Lecture de données — Que font les associations françaises ?
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Répartition des associations selon leur domaine d’activité principal en France en 2018
| Domaine d’activité principal | Associations employeuses (%) | Associations non employeuses (%) | Ensemble (%) |
|---|---|---|---|
| Sports | 26 | 24 | 24 |
| Loisirs, divertissements, vie sociale | 6 | 21 | 19 |
| Défense de causes, de droits, d’intérêts | 10 | 16 | 15 |
| Spectacles et activités artistiques | 16 | 13 | 14 |
| Enseignement, formation et recherche | 12 | 7 | 7 |
| Action sociale, humanitaire ou caritative (hors hébergement) | 12 | 6 | 7 |
| Activités culturelles (hors spectacles) | 4 | 7 | 6 |
| Santé | 3 | 3 | 3 |
| Gestion de services économiques et développement local | 8 | 2 | 3 |
| Hébergement social ou médico-social | 3 | 0 | 1 |
| Ensemble | 100 | 100 | 100 |
| Nombre d’associations | 170 000 | 1 100 000 | 1 270 000 |
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Quelle part de l’ensemble des associations a le sport pour domaine d’activité principal, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 24 %
Lecture directe de la ligne « Sports », colonne « Ensemble ». Le sport est le premier domaine associatif en nombre de structures, ce qui rappelle que la vie associative n’est pas d’abord militante.
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Pour le domaine « Loisirs, divertissements, vie sociale », quel est l’écart entre la part des associations employeuses et celle des associations non employeuses, en points de pourcentage ?
points de %
Correction
Réponse : -15 points de %
6 − 21 = −15 points de pourcentage. Les associations de loisirs fonctionnent presque uniquement grâce à des bénévoles, alors que l’action sociale ou l’enseignement, qui exigent des professionnels, sont surreprésentés parmi les associations employeuses.
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Quelle part de l’ensemble des associations est non employeuse, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 86.6 %
1 100 000 / 1 270 000 × 100 ≈ 86,6 %. Près de neuf associations sur dix n’emploient donc aucun salarié : le tissu associatif français repose massivement sur le bénévolat.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 15 » de la colonne « Ensemble ».
Précisez la source, l’année, le champ, l’unité et la population de référence.
Correction
Phrase attendue : « Selon l’Insee, en 2018, en France, 15 % des associations relevant de la loi 1901 avaient pour domaine d’activité principal la défense de causes, de droits ou d’intérêts. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 15 % des Français adhèrent à une association de défense de causes » : le tableau compte des associations, pas des personnes ;
- oublier la mention « domaine d’activité principal » : une association sportive peut aussi défendre des causes, elle n’est comptée qu’une fois ;
- confondre le nombre d’associations avec leur poids réel : les 15 % d’associations de défense de causes ne représentent pas 15 % des budgets ni 15 % des bénévoles.
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Peut-on déduire de ce tableau que l’engagement associatif des Français est essentiellement de loisir plutôt que politique ? Justifiez.
Distinguez ce que compte le tableau (des structures) de ce qu’il ne compte pas (des adhérents, des heures, des budgets), et interrogez la frontière entre loisir et politique.
Correction
Réponse attendue : la conclusion est tentante mais le tableau ne l’autorise pas.
Ce que le tableau montre. Les domaines les plus nombreux sont le sport (24 %), les loisirs et la vie sociale (19 %) et les spectacles et activités artistiques (14 %), soit 57 % des associations. La défense de causes, de droits et d’intérêts — le domaine le plus directement politique — n’en représente que 15 %, et l’action sociale ou humanitaire 7 %.
Trois raisons de nuancer.
- Le tableau dénombre des structures, pas des adhérents, des bénévoles ou des budgets. Une fédération de défense de l’environnement et un club de pétanque comptent chacun pour une association. Rien n’indique que la répartition des engagements individuels suive celle des structures.
- La frontière entre loisir et politique n’est pas étanche : un club sportif forme des dirigeants bénévoles, apprend à tenir une assemblée générale, à rédiger des statuts, à négocier avec une municipalité. Ces compétences militantes sont transférables, et l’association de loisir peut se muer en groupe de pression lorsqu’un équipement est menacé.
- Le programme retient une définition large de l’engagement politique : toute participation volontaire à la vie de la cité susceptible de peser sur les décisions publiques. À ce titre, une association de parents d’élèves ou un comité de quartier relèvent bien de l’engagement politique, quel que soit le domaine sous lequel ils sont classés.
Conclusion. Le tableau décrit la structure de l’offre associative, pas l’intensité ni le sens politique de l’engagement. Il montre surtout que l’association est en France une forme d’organisation ordinaire de la vie collective — 1,27 million de structures — et non le seul instrument des mobilisations.