Lecture de données — À quoi sert l'argent public ?
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Document — Les dépenses des administrations publiques françaises par fonction en 2024
| Fonction | Dépenses en 2024 (milliards d'euros) |
|---|---|
| Protection sociale (hors santé) | 693 |
| Santé | 261 |
| Services généraux (dont charge de la dette) | 181 |
| Affaires économiques | 166 |
| Enseignement | 149 |
| Défense | 54 |
| Ordre et sécurité publics | 52 |
| Loisirs, culture et culte | 43 |
| Logement | 42 |
| Protection de l'environnement | 30 |
| Ensemble des dépenses publiques | 1 672 |
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Quelle part de l'ensemble des dépenses publiques la protection sociale représente-t-elle en 2024, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 41,4 %
693 / 1 672 × 100 ≈ 41,4 %. C'est de loin le premier poste : plus de quatre euros publics sur dix. L'Insee retient l'arrondi de 41 %.
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Quelle part des dépenses publiques la santé et l'enseignement représentent-ils ensemble, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 24,5 %
(261 + 149) / 1 672 × 100 = 410 / 1 672 × 100 ≈ 24,5 %. Ces deux fonctions, qui correspondent largement à des services non marchands rendus à la population, pèsent près d'un quart de la dépense publique.
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Combien de fois les dépenses de protection sociale sont-elles supérieures aux dépenses d'enseignement ? Arrondissez au dixième.
fois
Correction
Réponse : 4,7 fois
693 / 149 ≈ 4,7. Attention : ce rapport ne signifie pas que la protection sociale « produit » 4,7 fois plus que l'enseignement, car l'essentiel de la protection sociale consiste à verser des revenus, non à produire un service.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 261 » du tableau.
Source, année, champ, unité, grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee, en France, en 2024, les administrations publiques ont dépensé 261 milliards d'euros pour la santé. »
On peut compléter par la part : 261 / 1 672 × 100 ≈ 15,6 % des dépenses publiques.
Erreurs fréquentes : oublier l'unité (milliards d'euros), écrire « 261 % », ou confondre la dépense publique de santé avec la totalité des dépenses de santé du pays — une partie de celles-ci reste à la charge des ménages et des complémentaires.
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Un élève écrit : « Les dépenses publiques représentent 57 % du PIB, donc les administrations publiques produisent 57 % des richesses de la France. » Corrigez ce raisonnement.
Demandez-vous si dépenser de l'argent revient toujours à produire quelque chose.
Correction
Le raisonnement est faux : dépenser n'est pas produire.
Une grande partie des dépenses publiques n'est pas une production, mais un transfert de revenu : l'administration prélève de l'argent sur les uns et le verse aux autres. En 2024, les prestations sociales versées en espèces — retraites, allocations familiales, indemnités de chômage — s'élèvent à elles seules à 562 milliards d'euros, soit environ un tiers des dépenses publiques. Ces sommes ne créent aucune richesse nouvelle : elles déplacent un pouvoir d'achat, que les ménages utilisent ensuite pour consommer.
La production des administrations publiques correspond en réalité à une autre partie de ces dépenses : les rémunérations des agents publics et les biens et services qu'elles achètent pour produire (consommations intermédiaires), auxquels s'ajoute l'usure de leurs équipements. C'est ainsi que la comptabilité nationale évalue la production non marchande, faute de prix de marché : à son coût de production.
Formulation correcte : « En 2024, les dépenses des administrations publiques françaises représentent 57 % du PIB, mais la part de la production nationale qu'elles produisent elles-mêmes est bien plus faible. »