Lecture de données — Inflation totale et inflation sous-jacente dans la zone euro
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Document — Le taux d'inflation de la zone euro et ses composantes, de 2023 à 2026
| Composante de l'indice des prix (poids dans l'indice en 2026) | 2023 | 2024 | 2025 | Juin 2026 |
|---|---|---|---|---|
| Ensemble de l’indice (100,0 %) | 5,4 | 2,4 | 2,1 | 2,8 |
| Hors alimentation et énergie — « inflation sous-jacente » (72,0 %) | 4,9 | 2,8 | 2,4 | 2,4 |
| Énergie (9,0 %) | −2,0 | −2,2 | −1,4 | 8,5 |
| Alimentation, alcool et tabac (18,9 %) | 10,9 | 2,9 | 2,8 | 1,5 |
| dont services, sous-ensemble de l’inflation sous-jacente (46,8 %) | 4,9 | 4,0 | 3,4 | 3,2 |
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En juin 2026, quel est l'écart, en points de pourcentage, entre l'inflation totale et l'inflation sous-jacente ?
points de pourcentage
Correction
Réponse : 0.4 points de pourcentage
2,8 − 2,4 = 0,4 point. L'inflation totale dépasse ici l'inflation sous-jacente parce que les prix de l'énergie, exclus du calcul de la seconde, ont fortement augmenté (+8,5 %). Retenez que l'écart entre les deux mesures est presque toujours dû aux prix de l'énergie et de l'alimentation, très volatils.
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De combien de points de pourcentage le taux d'inflation de l'ensemble de l'indice a-t-il reculé entre 2023 et 2025 ?
points de pourcentage
Correction
Réponse : 3.3 points de pourcentage
5,4 − 2,1 = 3,3 points. Attention au piège de vocabulaire : les prix n'ont pas baissé de 3,3 %, ils ont continué à augmenter, mais moins vite. On parle de désinflation, à distinguer de la déflation, qui désignerait une baisse du niveau général des prix.
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L'énergie pèse pour 9,0 % dans l'indice. Quelle est sa contribution, en points de pourcentage, à l'inflation totale de juin 2026 ?
points de pourcentage
Correction
Réponse : 0.77 points de pourcentage
Contribution = poids × taux de variation de la composante = 0,090 × 8,5 = 0,77 point. Sur les 2,8 points d'inflation de juin 2026, l'énergie en explique donc à elle seule un peu plus de 0,7. C'est ainsi qu'un poste qui ne représente qu'un vingtième environ du budget des ménages peut faire basculer le chiffre d'ensemble.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 2,4 » située à l'intersection de la ligne « Hors alimentation et énergie » et de la colonne « 2025 ».
Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, la période et le champ, l'unité de mesure, et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon la Banque centrale européenne, en 2025, les prix à la consommation de la zone euro hors alimentation et énergie ont augmenté en moyenne de 2,4 % par rapport à 2024. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « les prix s'élevaient à 2,4 » : la colonne donne une variation en pourcentage, pas un niveau de prix ;
- oublier que la comparaison se fait par rapport à l'année précédente ;
- oublier le champ : il s'agit de la zone euro, et non de la France seule ;
- confondre cette ligne avec l'ensemble de l'indice, dont la hausse n'était que de 2,1 % la même année.
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La BCE a pour objectif principal une inflation de 2 % à moyen terme. Expliquez pourquoi elle suit à la fois l'inflation totale et l'inflation sous-jacente, puis dites ce que le tableau ne permet pas de savoir.
Comparez le comportement de la ligne « Énergie » à celui de la ligne « Hors alimentation et énergie ». Pour la seconde partie, demandez-vous ce qu'un indice moyen dit — ou ne dit pas — de chaque ménage.
Correction
Pourquoi deux mesures. L'inflation totale est celle qui compte pour le pouvoir d'achat : c'est la hausse des prix effectivement supportée par les ménages, et c'est sur elle que porte la cible de 2 %. Mais elle est très instable, parce que deux de ses composantes le sont. Le tableau le montre nettement : les prix de l'énergie baissent de 2,0 % en 2023, de 2,2 % en 2024, de 1,4 % en 2025, puis bondissent de 8,5 % en juin 2026 ; ceux de l'alimentation passent de +10,9 % en 2023 à +1,5 % en juin 2026.
L'inflation sous-jacente, qui exclut ces deux postes, est bien plus stable : 4,9 %, puis 2,8 %, 2,4 % et encore 2,4 %. Elle renseigne sur la tendance de fond, celle qui dépend de la demande intérieure et des salaires — d'où le rôle des services (46,8 % de l'indice), dont la hausse reste supérieure à 3 % sur toute la période. Comme la politique monétaire agit avec plusieurs trimestres de retard et n'a aucune prise sur le prix mondial du pétrole, la banque centrale aurait tort de réagir à chaque soubresaut de l'énergie : elle surveille donc les deux indicateurs.
Ce que le tableau ne dit pas. C'est une moyenne pour l'ensemble de la zone euro. Il ne dit rien de la dispersion entre pays, ni des écarts entre ménages : une famille qui se chauffe au fioul et roule beaucoup subit, en juin 2026, une inflation bien supérieure à 2,8 %, alors qu'un ménage urbain sans voiture en subit une plus faible. Le tableau ne dit rien non plus des causes de ces évolutions, ni de leur effet sur les revenus : pour savoir si le pouvoir d'achat progresse, il faudrait comparer cette hausse des prix à celle des revenus.