Lecture de données — Décomposer la croissance
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux dernières demandent une réponse rédigée.
Document — Croissance potentielle de la France et contributions des facteurs de production depuis 1961
| Période | Croissance potentielle annuelle moyenne (%) | Contribution du facteur travail (points) | Contribution du facteur capital (points) | Contribution de la PGF (points) |
|---|---|---|---|---|
| 1961-1973 | 5,5 | − 0,2 | 1,7 | 4,1 |
| 1974-1999 | 2,5 | − 0,2 | 1,0 | 1,5 |
| 2000-2007 | 2,0 | 0,3 | 0,7 | 1,0 |
| 2017-2020 (projection) | 1,25 | 0,1 à 0,2 | 0,4 à 0,5 | 0,6 à 0,7 |
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Quelle est la contribution de la productivité globale des facteurs à la croissance potentielle sur la période 1974-1999, en points de pourcentage ?
points
Correction
Réponse : 1.5 points
Lecture directe de la dernière colonne. Une contribution s'exprime en points de pourcentage, jamais en pourcentage. Remarquez au passage qu'une contribution peut être négative : sur cette même période, le facteur travail retire 0,2 point à la croissance potentielle, en raison de la baisse de la durée du travail par tête et de la montée du chômage structurel.
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Sur la période 2000-2007, quelle part de la croissance potentielle la PGF explique-t-elle, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 50 %
1,0 / 2,0 × 100 = 50 %. On passe ici d'une contribution en points à une part relative : c'est une division de la contribution par la croissance potentielle totale, et non une simple lecture. La PGF reste, sur cette période comme sur les précédentes, le premier contributeur à la croissance.
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De combien de points la contribution de la PGF a-t-elle reculé entre la période 1961-1973 et la période 2000-2007 ?
points
Correction
Réponse : 3.1 points
4,1 − 1,0 = 3,1 points. Or la croissance potentielle recule dans le même temps de 5,5 % à 2,0 %, soit 3,5 points : l'effondrement de la contribution de la PGF explique à lui seul près de neuf dixièmes du ralentissement.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 4,1 » de la période 1961-1973.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l'unité de mesure, et la grandeur mesurée. Attention à l'unité : il s'agit de points, pas de pourcentages.
Correction
Phrase attendue : « Selon la Direction générale du Trésor, en France, entre 1961 et 1973, la productivité globale des facteurs a contribué en moyenne pour 4,1 points de pourcentage par an à la croissance potentielle de l'économie. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- oublier de préciser qu'il s'agit d'une moyenne annuelle calculée sur l'ensemble de la période ;
- écrire « 4,1 % » au lieu de « 4,1 points de pourcentage », alors que la grandeur mesurée est une contribution à un taux de croissance ;
- confondre croissance potentielle et croissance observée : le tableau décrit le rythme de croissance que l'économie peut soutenir durablement compte tenu de ses facteurs de production, et non le PIB effectivement enregistré chaque année.
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En vous appuyant sur le tableau, expliquez le ralentissement de la croissance potentielle française depuis les années 1960.
Comparez l'évolution de chacune des trois contributions, puis identifiez celle qui recule le plus. Reliez ensuite votre constat aux notions de croissance extensive et intensive.
Correction
Réponse attendue : la croissance potentielle de l'économie française passe d'environ 5,5 % par an entre 1961 et 1973 à 2,5 % entre 1974 et 1999, puis 2,0 % entre 2000 et 2007, et 1,25 % pour la période projetée 2017-2020 : elle est divisée par plus de quatre en un demi-siècle.
Les trois contributions n'évoluent pas de la même façon. Celle du facteur travail est faible dans tous les cas : négative pendant les deux premières périodes (− 0,2 point), elle devient légèrement positive ensuite (+ 0,3 point en 2000-2007, puis 0,1 à 0,2 point). Celle du facteur capital baisse régulièrement, de 1,7 à 1,0 puis 0,7 point, et à 0,4-0,5 point en projection. Mais c'est la contribution de la PGF qui s'effondre le plus : 4,1 points dans les années 1960, 1,5 point ensuite, 1,0 point avant la crise de 2008, et 0,6 à 0,7 point en projection. Entre 1961-1973 et 2000-2007, elle perd à elle seule 3,1 points, sur un ralentissement total de 3,5 points.
Le document confirme donc que la PGF, c'est-à-dire pour l'essentiel le progrès technique, est le premier moteur de la croissance de long terme : elle en explique environ 75 % pendant les Trente Glorieuses (4,1 sur 5,5) et encore la moitié dans les années 2000 (1,0 sur 2,0). Symétriquement, c'est son essoufflement qui explique l'essentiel du ralentissement. Une croissance qui reposerait sur la seule accumulation du capital buterait sur les rendements décroissants : sans progrès technique, la croissance intensive cède la place à une croissance extensive qui ne peut se prolonger durablement.
Une bonne réponse cite au moins trois chiffres du tableau et emploie les termes de contribution, PGF et croissance intensive.