Aller au contenu

Lecture de données — Les billets et les pièces en euros en circulation

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.

Document — La valeur des billets en euros en circulation dans l'Eurosystème, par coupure

CoupureFin 2023 (milliards €)Fin 2024 (milliards €)
Billet de 5 €11,011,3
Billet de 10 €30,831,6
Billet de 20 €97,298,6
Billet de 50 €731,3750,1
Billet de 100 €395,0407,7
Billet de 200 €168,7169,9
Billet de 500 €133,3119,0
Ensemble des billets1 567,21 588,3
Pour mémoire — pièces en euros33,534,5
Source : Banque de France, « Chiffres clés sur les billets et les pièces », données 2024, publié en 2025. · Champ : Eurosystème (Banque centrale européenne et banques centrales nationales de la zone euro). Émissions nettes cumulées de billets et de pièces en euros, en valeur, au 31 décembre de chaque année, en milliards d'euros. Le billet de 500 € n'est plus émis depuis 2019, mais les coupures déjà en circulation conservent leur cours légal. La somme des coupures peut s'écarter du total de 0,1 milliard d'euros du fait des arrondis. · Lecture : À la fin de l'année 2024, la valeur des billets de 50 € en circulation dans l'Eurosystème s'élevait à 750,1 milliards d'euros, sur un total de 1 588,3 milliards d'euros de billets.
  1. Quelle part le billet de 50 € représente-t-il dans la valeur totale des billets en circulation à fin 2024, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 47.23 %

    750,1 / 1 588,3 × 100 ≈ 47,2 %. À lui seul, le billet de 50 € représente donc près de la moitié de la valeur des billets en circulation : c'est la coupure de transaction par excellence, celle que délivrent les distributeurs automatiques.

  2. Quel est le taux de variation de la valeur des billets de 500 € en circulation entre fin 2023 et fin 2024, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : -10.73 %

    (119,0 − 133,3) / 133,3 × 100 ≈ −10,7 %. C'est la seule coupure dont la valeur en circulation recule. L'Eurosystème a cessé d'émettre le billet de 500 € en 2019, notamment parce que sa valeur élevée en faisait un support commode pour les activités illicites : le stock existant se réduit donc au fil des retours aux guichets.

  3. Quelle part les pièces représentent-elles dans l'ensemble « billets + pièces » à fin 2024, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 2.13 %

    Ensemble = 1 588,3 + 34,5 = 1 622,8 milliards d'euros. Part des pièces = 34,5 / 1 622,8 × 100 ≈ 2,1 %. Les pièces sont très nombreuses mais de faible valeur unitaire : elles ne pèsent presque rien dans la valeur totale de la monnaie fiduciaire. Notez au passage que les pièces sont, dans la zone euro, émises par les Trésors nationaux et non par la banque centrale.

  4. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 1 588,3 » du tableau.

    Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, la période et le champ, l'unité de mesure, et la grandeur mesurée.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon la Banque de France, à la fin de l'année 2024, la valeur des billets en euros en circulation dans l'Eurosystème s'élevait à 1 588,3 milliards d'euros. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • oublier l'unité : « 1 588,3 » seul ne veut rien dire ; il s'agit de milliards d'euros, et non de nombre de billets ;
    • écrire « en France » : le champ est l'ensemble de la zone euro ;
    • confondre un stock (la valeur en circulation à une date) et un flux (le nombre de billets fabriqués dans l'année).
  5. Ce document mesure-t-il la quantité de monnaie en circulation dans la zone euro ? Justifiez, puis expliquez qui décide du montant de billets en circulation.

    Comparez l'ordre de grandeur du total de ce tableau à celui des dépôts à vue. Pour la seconde partie, demandez-vous ce qui se passe quand vous retirez 50 € au distributeur.

    Correction

    Première partie : non. Ce tableau ne recense que la monnaie fiduciaire, c'est-à-dire les billets et les pièces. Or celle-ci ne constitue qu'une petite fraction des moyens de paiement : l'essentiel de la monnaie est scripturale, inscrite sur les comptes de dépôt tenus par les banques commerciales. Avec environ 1 600 milliards d'euros de billets pour un agrégat M1 de plusieurs milliers de milliards, la monnaie que l'on peut tenir dans la main représente de l'ordre d'un septième seulement des moyens de paiement immédiatement disponibles. Un élève qui conclurait de ce tableau que « la BCE crée la monnaie » commettrait donc l'erreur centrale du chapitre.

    Seconde partie : ce sont les utilisateurs. Contrairement à une idée répandue, la banque centrale ne décide pas de « faire tourner la planche à billets » : elle répond à la demande. Quand un client retire 50 € au distributeur, sa banque doit se procurer ce billet auprès de la banque centrale, en échange d'une somme prélevée sur son compte à la banque centrale. Le montant de billets en circulation est donc déterminé par la demande d'espèces du public ; la banque centrale en assure seulement la fourniture et la qualité. Ce mécanisme explique aussi que le retrait de billets ne crée aucune monnaie : il transforme de la monnaie scripturale en monnaie fiduciaire, sans en changer le total.

    Une bonne réponse mobilise le couple monnaie fiduciaire / monnaie scripturale et rappelle que le retrait d'espèces oblige la banque commerciale à détenir de la monnaie centrale.

Notions : monnaie masse monétaire banque centrale monnaie centrale

Autres exercices du chapitre

Tout le chapitre : La monnaie et sa création