Vrai ou faux — Les mécanismes de la couverture des risques
Indiquez si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifiez à l'oral avant d'ouvrir la correction.
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Assurer un risque, c'est le faire disparaître.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
L'assurance ne modifie pas la probabilité de l'accident ou de la maladie : elle en déplace le coût du sinistré vers l'ensemble des assurés.
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La mutualisation n'est efficace que si le nombre d'assurés est élevé.
Correction
Réponse : Vrai
Sur un grand nombre de personnes, la fréquence observée du sinistre se rapproche de sa probabilité : l'assureur peut alors calculer une contribution qui couvre les indemnisations sans être excessive.
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Toutes les prestations sociales supposent d'avoir cotisé auparavant.
Correction
Réponse : Faux
C'est vrai des prestations d'assurance, pas de celles d'assistance : le RSA ou l'allocation aux adultes handicapés sont versés au vu des ressources, indépendamment de toute cotisation.
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Les risques sociaux touchent tous les individus avec la même probabilité.
Correction
Réponse : Faux
Leur répartition est très inégale selon la position sociale : l'exposition au chômage, aux accidents du travail et à la maladie varie fortement d'une catégorie socioprofessionnelle à l'autre.
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La sélection adverse résulte d'une information que l'assureur ne possède pas au moment de contracter.
Correction
Réponse : Vrai
L'assuré connaît son propre niveau de risque, l'assureur non : incapable de trier, ce dernier propose une prime moyenne qui n'attire que les plus exposés.
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L'aléa moral suppose que l'assuré agisse de façon malhonnête.
Correction
Réponse : Faux
Il n'y a ni fraude ni mensonge : l'assuré réagit rationnellement au fait qu'il ne supporte plus le coût du sinistre. C'est l'incitation qui change, pas la moralité.
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Rendre l'affiliation obligatoire est un moyen de lutter contre la sélection adverse.
Correction
Réponse : Vrai
Si tous doivent s'affilier, les personnes peu exposées ne peuvent plus quitter le système : la population assurée redevient représentative et la spirale de hausse des primes est enrayée.
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L'État est le seul acteur de la couverture des risques dans une société développée.
Correction
Réponse : Faux
La couverture repose aussi sur les entreprises (mutuelles d'entreprise, prévoyance), les associations, les mutuelles et assurances privées, ainsi que sur l'entraide familiale, notamment pour la garde des enfants et l'aide aux personnes âgées.