Lecture de données — Qui finance le budget de l’Union européenne ?
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Les recettes du budget de l’Union européenne pour l’exercice 2025
| Nature de la recette | Montant (millions d’euros) | Part des ressources propres (%) |
|---|---|---|
| Ressource fondée sur le revenu national brut (RNB) des États membres | 101 559,0 | 65,8 |
| Ressource fondée sur la TVA | 23 814,5 | 15,4 |
| Droits de douane, nets des frais de perception | 22 178,6 | 14,4 |
| Ressource fondée sur les déchets d’emballages plastiques non recyclés | 6 848,2 | 4,4 |
| Total des ressources propres | 154 400,3 | 100,0 |
| Autres recettes (excédent de l’exercice précédent, recettes diverses) | 6 841,0 | — |
| Total des recettes du budget | 161 241,3 | — |
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Quelle part du total des ressources propres la ressource fondée sur le RNB représente-t-elle ? Répondez en pourcentage, avec une décimale.
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Correction
Réponse : 65.8 %
101 559,0 / 154 400,3 × 100 ≈ 65,8 %. Près des deux tiers du budget européen sont donc financés par une contribution directe des États, proportionnelle à leur richesse. L’Union ne lève pratiquement pas d’impôt propre : elle dépend du versement de ses membres.
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Quelle part du total des recettes du budget les ressources propres représentent-elles ? Répondez en pourcentage, avec une décimale.
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Correction
Réponse : 95.8 %
154 400,3 / 161 241,3 × 100 ≈ 95,8 %. Les autres recettes — excédent reporté de l’exercice précédent, amendes, recettes diverses — ne représentent que 4,2 % du budget.
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Le revenu national brut de l’Union est estimé à 18 544,5 milliards d’euros pour 2025. Quelle part de ce RNB les ressources propres représentent-elles ? Répondez en pourcentage, avec deux décimales.
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Correction
Réponse : 0.83 %
154 400,3 millions d’euros = 154,4 milliards. 154,4 / 18 544,5 × 100 ≈ 0,83 %. C’est le chiffre décisif du document : le budget de l’Union pèse moins de 1 % du revenu de ses membres, quand les budgets publics nationaux avoisinent 50 % du PIB. Attention à l’homogénéité des unités : il faut convertir les millions en milliards avant de diviser.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 22 178,6 » relative aux droits de douane.
Précisez la source, l’exercice, l’unité et ce que recouvre exactement cette recette.
Correction
Phrase attendue : « Selon la Commission européenne, pour l’exercice 2025, les droits de douane perçus aux frontières extérieures de l’Union et reversés au budget européen s’élèvent à 22 178,6 millions d’euros, soit 14,4 % des ressources propres. »
On attend deux précisions. D’abord, il s’agit d’un montant net des frais de perception : les États membres qui collectent ces droits pour le compte de l’Union en conservent une fraction. Ensuite, ces droits ne sont pas une contribution nationale mais une véritable ressource propre : ils naissent du tarif douanier commun, donc d’une politique décidée à l’échelle européenne, ce qui justifie qu’ils reviennent directement au budget de l’Union.
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En vous appuyant sur les chiffres du document, expliquez pourquoi le budget de l’Union européenne ne peut pas jouer le rôle de stabilisation que jouent les budgets nationaux.
Comparez d’abord la taille du budget européen à celle des budgets nationaux, puis regardez d’où viennent ses recettes.
Correction
Réponse attendue : deux raisons, la taille et la nature des recettes.
La taille. Les ressources propres de l’Union s’élèvent à 154,4 milliards d’euros, soit environ 0,83 % du revenu national brut de ses États membres. Les administrations publiques nationales dépensent, elles, de l’ordre de 45 à 58 % du PIB selon les pays. Le budget européen est donc environ soixante fois plus petit, rapporté à la richesse produite. Même intégralement redéployé, il ne pourrait pas compenser une récession dans un grand État membre : l’ordre de grandeur n’y est pas.
La nature des recettes. 65,8 % des ressources propres proviennent d’une contribution assise sur le RNB des États, et 15,4 % d’une ressource assise sur leur TVA : plus de 80 % du budget européen est donc alimenté par des versements nationaux. Or ces versements diminuent précisément quand les économies ralentissent. Le budget européen suit la conjoncture au lieu de l’amortir, alors qu’un stabilisateur efficace doit faire l’inverse — dépenser davantage quand les recettes baissent.
Une contrainte supplémentaire. Le budget de l’Union doit être équilibré chaque année : la ressource RNB est calculée comme le solde nécessaire pour couvrir les dépenses. L’Union ne peut donc pas, en régime ordinaire, emprunter pour financer une relance, contrairement à un État.
Conclusion attendue : la fonction de stabilisation reste donc entièrement nationale, alors que la politique monétaire est commune. C’est l’asymétrie fondatrice de l’Union économique et monétaire, et elle explique pourquoi la coordination des budgets nationaux est à la fois indispensable et si difficile à obtenir. On peut nuancer en signalant l’exception de NextGenerationEU, dispositif temporaire par lequel l’Union a exceptionnellement emprunté en commun après 2020.