Lecture de données — L'élévation du niveau de diplôme d'une génération à l'autre
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Diplôme le plus élevé selon l'âge en 2025 (en %)
| Tranche d'âge | Aucun diplôme ou brevet des collèges | CAP, BEP ou équivalent | Baccalauréat ou équivalent | Bac + 2 | Supérieur à bac + 2 |
|---|---|---|---|---|---|
| 25 à 34 ans | 10,0 | 12,0 | 21,9 | 11,5 | 43,9 |
| 35 à 44 ans | 12,4 | 17,4 | 20,1 | 15,8 | 34,0 |
| 45 à 54 ans | 15,6 | 20,0 | 19,8 | 17,3 | 27,0 |
| 55 à 64 ans | 22,5 | 32,4 | 14,7 | 12,6 | 17,5 |
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Quelle part des personnes de 25 à 34 ans est titulaire d'un diplôme de l'enseignement supérieur, c'est-à-dire d'un bac + 2 ou d'un diplôme plus élevé, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 55.4 %
11,5 + 43,9 = 55,4 %. Plus de la moitié d'une génération est aujourd'hui diplômée du supérieur. Le calcul est possible parce que les modalités du tableau sont exclusives : chaque personne n'est comptée qu'une fois, au niveau de son diplôme le plus élevé. Chez les 55-64 ans, la même somme ne donne que 12,6 + 17,5 = 30,1 %.
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Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre les 25-34 ans et les 55-64 ans pour la part des diplômés d'un niveau supérieur à bac + 2 ?
points de pourcentage
Correction
Réponse : 26.4 points de pourcentage
43,9 − 17,5 = 26,4 points de pourcentage. Il s'agit bien de points, et non de pour cent : la part a été multipliée par 2,5 (43,9 / 17,5 = 2,51) en l'espace de trente années de naissance. C'est l'un des changements les plus massifs de la société française depuis les années 1960, avec la salarisation et la tertiarisation.
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Quelle part des personnes de 55 à 64 ans n'a aucun diplôme ou seulement le brevet des collèges, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 22.5 %
Lecture directe : 22,5 %, soit plus d'une personne sur cinq dans cette tranche d'âge, contre 10,0 % chez les 25-34 ans. Notez aussi le recul du CAP-BEP, qui passe de 32,4 % chez les 55-64 ans à 12,0 % chez les 25-34 ans : la diffusion du baccalauréat et des études supérieures s'est faite en grande partie au détriment de ces diplômes professionnels courts.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 32,4 » du tableau.
Une phrase de lecture complète comporte la source, le champ, la date, l'unité et la grandeur mesurée. Précisez qu'il s'agit du diplôme le plus élevé obtenu.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee (enquête Emploi 2025), en 2025, en France, 32,4 % des personnes âgées de 55 à 64 ans et vivant en logement ordinaire avaient pour diplôme le plus élevé un CAP, un BEP ou un diplôme équivalent. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 32,4 % des 55-64 ans ont un CAP ou un BEP » sans préciser le plus élevé : une personne titulaire d'un CAP puis d'un baccalauréat est comptée dans la ligne du baccalauréat, pas dans celle du CAP ;
- oublier le champ, limité aux 25-64 ans vivant en logement ordinaire : les moins de 25 ans, souvent encore en études, en sont exclus, de même que les personnes vivant en collectivité ;
- confondre la tranche d'âge avec une génération sans le dire : ces 55-64 ans de 2025 sont nés entre 1961 et 1970 environ.
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Ce tableau prouve-t-il que le niveau de diplôme s'est élevé au fil des générations ? Expliquez ce qu'il permet d'établir et ce qu'il ne permet pas d'établir.
Un tableau par tranche d'âge à une date donnée compare des générations différentes. Réfléchissez à ce qui, dans un écart entre âges, peut relever de l'âge lui-même plutôt que de la génération.
Correction
Réponse attendue : le tableau fournit un indice très fort, mais il demande une lecture prudente.
Ce qu'il établit. À une même date, les tranches d'âge se distinguent nettement : 43,9 % des 25-34 ans détiennent un diplôme supérieur à bac + 2, contre 27,0 % des 45-54 ans et 17,5 % des 55-64 ans ; à l'inverse, 22,5 % des 55-64 ans n'ont aucun diplôme ou le seul brevet, contre 10,0 % des 25-34 ans. Comme le diplôme s'obtient presque toujours avant 35 ans et ne se perd pas, ces écarts ne peuvent guère s'expliquer autrement que par un effet de génération : les personnes nées dans les années 1990 ont été scolarisées plus longtemps que celles nées dans les années 1960. C'est la traduction statistique de la massification scolaire.
Ce qu'il n'établit pas. D'abord, il s'agit d'une comparaison entre âges à une seule date, et non du suivi d'une même génération : une petite part de l'écart peut tenir à la reprise d'études ou à la formation continue, qui font encore progresser le diplôme après 35 ans, et à des différences de composition de la population (mortalité, migrations). Ensuite et surtout, le tableau ne dit rien des inégalités sociales d'accès au diplôme : l'élévation générale du niveau de formation est compatible avec le maintien d'écarts importants entre enfants de cadres et enfants d'ouvriers, que ce tableau ne permet pas de mesurer. Enfin, il ne dit rien de la valeur du diplôme sur le marché du travail : plus de diplômés du supérieur ne signifie pas mécaniquement plus de postes de cadres, et la dévaluation relative des titres est précisément l'un des arguments avancés contre une lecture optimiste de la moyennisation.
Une bonne réponse distingue clairement effet de génération et effet d'âge, cite au moins trois chiffres, et rappelle que l'élévation du niveau de diplôme ne dit rien à elle seule de la réduction des inégalités.