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QCM — Les politiques économiques dans la zone euro

Compréhension du coursQCMIntermédiaire11 min

Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.

  1. Qui décide de la politique monétaire des pays de la zone euro ?

    Correction

    Réponse : La Banque centrale européenne

    Les deux premières institutions interviennent bien dans la surveillance budgétaire, ce qui explique la confusion, mais elles n’ont aucun pouvoir monétaire. Depuis le passage à l’euro, ce pouvoir est transféré à une institution indépendante et commune.

  2. Quel est l’objectif prioritaire assigné à la BCE par les traités européens ?

    Correction

    Réponse : La stabilité des prix

    La BCE soutient aussi les politiques économiques générales de l’Union, mais seulement « sans préjudice » de la stabilité des prix. Le double mandat prix-emploi est celui de la banque centrale américaine, non de la BCE.

  3. Le taux directeur désigne :

    Correction

    Réponse : Le taux auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la banque centrale

    Les trois autres taux existent bel et bien, mais aucun n’est fixé par la banque centrale : elle agit sur eux indirectement. Le taux directeur est le seul qu’elle décide, et c’est par sa diffusion que la politique monétaire opère.

  4. Une hausse du taux directeur a normalement pour effet de :

    Correction

    Réponse : Freiner la demande de crédit, donc la demande globale et l’inflation

    Le dernier choix inverse l’effet réel : des taux plus élevés attirent les capitaux et tendent à faire s’apprécier l’euro. Quant au déficit public, il est plutôt alourdi par la hausse du coût de l’emprunt de l’État.

  5. Le déficit public correspond à :

    Correction

    Réponse : L’excédent des dépenses des administrations publiques sur leurs recettes au cours d’une année

    Le deuxième choix définit la dette publique : confondre le flux annuel et le stock accumulé est l’erreur la plus fréquente du chapitre. Le troisième désigne le déficit commercial, qui relève des échanges avec l’étranger.

  6. Le ratio dette publique / PIB d’un pays augmente lorsque :

    Correction

    Réponse : La dette publique croît plus vite que le PIB

    Ce ratio est un rapport : il faut donc suivre ses deux termes. Réduire les dépenses agit sur le numérateur mais peut aussi freiner le PIB au dénominateur, et une inflation forte tend au contraire à alléger le ratio en gonflant le PIB en valeur.

  7. Quels sont les avantages attendus de la monnaie unique ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : La suppression du risque de change entre les pays membres ; La disparition des coûts de conversion d’une monnaie à l’autre ; Une comparaison directe des prix d’un pays à l’autre

    La dévaluation est précisément ce que la monnaie unique rend impossible : c’est un instrument perdu, et non un avantage gagné. Un pays devenu moins compétitif doit désormais passer par une baisse de ses coûts internes, bien plus longue et plus douloureuse.

  8. Quels instruments relèvent de la politique budgétaire ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : La modification des taux d’imposition ; Le niveau des dépenses publiques de fonctionnement ; Les programmes d’investissement public

    Le rachat de titres est une opération de politique monétaire menée par la banque centrale, même s’il porte sur de la dette publique : c’est l’acteur qui décide, et non l’objet de l’opération, qui détermine la nature de la politique.

  9. Une politique budgétaire de relance consiste à :

    Correction

    Réponse : Augmenter les dépenses publiques ou baisser les impôts afin de soutenir la demande

    Le troisième choix décrit une politique monétaire expansive : les deux politiques peuvent viser le même but, mais elles n’ont ni le même décideur ni les mêmes instruments. Le deuxième choix décrit la politique inverse, celle de rigueur.

  10. Pourquoi une politique monétaire unique pose-t-elle problème dans la zone euro ?

    Correction

    Réponse : Parce que les conjonctures nationales sont hétérogènes : un même taux ne peut convenir à tous les pays

    Le taux directeur est fixé au vu de la moyenne de la zone. Un taux adapté à un pays en surchauffe est trop élevé pour un pays en récession, et inversement : la politique monétaire ne peut donc être optimale nulle part si les situations divergent.

  11. Selon la théorie des zones monétaires optimales, une union monétaire fonctionne d’autant mieux que :

    Correction

    Réponse : Les travailleurs et les capitaux circulent facilement entre les pays membres

    Puisque le taux de change ne peut plus servir d’amortisseur, il faut d’autres mécanismes d’ajustement : la mobilité de la main-d’œuvre vers les régions qui embauchent, la flexibilité des prix et des salaires, et des transferts budgétaires entre régions touchées inégalement.

Notions : politique monétaire BCE taux directeur politique budgétaire déficit public dette publique zone monétaire optimale

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