Chômage conjoncturel ou chômage structurel ?
Chaque proposition décrit une cause de chômage ou une politique de lutte contre le chômage. Indiquez à quelle logique elle se rattache.
1. Logique conjoncturelle (demande globale) 2. Logique structurelle (fonctionnement du marché du travail)
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Une récession mondiale réduit les carnets de commandes des entreprises exportatrices
Correction
Réponse : Logique conjoncturelle (demande globale)
Le point de départ est une baisse de la demande adressée aux entreprises : celles-ci produisent moins, donc embauchent moins. Le mécanisme est cyclique et ne doit rien aux qualifications ni aux institutions.
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Les qualifications des demandeurs d'emploi ne correspondent pas à celles qu'exigent les postes vacants
Correction
Réponse : Logique structurelle (fonctionnement du marché du travail)
Ce défaut d'appariement subsiste même en haute conjoncture : des offres restent non pourvues alors que des chômeurs cherchent un emploi. C'est la définition même d'un chômage structurel.
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L'État lance un plan d'investissement public dans la rénovation des bâtiments
Correction
Réponse : Logique conjoncturelle (demande globale)
La dépense publique soutient directement la demande globale et l'activité du secteur de la construction. L'effet est relativement rapide, mais il pèse sur le solde budgétaire.
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Le compte personnel de formation est abondé pour financer des reconversions
Correction
Réponse : Logique structurelle (fonctionnement du marché du travail)
La formation agit sur les compétences disponibles, donc sur la capacité des chômeurs à occuper les emplois offerts. Ses effets sont lents mais durables.
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La banque centrale abaisse son taux directeur
Correction
Réponse : Logique conjoncturelle (demande globale)
Le crédit devient moins coûteux, ce qui stimule l'investissement et la consommation, donc la demande globale : c'est un instrument de politique conjoncturelle.
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Les cotisations sociales employeurs sont allégées sur les salaires proches du salaire minimum
Correction
Réponse : Logique structurelle (fonctionnement du marché du travail)
La mesure vise l'écart entre le coût du travail peu qualifié et sa productivité, cause institutionnelle du chômage qui ne dépend pas du cycle économique.
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Un employeur renonce à recruter parce qu'il ne parvient pas à évaluer la productivité réelle des candidats
Correction
Réponse : Logique structurelle (fonctionnement du marché du travail)
C'est une asymétrie d'information : faute de pouvoir distinguer les profils, l'employeur limite ses embauches ou surenchérit sur les diplômes exigés. Le marché du travail ne fonctionne pas comme un marché ordinaire.
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Une forte hausse des prix ampute le pouvoir d'achat et fait chuter la consommation des ménages
Correction
Réponse : Logique conjoncturelle (demande globale)
La contraction de la demande se transmet à la production, puis à l'emploi. Ce chômage doit reculer lorsque le pouvoir d'achat se rétablit.
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Le service public de l'emploi renforce l'accompagnement individualisé des demandeurs d'emploi
Correction
Réponse : Logique structurelle (fonctionnement du marché du travail)
L'accompagnement améliore la circulation de l'information et la qualité des candidatures : il agit sur l'appariement, non sur le volume de la demande adressée aux entreprises.
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Le chômage demeure élevé plusieurs années après le retour de la croissance
Correction
Réponse : Logique structurelle (fonctionnement du marché du travail)
Cas limite à discuter : le chômage était au départ conjoncturel, mais sa durée a dégradé les compétences et stigmatisé les demandeurs d'emploi. Cet effet d'hystérèse le rend structurel, si bien que la seule reprise ne suffit plus à le résorber.