Lecture de données — Quatre pays de la zone euro en 2025
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Document — Situation économique de quatre pays de la zone euro en 2025
| Pays | Solde public (% du PIB) | Dette publique (% du PIB) | Taux d’inflation (IPCH, %) | Taux de croissance du PIB en volume (%) |
|---|---|---|---|---|
| France | −5,1 | 115,6 | 0,9 | 0,8 |
| Irlande | +1,8 | 32,9 | 2,1 | 8,0 |
| Italie | −3,1 | 137,1 | 1,7 | 0,5 |
| Pays-Bas | −1,6 | 44,4 | 3,0 | 1,6 |
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Combien de pays respectent simultanément les deux règles budgétaires (déficit inférieur à 3 % du PIB et dette inférieure à 60 % du PIB) ?
pays
Correction
Réponse : 2 pays
Seules l’Irlande (+1,8 % et 32,9 %) et les Pays-Bas (−1,6 % et 44,4 %) satisfont les deux conditions. L’Italie n’est qu’à 0,1 point du seuil de déficit (−3,1 %) mais sa dette atteint 137,1 % du PIB : il faut vérifier les deux critères, et non l’un seulement. Notez que l’Irlande n’a pas de déficit du tout — son solde est positif, c’est un excédent.
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Quel est l’écart entre la dette publique de l’Italie et celle de l’Irlande, en points de pourcentage du PIB ?
points de %
Correction
Réponse : 104.2 points de %
137,1 − 32,9 = 104,2 points de pourcentage. On soustrait ici deux pourcentages : le résultat s’exprime en points, jamais en pourcentage, sous peine de laisser croire à une variation relative.
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Combien de fois la dette publique de l’Italie, rapportée au PIB, est-elle plus élevée que celle de l’Irlande ?
fois
Correction
Réponse : 4.17 fois
137,1 / 32,9 ≈ 4,17. Ce coefficient multiplicateur complète l’écart calculé précédemment : le même écart de 104 points serait bien moins significatif entre deux pays déjà très endettés.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 3,0 » relative aux Pays-Bas.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l’unité et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon Eurostat, en 2025, les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 3,0 % aux Pays-Bas, mesurés par l’indice des prix à la consommation harmonisé. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire que « l’inflation est de 3,0 points », alors qu’il s’agit bien d’un taux de variation en pourcentage ;
- confondre la hausse des prix avec le niveau des prix ;
- oublier de préciser qu’il s’agit d’une moyenne annuelle, et non d’un glissement de fin d’année.
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En vous appuyant sur le tableau, expliquez pourquoi une politique monétaire unique est difficile à conduire dans la zone euro.
Comparez la situation de la France et celle des Pays-Bas, puis demandez-vous quel taux directeur conviendrait à chacune.
Correction
Réponse attendue : ces quatre pays partagent la même monnaie et la même banque centrale, mais connaissent des conjonctures très différentes. En 2025, l’inflation va de 0,9 % en France à 3,0 % aux Pays-Bas, soit un écart de 2,1 points, et la croissance du PIB en volume de 0,5 % en Italie à 8,0 % en Irlande.
Or la BCE ne dispose que d’un seul taux directeur pour l’ensemble de la zone, et le fixe au vu de la situation moyenne. Les Pays-Bas, dont l’inflation atteint 3,0 %, auraient besoin d’un taux plus élevé pour freiner la demande. La France, dont l’inflation n’est que de 0,9 % et la croissance de 0,8 %, aurait au contraire besoin d’un taux bas pour soutenir l’activité. Une hausse des taux adaptée aux Pays-Bas pèserait sur la France et sur l’Italie ; une baisse adaptée à la France alimenterait l’inflation néerlandaise. La politique monétaire unique est donc trop restrictive pour les uns et trop accommodante pour les autres.
La difficulté est aggravée par l’état des finances publiques. Les deux pays dont la croissance est la plus faible sont aussi ceux dont les marges budgétaires sont les plus étroites : l’Italie (0,5 % de croissance) porte une dette de 137,1 % du PIB, et la France (0,8 % de croissance) affiche à la fois une dette de 115,6 % du PIB et un déficit de 5,1 % du PIB, très au-delà du seuil de 3 %. À l’inverse, l’Irlande et les Pays-Bas, moins endettés, disposent d’une marge de manœuvre budgétaire dont ils ont bien moins besoin.
Une bonne réponse cite au moins trois chiffres et conclut sur la nécessité d’une coordination des politiques budgétaires nationales.
Précaution de lecture : le taux de croissance irlandais doit être interprété avec prudence. Le PIB de l’Irlande est fortement influencé par l’activité comptable des multinationales qui y sont implantées, ce qui en fait un indicateur peu représentatif de la conjoncture réellement vécue dans le pays. C’est un bon rappel qu’un chiffre officiel exact n’est pas pour autant un chiffre facile à interpréter.