QCM — Assurance, protection sociale et asymétries d'information
Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.
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Qu'est-ce qu'un risque social ?
Correction
Réponse : Un événement incertain qui diminue les ressources d'un individu ou augmente ses dépenses
L'adjectif « social » ne renvoie pas à un risque collectif : il désigne un événement de la vie individuelle (maladie, vieillesse, chômage, charges de famille) que la société a choisi de prendre en charge collectivement.
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La mutualisation des risques consiste à :
Correction
Réponse : Répartir le coût du risque entre un grand nombre de personnes qui y sont exposées
Mutualiser ne fait pas disparaître le risque : la maladie ou l'accident surviendront toujours. Ce qui change, c'est la répartition de leur coût, supporté par le groupe et non par le seul sinistré.
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Une prestation relève de la logique d'assistance lorsqu'elle est :
Correction
Réponse : Versée sous condition de ressources, sans cotisation préalable
Le critère n'est ni la nature de l'organisme ni la forme de la prestation, mais l'origine du droit : un besoin constaté (assistance) ou une contribution antérieure (assurance).
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Le revenu de solidarité active (RSA) relève :
Correction
Réponse : De la logique d'assistance, car il est versé sous condition de ressources
On le confond souvent avec l'allocation chômage. Cette dernière suppose d'avoir cotisé en travaillant ; le RSA est ouvert à toute personne dont les ressources sont inférieures à un seuil, qu'elle ait cotisé ou non.
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L'aléa moral désigne :
Correction
Réponse : Le changement de comportement de l'assuré une fois qu'il est couvert
L'expression est trompeuse : il ne s'agit pas de malhonnêteté mais d'une réaction rationnelle à l'incitation. Dissimuler son état de santé avant de signer relève de la sélection adverse, pas de l'aléa moral.
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La sélection adverse se traduit, pour un assureur, par :
Correction
Réponse : Une clientèle en moyenne plus risquée que la population, et des primes qui doivent augmenter
La prime moyenne paraît trop chère aux individus peu exposés, qui renoncent, et bon marché aux plus exposés, qui souscrivent. La sinistralité moyenne monte, la prime doit être relevée, et le mécanisme s'auto-entretient.
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Quels dispositifs permettent de limiter l'aléa moral ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : La franchise ; Le système de bonus-malus en assurance automobile ; Le ticket modérateur en assurance maladie
Tous ces dispositifs laissent une part du coût à la charge de l'assuré ou lient sa prime à son comportement passé : ils lui redonnent un intérêt personnel à la prudence. Augmenter les prestations produirait exactement l'effet inverse.
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Quels événements constituent des risques sociaux pris en charge par la protection sociale ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : La maladie ; La vieillesse ; Les charges liées à l'éducation des enfants
Un risque social affecte les conditions d'existence et fait l'objet d'une prise en charge collective. La perte sur un placement financier résulte d'un choix volontaire d'investissement : elle reste à la charge de l'épargnant.
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Les cotisations sociales se distinguent des impôts parce qu'elles :
Correction
Réponse : Ouvrent des droits à prestations à celui qui les verse
Cotisations salariales et patronales sont l'une et l'autre assises sur le salaire, et toutes deux obligatoires. Ce qui les distingue de l'impôt, c'est la contrepartie : cotiser ouvre des droits, payer l'impôt n'en ouvre pas.
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Une prestation en nature est :
Correction
Réponse : Un remboursement de dépenses ou un service directement fourni
La distinction porte sur la forme de la prestation : en espèces, elle remplace un revenu perdu ; en nature, elle couvre une dépense précise ou fournit un service, comme le remboursement d'un médicament.
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Qu'est-ce qui distingue le plus nettement la protection sociale d'une assurance privée ?
Correction
Réponse : L'affiliation est obligatoire et les cotisations ne dépendent pas du risque individuel
Les deux reposent sur la mutualisation. Mais l'assureur privé module la prime selon le risque de chacun, alors que la cotisation sociale dépend du salaire : le caractère obligatoire empêche les moins exposés de sortir du système, ce qui neutralise la sélection adverse.
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Le taux de remplacement mesure :
Correction
Réponse : Le rapport entre la prestation reçue et le revenu d'activité antérieur
Ce taux indique dans quelle mesure la prestation compense la perte de revenu : une pension de 1 750 € pour un salaire antérieur de 2 500 € correspond à un taux de remplacement de 70 %.