Lecture de données — Les choix de spécialités des filles et des garçons au lycée
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Document — Les enseignements de spécialité en terminale générale à la rentrée 2025 (en %)
| Enseignement de spécialité | Part des élèves de terminale ayant choisi l’enseignement (%) | Proportion de filles parmi ces élèves (%) |
|---|---|---|
| Mathématiques | 44,8 | 41,8 |
| Sciences économiques et sociales | 34,9 | 59,3 |
| Physique-chimie | 32,9 | 47,5 |
| Sciences de la vie et de la Terre | 24,7 | 64,8 |
| Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques | 23,9 | 63,8 |
| Langues, littérature et cultures étrangères et régionales | 17,1 | 70,0 |
| Humanités, littérature et philosophie | 9,4 | 82,2 |
| Numérique et sciences informatiques | 4,0 | 15,5 |
| Arts plastiques | 2,5 | 79,6 |
| Sciences de l’ingénieur et sciences physiques | 1,4 | 14,2 |
| Ensemble des spécialités | 200,0 | 55,6 |
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Quelle est la proportion de filles parmi les élèves qui suivent la spécialité « numérique et sciences informatiques », en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 15,5 %
Lecture directe de la troisième colonne. Ce chiffre n’a de sens que comparé au point de repère de la dernière ligne : les filles représentent 55,6 % des élèves de terminale générale. Elles sont donc très nettement sous-représentées dans cette spécialité.
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Quel est l’écart, en points de pourcentage, entre la proportion de filles en « humanités, littérature et philosophie » et leur proportion en « numérique et sciences informatiques » ?
points de pourcentage
Correction
Réponse : 66,7 points de pourcentage
82,2 − 15,5 = 66,7 points de pourcentage. On soustrait deux pourcentages : le résultat s’exprime en points, jamais en pourcentage. Deux spécialités du même lycée, ouvertes aux mêmes élèves, présentent donc des compositions presque inversées.
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De combien de points la proportion de filles en « sciences de la vie et de la Terre » dépasse-t-elle leur part dans l’ensemble des élèves de terminale générale ?
points de pourcentage
Correction
Réponse : 9,2 points de pourcentage
64,8 − 55,6 = 9,2 points. La comparaison à la part des filles dans l’ensemble (55,6 %) est indispensable : sans elle, on prendrait pour une sur-représentation le simple fait que les filles sont majoritaires en terminale générale.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 41,8 » du tableau.
Attention au sens exact de la colonne : elle ne dit pas quelle part des filles choisit les mathématiques, mais quelle part des élèves de cette spécialité sont des filles.
Correction
Phrase attendue : « Selon la DEPP, en France, à la rentrée 2025, 41,8 % des élèves de terminale générale qui suivent la spécialité mathématiques sont des filles. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 41,8 % des filles suivent la spécialité mathématiques » : la population de référence est celle des élèves de la spécialité, pas celle des filles. La Note d’Information indique d’ailleurs qu’en réalité 33,7 % des filles suivent cette spécialité, contre 58,8 % des garçons ;
- oublier de préciser la rentrée concernée et le champ (terminale générale, public et privé sous contrat) ;
- oublier de comparer à 55,6 %, la part des filles dans l’ensemble de la terminale générale.
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Ces écarts d’orientation traduisent-ils des différences de réussite scolaire entre filles et garçons ? Répondez en mobilisant les notions du chapitre.
Rappelez d’abord que les filles réussissent en moyenne mieux à l’école, puis expliquez l’écart par la socialisation différenciée et la socialisation anticipatrice.
Correction
Réponse attendue : non. Les filles sont majoritaires en terminale générale (55,6 %) et y obtiennent en moyenne de meilleurs résultats scolaires. Si les compétences expliquaient l’orientation, on ne comprendrait pas qu’elles ne représentent que 15,5 % des élèves de « numérique et sciences informatiques » et 14,2 % de « sciences de l’ingénieur », alors qu’elles forment 82,2 % des élèves d’« humanités, littérature et philosophie » et 70,0 % de LLCER.
L’explication est à chercher dans la socialisation différenciée selon le genre. Dès l’enfance, les jouets, les encouragements des parents, les remarques des enseignants et les modèles diffusés par les médias associent plus souvent les garçons aux univers techniques et scientifiques, les filles aux univers littéraires et du soin. Ces attentes sont intériorisées : elles deviennent des goûts personnels et un sentiment plus ou moins fort de légitimité (« ce n’est pas pour moi »). S’y ajoute une socialisation anticipatrice : en choisissant une spécialité, l’élève se projette dans des études et des métiers dont il perçoit qu’ils sont, ou non, faits pour quelqu’un comme lui.
Une bonne réponse cite au moins trois chiffres, distingue clairement réussite et orientation, et évite de conclure que chaque fille ou chaque garçon suivrait mécaniquement ce modèle : la spécialité mathématiques compte tout de même 41,8 % de filles.