QCM — Opinion publique, sondages et médias
Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.
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L'espace public, au sens du chapitre, désigne :
Correction
Réponse : Un espace de discussion où des personnes privées débattent publiquement des affaires communes
La confusion la plus fréquente est de l'entendre au sens urbain. Il s'agit ici d'un espace de discussion, apparu avec la presse, les cafés et les salons du XVIIIe siècle, situé entre la sphère privée et l'État.
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Au XVIIIe siècle, le public qui débat dans l'espace public naissant est :
Correction
Réponse : Une minorité instruite et fortunée, essentiellement masculine
L'espace public naissant est censitaire : il suppose de savoir lire, d'avoir accès à la presse et du temps libre. Croire qu'il concerne tout le monde revient à projeter la situation actuelle sur le XVIIIe siècle.
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Un échantillon représentatif est un échantillon :
Correction
Réponse : Dont la structure reproduit celle de la population sur un ensemble de critères
Ce n'est pas la taille absolue qui fait la représentativité mais la ressemblance de structure. Un échantillon de 1 000 personnes bien construit vaut mieux qu'un échantillon de 100 000 volontaires auto-sélectionnés.
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La méthode des quotas consiste à :
Correction
Réponse : Interroger dans chaque catégorie un nombre de personnes proportionnel à son poids dans la population
Les quotas s'appliquent aux personnes à interroger, non aux questions. Ils portent en général sur le sexe, l'âge, la profession et la région : l'échantillon ne ressemble donc à la population que sur ces critères.
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Un sondage donne 26 % pour un candidat avec une marge d'erreur de 3 points. Cela signifie que :
Correction
Réponse : Le score réel se situe vraisemblablement entre 23 % et 29 %
La marge d'erreur s'ajoute et se retranche au résultat : elle définit une fourchette. Ce n'est pas une erreur commise par l'institut, mais l'incertitude normale liée au fait d'interroger un échantillon et non toute la population.
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Quand la taille de l'échantillon augmente, la marge d'erreur :
Correction
Réponse : Diminue, sans jamais devenir nulle
L'incertitude décroît avec la taille de l'échantillon, mais de moins en moins vite : quadrupler l'échantillon ne divise la marge d'erreur que par deux, ce qui explique que les instituts s'arrêtent souvent autour de 1 000 personnes.
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Selon Pierre Bourdieu, quels postulats du sondage d'opinion sont contestables ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : Tout le monde a une opinion sur toutes les questions posées ; Toutes les opinions se valent et peuvent s'additionner ; Les questions posées intéressent réellement toutes les personnes interrogées
Le financement des instituts est un fait, pas un postulat méthodologique. Bourdieu conteste trois présupposés : la compétence universelle, l'équivalence de toutes les opinions, et l'existence d'un consensus sur les questions qui méritent d'être posées.
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Un sondage réalisé uniquement auprès des visiteurs d'un site d'information illustre :
Correction
Réponse : Un biais de sélection
Les répondants se sont sélectionnés eux-mêmes : ils sont plus intéressés par l'actualité que la moyenne. Leurs réponses ne peuvent pas être généralisées, quel que soit leur nombre.
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L'expression « mise à l'agenda » signifie que les médias :
Correction
Réponse : Déterminent surtout les sujets auxquels le public et les responsables politiques prêtent attention
L'effet d'agenda porte sur la hiérarchie des sujets, pas sur le contenu des opinions : les médias disent moins quoi penser que sur quoi il faut penser. Croire à une manipulation directe des opinions surestime largement leur pouvoir.
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Quels effets les sondages publiés en campagne peuvent-ils avoir sur les électeurs ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : Inciter certains électeurs à rejoindre le candidat donné gagnant ; Encourager un vote « utile » en faveur d'un candidat jugé capable de se qualifier ; Démobiliser les électeurs d'un candidat donné très largement gagnant
Les sondages informent les électeurs et peuvent orienter leur choix, mais ils ne déterminent pas mécaniquement le résultat : les écarts entre sondages et scrutins le montrent régulièrement. Les trois premiers effets sont documentés, le quatrième relève du fantasme du sondage tout-puissant.
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Les algorithmes de recommandation des réseaux sociaux tendent à :
Correction
Réponse : Proposer surtout des contenus proches de ceux avec lesquels l'utilisateur a déjà interagi
Ces algorithmes maximisent l'engagement : ils recommandent ce qui ressemble à ce qui a déjà retenu l'attention. Il en résulte des chambres d'écho où les opinions sont confortées plutôt que confrontées.
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Le « redressement » des résultats bruts d'un sondage consiste à :
Correction
Réponse : Corriger les réponses à partir d'hypothèses, notamment sur les votes passés déclarés
Le redressement repose sur des hypothèses de l'institut, par exemple sur la sous-déclaration de certains votes. Il introduit donc une part de jugement : deux instituts peuvent publier des résultats différents à partir de données brutes proches.