou vidéo par internet (%) | Communiquer sur des réseaux sociaux (%) | Services de messagerie instantanée (%) |
|---|---|---|---|---|
| 16 à 24 ans | 92,8 | 85,5 | 94,9 | 90,5 |
| 25 à 64 ans | 92,0 | 75,6 | 72,9 | 77,7 |
| 65 à 74 ans | 72,9 | 53,8 | 38,9 | 51,2 |
| Ensemble | 89,1 | 73,6 | 70,8 | 75,4 |
-
Quelle part des personnes de 65 à 74 ans communique sur les réseaux sociaux en 2025, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 38,9 %
Lecture directe au croisement de la ligne « 65 à 74 ans » et de la colonne « Communiquer sur des réseaux sociaux ».
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Quel est l’écart, en points de pourcentage, entre les 16-24 ans et les 65-74 ans pour l’usage des réseaux sociaux ?
points
Correction
Réponse : 56 points
94,9 − 38,9 = 56,0 points. C’est le plus grand écart générationnel du tableau : les réseaux sociaux sont l’usage le plus clivant.
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Quel est l’écart, en points de pourcentage, entre ces deux mêmes tranches d’âge pour l’envoi de messages électroniques ?
points
Correction
Réponse : 19,9 points
92,8 − 72,9 = 19,9 points, soit près de trois fois moins que pour les réseaux sociaux. Comparer deux écarts est plus instructif que commenter un seul chiffre : cela montre que la fracture générationnelle porte moins sur l’accès à internet que sur le type d’usage relationnel.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 85,5 » située à l’intersection de la ligne « 16 à 24 ans » et de la colonne « Appels téléphoniques ou vidéo par internet ».
Une phrase de lecture complète comporte la source et la date, le champ, la modalité concernée, l’unité et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon l’Insee (enquête européenne EU-TIC 2025), en 2025, en France, 85,5 % des particuliers âgés de 16 à 24 ans ont utilisé internet pour passer des appels téléphoniques ou vidéo. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- additionner les colonnes d’une même ligne : ce sont des taux d’usage indépendants, une même personne pouvant cumuler les quatre pratiques ;
- oublier le champ (l’ensemble des particuliers, et non les seuls internautes) ;
- confondre une fréquence d’usage avec une intensité : le tableau dit qui utilise, pas combien de temps.
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Ce document permet-il d’affirmer que le numérique remplace les relations en face-à-face ? Que montre-t-il exactement sur la sociabilité contemporaine ?
Regardez d’abord ce que le tableau mesure et ce qu’il ne mesure pas, puis commentez les écarts entre générations et le sens du mot « sociabilité numérique ».
Correction
Réponse attendue : non, le document ne permet pas de trancher cette question, et c’est le premier point à souligner. Il mesure des usages d’internet à des fins relationnelles, pas un nombre de rencontres physiques. Pour savoir si le numérique se substitue au face-à-face, il faudrait croiser ces usages avec la fréquence des rencontres — ce que font d’autres enquêtes, qui concluent plutôt à un cumul qu’à une substitution : les personnes les plus actives en ligne sont aussi celles qui voient le plus leurs proches, parce que l’on écrit surtout à des personnes que l’on connaît déjà et que l’on organise ainsi les rencontres à venir.
Ce que le document établit, en revanche, c’est que les outils numériques sont devenus un support ordinaire du lien social : 89,1 % des particuliers échangent des messages électroniques, 75,4 % utilisent une messagerie instantanée et 70,8 % communiquent sur les réseaux sociaux. La sociabilité s’exerce donc massivement par ces canaux.
Il montre enfin que ces usages restent socialement et générationnellement différenciés. L’écart entre les 16-24 ans et les 65-74 ans atteint 56,0 points pour les réseaux sociaux, contre seulement 19,9 points pour la messagerie électronique : ce n’est pas l’accès à internet qui sépare les générations, mais la manière de s’en servir pour entretenir des relations. Un tiers de siècle après l’apparition du web, l’enjeu n’est donc pas la disparition du lien social mais l’inégale capacité à mobiliser ses nouveaux supports — ce qui peut renforcer l’isolement des personnes les plus âgées ou les moins équipées.