Lecture de données — La protection sociale française depuis 1959
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Document — La protection sociale en France en 1959 et en 2024
| Indicateur | 1959 | 2024 |
|---|---|---|
| Prestations de protection sociale (milliards d'euros constants de 2024) | 71 | 825 |
| Prestations de protection sociale (en % du PIB) | 14,8 | 31,9 |
| Part des risques vieillesse-survie et santé dans les prestations (%) | 68 | 82 |
| Part des cotisations sociales dans les ressources (%) | 77,8 | 55,6 |
| Part des contributions publiques dans les ressources (%) | 17,7 | 12,7 |
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Par combien les prestations de protection sociale, mesurées en euros constants, ont-elles été multipliées entre 1959 et 2024 ?
fois
Correction
Réponse : 11,6 fois
825 / 71 = 11,6. La DREES arrondit ce résultat en indiquant que les prestations ont été « multipliées par environ 12 ». Sur la même période, le PIB, lui, a été multiplié par environ 6 : les prestations ont donc progressé deux fois plus vite que la richesse produite, ce qui explique le doublement de leur part dans le PIB.
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De combien de points de PIB la part des prestations de protection sociale a-t-elle augmenté entre 1959 et 2024 ?
points de PIB
Correction
Réponse : 17,1 points de PIB
31,9 − 14,8 = 17,1 points de PIB. On compare deux pourcentages : l'écart s'exprime donc en points, jamais en pourcentage. Dire « la part a augmenté de 17,1 % » serait faux.
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De combien de points la part des cotisations sociales dans les ressources a-t-elle reculé entre 1959 et 2024 ?
points
Correction
Réponse : 22,2 points
77,8 − 55,6 = 22,2 points. Les cotisations restent majoritaires, mais elles ne représentent plus que 55,6 % des ressources contre près des quatre cinquièmes à l'origine. Ce recul s'explique surtout par la création de la CSG en 1991 et par les allégements de cotisations sur les bas salaires mis en place à partir de 1993.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 82 » du tableau.
Précisez la source, l'année, l'unité et surtout le champ exact : 82 % de quoi ?
Correction
Phrase attendue : « Selon la DREES, en France en 2024, les risques vieillesse-survie et santé représentent à eux deux 82 % de l'ensemble des prestations de protection sociale versées. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 82 % du PIB », alors que les prestations totales n'en représentent que 31,9 % ;
- oublier qu'il s'agit de la somme de deux risques et non d'un seul ;
- omettre l'année, alors que le tableau en comporte deux et que la valeur de 1959 était de 68 %.
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À l'aide du document, expliquez pourquoi la protection sociale occupe une place croissante dans l'économie française depuis 1959.
Distinguez ce qui relève de la croissance des besoins (démographie, santé) et ce qui relève des choix de financement. Citez au moins trois chiffres.
Correction
Réponse attendue : la protection sociale a vu son poids doubler dans l'économie française : les prestations sont passées de 14,8 % du PIB en 1959 à 31,9 % en 2024, soit une hausse de 17,1 points. En euros constants, elles ont été multipliées par 11,6, alors que le PIB ne l'a été que par 6 environ.
Cette progression tient d'abord à la montée en charge de deux risques. La part de la vieillesse-survie et de la santé dans les prestations est passée de 68 % à 82 % entre 1959 et 2024. Le vieillissement de la population augmente le nombre de retraités et la durée pendant laquelle une pension est versée ; le progrès technique et le vieillissement font croître la dépense de soins. Elle tient ensuite à l'extension de la couverture : des prestations d'abord réservées aux cotisants ont été ouvertes à l'ensemble de la population.
Cette extension a supposé de modifier le financement. Les cotisations sociales, qui apportaient 77,8 % des ressources en 1959, n'en fournissent plus que 55,6 % en 2024, tandis que les impôts affectés, la CSG en particulier, ont pris le relais. Autrement dit, l'élargissement des droits au-delà des seuls cotisants a rendu nécessaire un financement qui ne repose plus seulement sur le travail.
On peut ajouter que cette part progresse par paliers : elle bondit lors des crises, quand le PIB recule et que les prestations augmentent, comme en 2020 où elle a atteint 35,5 % du PIB.
Une bonne réponse cite au moins trois chiffres et distingue clairement l'évolution des dépenses de celle de leur financement.