QCM — Les politiques économiques dans la zone euro
Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.
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Qui décide de la politique monétaire des pays de la zone euro ?
Correction
Réponse : La Banque centrale européenne
Les deux premières institutions interviennent bien dans la surveillance budgétaire, ce qui explique la confusion, mais elles n’ont aucun pouvoir monétaire. Depuis le passage à l’euro, ce pouvoir est transféré à une institution indépendante et commune.
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Quel est l’objectif prioritaire assigné à la BCE par les traités européens ?
Correction
Réponse : La stabilité des prix
La BCE soutient aussi les politiques économiques générales de l’Union, mais seulement « sans préjudice » de la stabilité des prix. Le double mandat prix-emploi est celui de la banque centrale américaine, non de la BCE.
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Le taux directeur désigne :
Correction
Réponse : Le taux auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la banque centrale
Les trois autres taux existent bel et bien, mais aucun n’est fixé par la banque centrale : elle agit sur eux indirectement. Le taux directeur est le seul qu’elle décide, et c’est par sa diffusion que la politique monétaire opère.
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Une hausse du taux directeur a normalement pour effet de :
Correction
Réponse : Freiner la demande de crédit, donc la demande globale et l’inflation
Le dernier choix inverse l’effet réel : des taux plus élevés attirent les capitaux et tendent à faire s’apprécier l’euro. Quant au déficit public, il est plutôt alourdi par la hausse du coût de l’emprunt de l’État.
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Le déficit public correspond à :
Correction
Réponse : L’excédent des dépenses des administrations publiques sur leurs recettes au cours d’une année
Le deuxième choix définit la dette publique : confondre le flux annuel et le stock accumulé est l’erreur la plus fréquente du chapitre. Le troisième désigne le déficit commercial, qui relève des échanges avec l’étranger.
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Le ratio dette publique / PIB d’un pays augmente lorsque :
Correction
Réponse : La dette publique croît plus vite que le PIB
Ce ratio est un rapport : il faut donc suivre ses deux termes. Réduire les dépenses agit sur le numérateur mais peut aussi freiner le PIB au dénominateur, et une inflation forte tend au contraire à alléger le ratio en gonflant le PIB en valeur.
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Quels sont les avantages attendus de la monnaie unique ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : La suppression du risque de change entre les pays membres ; La disparition des coûts de conversion d’une monnaie à l’autre ; Une comparaison directe des prix d’un pays à l’autre
La dévaluation est précisément ce que la monnaie unique rend impossible : c’est un instrument perdu, et non un avantage gagné. Un pays devenu moins compétitif doit désormais passer par une baisse de ses coûts internes, bien plus longue et plus douloureuse.
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Quels instruments relèvent de la politique budgétaire ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : La modification des taux d’imposition ; Le niveau des dépenses publiques de fonctionnement ; Les programmes d’investissement public
Le rachat de titres est une opération de politique monétaire menée par la banque centrale, même s’il porte sur de la dette publique : c’est l’acteur qui décide, et non l’objet de l’opération, qui détermine la nature de la politique.
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Une politique budgétaire de relance consiste à :
Correction
Réponse : Augmenter les dépenses publiques ou baisser les impôts afin de soutenir la demande
Le troisième choix décrit une politique monétaire expansive : les deux politiques peuvent viser le même but, mais elles n’ont ni le même décideur ni les mêmes instruments. Le deuxième choix décrit la politique inverse, celle de rigueur.
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Pourquoi une politique monétaire unique pose-t-elle problème dans la zone euro ?
Correction
Réponse : Parce que les conjonctures nationales sont hétérogènes : un même taux ne peut convenir à tous les pays
Le taux directeur est fixé au vu de la moyenne de la zone. Un taux adapté à un pays en surchauffe est trop élevé pour un pays en récession, et inversement : la politique monétaire ne peut donc être optimale nulle part si les situations divergent.
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Selon la théorie des zones monétaires optimales, une union monétaire fonctionne d’autant mieux que :
Correction
Réponse : Les travailleurs et les capitaux circulent facilement entre les pays membres
Puisque le taux de change ne peut plus servir d’amortisseur, il faut d’autres mécanismes d’ajustement : la mobilité de la main-d’œuvre vers les régions qui embauchent, la flexibilité des prix et des salaires, et des transferts budgétaires entre régions touchées inégalement.