Lecture de données — L'empreinte carbone, un indicateur qui complète le PIB
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Document — L'empreinte carbone de la France et ses composantes en 2023
| Composante | Millions de tonnes de CO2 équivalent | Part de l'empreinte carbone (%) |
|---|---|---|
| Émissions directes des ménages (chauffage du logement, véhicules) | 101 | 16 |
| Émissions des activités économiques situées en France | 180 | 28 |
| Émissions importées, produites à l'étranger | 362 | 56 |
| Empreinte carbone de la France | 644 | 100 |
| Pour mémoire : émissions des unités résidentes françaises | 403 | /// |
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Quelle part de l'empreinte carbone de la France provient d'émissions produites à l'étranger, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 56 %
Lecture directe : 56 %. Plus de la moitié des gaz à effet de serre nécessaires pour satisfaire la demande des Français sont émis hors de France, dans les pays qui produisent les biens importés.
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En 2023, quel est l'écart entre l'empreinte carbone et les émissions des unités résidentes françaises, exprimé en tonnes de CO2 équivalent par personne ?
tonnes par personne
Correction
Réponse : 3,5 tonnes par personne
9,4 − 5,9 = 3,5 tonnes par personne. Ces deux chiffres figurent dans le champ du document : ils mesurent deux choses différentes, ce qui est consommé par les Français et ce qui est produit sur le territoire.
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De combien de pourcent l'empreinte carbone dépasse-t-elle les émissions des unités résidentes françaises en 2023 ?
%
Correction
Réponse : 59,8 %
(644 − 403) / 403 × 100 = 241 / 403 × 100 ≈ 59,8 %. L'empreinte carbone est donc supérieure de près de 60 % aux émissions comptabilisées sur le territoire français.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 362 » du tableau.
Source, année, champ, unité, grandeur mesurée. Précisez ce que recouvre exactement cette composante.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee, en 2023, 362 millions de tonnes de CO2 équivalent de l'empreinte carbone de la France ont été émises à l'étranger, pour produire les biens et services importés par les Français. »
On peut compléter par la part : soit 56 % de l'empreinte carbone totale.
Erreurs fréquentes : oublier l'unité (millions de tonnes de CO2 équivalent), écrire « 362 % », ou présenter ce chiffre comme des émissions françaises alors qu'elles sont, par définition, produites hors de France.
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En quoi ce document illustre-t-il une limite du PIB comme mesure de la richesse d'un pays ?
Demandez-vous ce que le PIB enregistre lorsqu'une usine polluante s'installe en France, puis lorsqu'elle déménage à l'étranger et que l'on importe sa production.
Correction
Première limite : le PIB ignore les externalités négatives. Il additionne les valeurs ajoutées, c'est-à-dire les richesses produites, mais il n'enregistre nulle part la destruction de capital naturel qui accompagne cette production. Les 644 millions de tonnes de gaz à effet de serre associées à la demande française n'apparaissent dans aucun compte : le PIB peut donc augmenter alors que les conditions de vie futures se dégradent.
Seconde limite, plus subtile : le PIB est un indicateur territorial. Il mesure ce qui est produit sur le territoire. Si une production polluante est délocalisée et que les Français continuent d'acheter le même bien, désormais importé, le PIB français ne baisse presque pas, les émissions comptabilisées sur le territoire diminuent, mais les émissions réelles liées à la consommation des Français, elles, ne disparaissent pas : elles sont seulement déplacées. C'est exactement ce que révèle le tableau, puisque 56 % de l'empreinte carbone est produite à l'étranger.
Conclusion. L'empreinte carbone ne remplace pas le PIB : elle l'éclaire, en montrant ce que le PIB laisse dans l'ombre. C'est la raison d'être des indicateurs complémentaires du PIB.