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Lecture de données — L'inflation d'un pays européen à l'autre

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.

Document — Le taux d'inflation annuel dans quelques pays de l'Union européenne en juin 2026

Pays ou ensembleTaux d'inflation sur un an en juin 2026 (%)
Suède1,0
Tchéquie1,1
France2,0
Allemagne2,4
Pays-Bas2,5
Finlande2,7
Italie3,0
Autriche3,2
Espagne3,6
Croatie4,2
Lituanie5,4
Roumanie9,2
Zone euro2,8
Union européenne2,9
Source : Eurostat, communiqué « Euro indicators » n° 2-17072026-AP, « Annual inflation down to 2.8% in the euro area », 17 juillet 2026. · Champ : Union européenne. Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) ; variation sur douze mois, en pourcentage, du niveau de juin 2026 par rapport à juin 2025. Le tableau ne retient qu'une sélection de douze États membres parmi les vingt-sept. Parmi eux, la Suède, la Tchéquie et la Roumanie n'ont pas adopté l'euro et conservent donc leur propre banque centrale et leur propre politique monétaire. · Lecture : En juin 2026, les prix à la consommation ont augmenté de 2,0 % sur un an en France, contre 2,8 % dans l'ensemble de la zone euro.
  1. Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre le taux d'inflation de la Roumanie et celui de la Suède ?

    points de pourcentage

    Correction

    Réponse : 8.2 points de pourcentage

    9,2 − 1,0 = 8,2 points. L'écart est considérable pour un même marché unique. On peut aussi le formuler autrement : les prix roumains augmentent plus de neuf fois plus vite que les prix suédois (9,2 / 1,0 = 9,2).

  2. De combien de points de pourcentage le taux d'inflation français est-il inférieur à celui de l'ensemble de la zone euro ?

    points de pourcentage

    Correction

    Réponse : 0.8 points de pourcentage

    2,8 − 2,0 = 0,8 point. La France se situe donc parmi les pays de la zone euro où les prix augmentent le moins vite en juin 2026, aux côtés de l'Allemagne (2,4 %) et des Pays-Bas (2,5 %). C'est une moyenne pondérée : le taux de la zone euro n'est pas la moyenne simple des taux nationaux, chaque pays y pèse à proportion de sa consommation.

  3. Parmi les douze pays du tableau (sans compter la zone euro et l'Union européenne), combien affichent un taux d'inflation strictement supérieur à la cible de 2 % de la BCE ?

    pays

    Correction

    Réponse : 9 pays

    Allemagne (2,4), Pays-Bas (2,5), Finlande (2,7), Italie (3,0), Autriche (3,2), Espagne (3,6), Croatie (4,2), Lituanie (5,4) et Roumanie (9,2) : soit 9 pays. La France, à 2,0 %, est exactement à la cible et n'est donc pas comptée ; la Suède et la Tchéquie sont en dessous. Attention : la cible de 2 % de la BCE porte sur la moyenne de la zone euro à moyen terme, pas sur chaque pays pris isolément.

  4. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 5,4 » du tableau.

    Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, la période et le champ, l'unité de mesure, et la grandeur mesurée.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon Eurostat, en juin 2026, les prix à la consommation ont augmenté de 5,4 % en Lituanie par rapport à juin 2025. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • écrire « les prix lituaniens sont supérieurs de 5,4 % à ceux de la zone euro » : la donnée compare la Lituanie à elle-même un an plus tôt, pas à ses voisins ;
    • oublier la période de référence, alors que le taux se lit toujours sur douze mois ;
    • confondre une inflation forte avec un niveau de prix élevé : un pays où les prix sont bas peut connaître une inflation rapide, et inversement.
  5. Les pays de la zone euro partagent une politique monétaire unique. Montrez, à l'aide du tableau, en quoi cela constitue une difficulté, puis indiquez ce que ce document ne permet pas d'expliquer.

    Comparez les taux des pays qui utilisent l'euro entre eux. Demandez-vous ensuite ce que la BCE peut, et ne peut pas, faire pour chacun d'eux.

    Correction

    La difficulté. La BCE fixe un seul jeu de taux directeurs pour l'ensemble de la zone euro. Or, en juin 2026, les situations nationales sont très différentes à l'intérieur même de cette zone : la France est à 2,0 %, l'Allemagne à 2,4 %, tandis que la Croatie atteint 4,2 % et la Lituanie 5,4 %, soit 3,4 points de plus que la France. Une politique monétaire calibrée sur la moyenne de la zone (2,8 %) est donc mécaniquement trop restrictive pour les pays les moins inflationnistes et trop accommodante pour les autres. C'est le prix de la monnaie unique : en adoptant l'euro, un État renonce à un instrument d'ajustement national.

    À l'inverse, la Suède, la Tchéquie et la Roumanie ont conservé leur monnaie et leur banque centrale : elles peuvent fixer leurs propres taux en fonction de leur seule situation intérieure.

    Ce que le document ne dit pas. Il donne un résultat, pas une cause. Rien n'y explique pourquoi les prix montent de 9,2 % en Roumanie et de 1,0 % en Suède : poids de l'énergie dans la consommation, dynamique des salaires, fiscalité indirecte, taux de change pour les pays hors zone euro, rythme de croissance. Le tableau ne dit rien non plus de la répartition de cette inflation entre les produits ni entre les ménages, ni de son effet sur le pouvoir d'achat, qui dépend aussi de l'évolution des revenus.

Notions : inflation banque centrale politique monétaire

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Tout le chapitre : La monnaie et sa création