Lecture de données — Les dépenses de protection sociale en Europe
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Document — Les dépenses de prestations de protection sociale en Europe en 2024
| Pays | Dépenses de prestations de protection sociale en 2024 (en % du PIB) |
|---|---|
| Finlande | 32,5 |
| France | 31,9 |
| Autriche | 31,8 |
| Union européenne (27 pays) | 27,3 |
| Hongrie | 16,6 |
| Malte | 13,4 |
| Irlande | 12,4 |
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De combien de points de PIB la France dépasse-t-elle la moyenne de l'Union européenne ?
points de PIB
Correction
Réponse : 4,6 points de PIB
31,9 − 27,3 = 4,6 points de PIB. La France consacre donc à la protection sociale une part de sa richesse nettement supérieure à la moyenne européenne, mais elle n'est pas le pays où cette part est la plus élevée : la Finlande la devance avec 32,5 %.
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Quel écart, en points de PIB, sépare le pays qui dépense le plus de celui qui dépense le moins ?
points de PIB
Correction
Réponse : 20,1 points de PIB
32,5 − 12,4 = 20,1 points de PIB entre la Finlande et l'Irlande. Le rapport entre les deux est de près de 2,6. Attention toutefois : le PIB irlandais est gonflé par l'activité de multinationales qui y sont domiciliées, ce qui abaisse artificiellement toutes les parts calculées sur ce PIB.
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Quelle part de son PIB la Hongrie consacre-t-elle aux prestations de protection sociale, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 16,6 %
Lecture directe : 16,6 %, soit 10,7 points de moins que la moyenne de l'Union européenne. La Hongrie est le pays de l'Est de l'Union qui consacre la plus faible part de son PIB à la protection sociale.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 27,3 » du tableau.
La ligne concernée n'est pas un pays : soyez précis sur ce qu'elle désigne.
Correction
Phrase attendue : « Selon Eurostat, en 2024, les prestations de protection sociale représentent en moyenne 27,3 % du produit intérieur brut dans les 27 pays de l'Union européenne. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 27,3 % de la population », ou « 27,3 milliards » : l'unité est un pourcentage du PIB ;
- présenter cette valeur comme celle d'un pays, alors qu'il s'agit d'une moyenne européenne ;
- oublier l'année, alors que cette part était de 26,7 % en 2023.
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Ces écarts signifient-ils que les Européens ne sont pas exposés aux mêmes risques sociaux ? Justifiez votre réponse.
Distinguez l'exposition au risque, qui dépend surtout de la démographie et de la santé, du degré de prise en charge collective, qui relève de choix politiques.
Correction
Réponse attendue : non, ou du moins pas principalement. Les risques sociaux — maladie, vieillesse, chômage, charges de famille — existent dans tous les pays de l'Union. Ce que mesure ce tableau, ce n'est pas l'exposition au risque, mais la part de la richesse nationale que chaque pays choisit de consacrer à sa prise en charge collective.
Ces choix diffèrent fortement : de 12,4 % du PIB en Irlande à 32,5 % en Finlande, soit un écart de 20,1 points, pour une moyenne européenne de 27,3 %. Les pays du nord-ouest de l'Europe, dont la France (31,9 %) et l'Autriche (31,8 %), ont construit des systèmes très étendus, alors que plusieurs pays de l'Est, comme la Hongrie (16,6 %), s'en remettent davantage à l'épargne individuelle et à la solidarité familiale.
Trois nuances doivent être apportées. D'abord, la structure par âge de la population joue : un pays vieillissant consacre mécaniquement plus de ressources aux retraites et à la santé. Ensuite, une même part du PIB ne représente pas la même somme selon la richesse du pays. Enfin, le cas irlandais rappelle qu'un PIB peut être peu représentatif de l'activité économique intérieure.
Une bonne réponse cite au moins deux chiffres, distingue exposition au risque et prise en charge collective, et propose au moins une limite de l'indicateur.