Lecture de données — Les crédits aux particuliers en France
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Document — Encours, croissance et taux d'intérêt des crédits aux particuliers en France en mai 2026
| Catégorie de crédit | Encours à fin mai 2026 (milliards €) | Taux de croissance de l'encours sur un an (%) | Taux d'intérêt moyen des crédits nouveaux en mai 2026 (%) |
|---|---|---|---|
| Crédits à l'habitat | 1 284 | 0,2 | 3,21 |
| Crédits à la consommation | 219 | 2,2 | 6,53 |
| Autres crédits | 36 | 18,5 | n.d. |
| Ensemble des crédits aux particuliers | 1 539 | 0,9 | n.d. |
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Quelle part les crédits à l'habitat représentent-ils dans l'encours total des crédits aux particuliers, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 83.43 %
1 284 / 1 539 × 100 ≈ 83,4 %. Plus de quatre cinquièmes de l'endettement des particuliers financent le logement. C'est donc principalement le crédit immobilier qui pilote la création monétaire liée aux ménages : quand le marché du logement se grippe, la création monétaire ralentit mécaniquement.
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Quel était l'encours total des crédits aux particuliers un an plus tôt, en milliards d'euros ? (L'encours a progressé de 0,9 % sur un an.)
milliards €
Correction
Réponse : 1525.3 milliards €
Encours antérieur = encours actuel / (1 + taux de croissance) = 1 539 / 1,009 ≈ 1 525,3 milliards d'euros. On divise, on ne soustrait pas 0,9 % : appliquer un pourcentage à la valeur d'arrivée au lieu de la valeur de départ est l'erreur la plus fréquente.
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L'encours total des crédits aux particuliers a progressé de 0,9 % sur un an. De combien de milliards d'euros a-t-il augmenté ?
milliards €
Correction
Réponse : 13.73 milliards €
Encours un an plus tôt = 1 539 / 1,009 ≈ 1 525,3 milliards. Augmentation = 1 539 − 1 525,3 ≈ 13,7 milliards d'euros. Ce solde est la bonne façon de raisonner : il correspond à l'excédent des crédits nouvellement accordés sur les crédits remboursés, c'est-à-dire à la création monétaire nette liée aux particuliers sur un an. Une erreur fréquente consiste à calculer 1 539 × 0,9 % = 13,9 : on applique alors le taux à l'encours d'arrivée au lieu de l'encours de départ.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 1 284 » du tableau.
Une phrase de lecture complète comporte quatre éléments : la source, la période et le champ, l'unité de mesure, et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon la Banque de France, en mai 2026, l'encours des crédits à l'habitat accordés aux particuliers en France s'élevait à 1 284 milliards d'euros. »
Une phrase de lecture complète comporte la source, la date, le champ, l'unité et la grandeur mesurée. Les erreurs fréquentes : oublier qu'il s'agit d'un encours — un stock à une date — et non d'un flux de crédits accordés pendant le mois ; oublier l'unité, qui se compte ici en milliards.
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En vous appuyant sur le tableau, expliquez le lien entre le niveau des taux d'intérêt et la création monétaire. Précisez ensuite ce que ce document ne permet pas de mesurer.
Rapprochez la colonne des taux d'intérêt de celle des taux de croissance des encours. Pour la seconde partie, demandez-vous quels autres agents empruntent.
Correction
Le lien. Les crédits accordés par les banques créent de la monnaie ; leurs remboursements la détruisent. La masse monétaire liée aux particuliers ne progresse donc que si les crédits nouveaux dépassent les remboursements — c'est précisément ce que mesure la colonne des taux de croissance des encours. Or ces taux sont très faibles : +0,2 % seulement pour l'habitat, +0,9 % pour l'ensemble, soit environ 13,7 milliards d'euros en un an sur un encours de 1 539 milliards. La création monétaire liée aux particuliers est donc quasiment à l'arrêt.
Le tableau en suggère la raison : le taux des crédits nouveaux à l'habitat atteint 3,21 %, un niveau qui rend beaucoup de projets d'achat non rentables ou inaccessibles pour les emprunteurs. On retrouve ici le canal de transmission de la politique monétaire : la banque centrale relève ses taux directeurs → le refinancement des banques coûte plus cher → les banques relèvent les taux des crédits → la demande de crédit recule → la création monétaire ralentit → la demande globale, puis l'inflation, faiblissent.
On notera cependant que les crédits à la consommation progressent plus vite (+2,2 %) alors qu'ils sont bien plus chers (6,53 %) : le niveau du taux n'explique donc pas tout, la durée d'engagement et la nature du besoin comptent également.
Ce que le document ne mesure pas. Il ne porte que sur les particuliers en France : il ne dit rien des crédits aux entreprises ni à l'ensemble des ménages au sens statistique, alors que la création monétaire vient tout autant d'eux. Il donne un encours et un taux de croissance, mais pas les deux flux qui les produisent — le montant des crédits accordés d'un côté, celui des remboursements de l'autre. Enfin, il ne dit rien de la répartition de cet endettement entre les ménages ni de leur capacité à rembourser.