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Lecture de données — L’inflation diffère d’un pays de la zone euro à l’autre

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.

Document — Taux d’inflation dans douze pays de la zone euro en 2025

PaysTaux d’inflation (IPCH, moyenne annuelle 2025, %)
Estonie4,8
Croatie4,4
Slovaquie4,2
Lettonie3,8
Autriche3,6
Belgique3,0
Grèce2,9
Espagne2,7
Allemagne2,3
Portugal2,2
Finlande1,8
Chypre0,8
Ensemble de la zone euro (20 pays)2,1
Source : Eurostat, indice des prix à la consommation harmonisé, taux d’inflation en moyenne annuelle, année 2025 (tec00118). · Champ : Douze États membres de la zone euro et ensemble de la zone euro à vingt pays, année 2025. Taux de variation de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), moyenne annuelle par rapport à l’année précédente. · Lecture : En 2025, les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 4,8 % en Estonie, contre 0,8 % à Chypre.
  1. Quel est l’écart, en points de pourcentage, entre le taux d’inflation le plus élevé et le taux le plus faible du tableau ?

    points de %

    Correction

    Réponse : 4 points de %

    4,8 (Estonie) − 0,8 (Chypre) = 4,0 points de pourcentage. Deux pays qui partagent la même monnaie, la même banque centrale et le même taux directeur ont connu la même année des hausses de prix dans un rapport de un à six.

  2. Combien des douze pays du tableau ont un taux d’inflation supérieur à la cible de 2 % de la BCE ?

    pays

    Correction

    Réponse : 10 pays

    Seules la Finlande (1,8 %) et Chypre (0,8 %) sont sous la cible : 10 pays sur 12 la dépassent. Pourtant, l’ensemble de la zone euro n’affiche que 2,1 %. Ce n’est pas une contradiction : l’indice de la zone est une moyenne pondérée par le poids de la consommation de chaque pays, et les pays les plus peuplés y comptent bien davantage que l’Estonie ou Chypre.

  3. De combien de points l’inflation autrichienne dépasse-t-elle celle de l’ensemble de la zone euro ?

    points de %

    Correction

    Réponse : 1.5 points de %

    3,6 − 2,1 = 1,5 point de pourcentage. On soustrait ici deux taux : le résultat s’exprime en points, jamais en pourcentage.

  4. Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 2,2 » relative au Portugal.

    Une phrase de lecture complète précise la source, la période, le champ, l’unité et la grandeur mesurée.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon Eurostat, en 2025, les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 2,2 % au Portugal, mesurés par l’indice des prix à la consommation harmonisé. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • écrire « les prix sont de 2,2 % », ce qui confond le niveau des prix et leur variation ;
    • écrire « 2,2 points », alors qu’il s’agit d’un taux de variation en pourcentage ;
    • oublier de préciser qu’il s’agit d’une moyenne annuelle, et non d’une hausse observée à un mois donné.
  5. La BCE vise une inflation de 2 % pour l’ensemble de la zone euro. En vous appuyant sur le tableau, montrez que l’atteinte de cette cible ne signifie pas que la politique monétaire convient à chaque pays.

    Comparez d’abord le chiffre de la zone euro à ceux des pays pris un par un, puis demandez-vous quel taux directeur conviendrait à l’Estonie et lequel conviendrait à Chypre.

    Correction

    Réponse attendue : en 2025, l’inflation de la zone euro s’établit à 2,1 %, soit presque exactement la cible de la BCE. Du point de vue de l’objectif inscrit dans son mandat, la politique monétaire est donc une réussite.

    Mais cette moyenne recouvre des situations très dispersées : l’inflation va de 0,8 % à Chypre à 4,8 % en Estonie, soit un écart de 4 points, et dix des douze pays du tableau dépassent 2 %. Le chiffre de 2,1 % ne correspond, en réalité, à la situation d’aucun pays en particulier : il résulte d’une moyenne pondérée dans laquelle les grands pays pèsent lourd.

    Or la BCE ne dispose que d’un taux directeur unique. Un pays dont les prix augmentent de 4,8 % aurait besoin d’un taux nettement plus élevé pour freiner la demande et le crédit ; un pays dont les prix n’augmentent que de 0,8 % aurait au contraire besoin d’un taux bas pour soutenir l’activité. Le taux effectivement retenu, calibré sur la moyenne, est donc trop bas pour l’Estonie et trop élevé pour Chypre : il n’est optimal pour personne.

    Une bonne réponse cite au moins trois chiffres et conclut en reliant ce constat à la théorie des zones monétaires optimales : faute de taux de change national, l’ajustement doit passer par d’autres canaux — mobilité du travail, flexibilité des prix et des salaires, transferts budgétaires — ou par les politiques budgétaires nationales, ce qui suppose leur coordination.

Notions : politique monétaire BCE taux directeur zone monétaire optimale coordination lecture de données

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Tout le chapitre : Politiques économiques européennes