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Lecture de données — Les pensions de retraite et les inégalités entre femmes et hommes

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Document — La pension mensuelle moyenne des retraités résidant en France, en 2004 et en 2023

Pension mensuelle moyenne de droit direct (euros courants)20042023
Femmes (montant brut)7671 306
Hommes (montant brut)1 5352 089
Ensemble (montant brut)1 1271 666
Ensemble (montant net des prélèvements sociaux)non disponible1 541
Source : DREES, Les retraités et les retraites, édition 2025, fiche 05 « Le niveau des pensions », tableau 1. · Champ : France ; retraités de droit direct résidant en France, vivants au 31 décembre de l'année, tous régimes confondus, y compris l'éventuelle majoration pour trois enfants ou plus. La pension de droit direct est celle que l'on acquiert par sa propre carrière, à la différence de la pension de réversion versée au conjoint survivant. Fin 2023, la France compte 17,2 millions de retraités de droit direct et l'âge moyen conjoncturel de départ à la retraite s'établit à 62 ans et 9 mois, en hausse de 2 ans et 3 mois depuis 2010. · Lecture : Fin 2023, les femmes retraitées résidant en France perçoivent une pension mensuelle brute de droit direct de 1 306 euros en moyenne, contre 2 089 euros pour les hommes.
  1. En 2023, de combien la pension moyenne des femmes est-elle inférieure à celle des hommes, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 37,5 %

    (2 089 − 1 306) / 2 089 × 100 = 783 / 2 089 × 100 = 37,5 %, que la DREES arrondit à 38 %. Attention au dénominateur : on rapporte l'écart à la pension des hommes, puisque l'on mesure de combien celle des femmes leur est inférieure.

  2. Le même calcul pour 2004 donne quel résultat, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 50 %

    (1 535 − 767) / 1 535 × 100 = 768 / 1 535 × 100 = 50,0 %. En 2004, la pension moyenne des femmes était donc inférieure de moitié à celle des hommes. L'écart s'est réduit de 12,5 points en dix-neuf ans, mais il reste considérable.

  3. De combien la pension moyenne des femmes a-t-elle augmenté entre 2004 et 2023, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 70,3 %

    (1 306 − 767) / 767 × 100 = 539 / 767 × 100 = 70,3 %. Sur la même période, la pension des hommes n'a progressé que de (2 089 − 1 535) / 1 535 × 100 = 36,1 %. C'est ce rattrapage qui explique la réduction de l'écart. Ces montants sont en euros courants : ils ne tiennent pas compte de la hausse des prix.

  4. Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 1 541 » du tableau.

    Précisez ce qui distingue le montant net du montant brut, et n'oubliez ni la source ni l'année.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon la DREES, fin 2023, les retraités de droit direct résidant en France perçoivent en moyenne une pension mensuelle de 1 541 euros nets des prélèvements sociaux, tous régimes confondus. »

    Les erreurs les plus fréquentes :

    • confondre brut et net : la pension brute moyenne est de 1 666 euros, l'écart de 125 euros correspond aux prélèvements sociaux, notamment la CSG ;
    • écrire « par an » alors qu'il s'agit d'un montant mensuel ;
    • oublier que ce montant est une moyenne, qui recouvre des situations très inégales entre femmes et hommes.
  5. Le système de retraite français relève d'une logique d'assurance. Expliquez en quoi cela contribue à l'écart de pension entre les femmes et les hommes.

    Partez de ce qui ouvre le droit à pension et remontez à la carrière professionnelle. Citez au moins deux chiffres.

    Correction

    Réponse attendue : dans une logique d'assurance, la prestation est la contrepartie des cotisations versées : le montant de la pension dépend de la durée de la carrière et du niveau des salaires perçus. La retraite reproduit donc à l'âge de la vieillesse les inégalités accumulées pendant la vie active.

    Or les carrières des femmes sont en moyenne plus courtes et plus souvent interrompues, plus fréquemment à temps partiel, et leurs salaires plus faibles. Le résultat est mécanique : en 2023, leur pension moyenne de droit direct atteint 1 306 euros bruts contre 2 089 euros pour les hommes, soit un écart de 37,5 %. Cet écart s'est cependant nettement réduit, puisqu'il atteignait 50 % en 2004 : les générations de femmes qui partent aujourd'hui à la retraite ont beaucoup plus souvent travaillé, et plus longtemps, que celles qui les ont précédées. Leur pension a ainsi progressé de 70,3 % entre 2004 et 2023, contre 36,1 % pour celle des hommes.

    Certains mécanismes corrigent partiellement cette logique : la majoration de pension pour trois enfants ou plus, les trimestres accordés au titre des enfants, et surtout la pension de réversion, qui transmet au conjoint survivant une partie des droits du défunt. En tenant compte de la réversion, l'écart entre femmes et hommes tombe à 25 %.

    Une bonne réponse cite au moins deux chiffres, relie explicitement pension et carrière, et mentionne au moins un dispositif correcteur.

Notions : risque social prestation sociale assurance cotisation sociale

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Tout le chapitre : Assurance et protection sociale