Lecture de données — Minima sociaux et prime d'activité
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Document — Allocataires et dépenses des principales prestations de solidarité en France
| Prestation | Allocataires fin 2023 (milliers) | Allocataires fin 2024 (milliers) | Dépenses en 2023 (millions €) |
|---|---|---|---|
| Revenu de solidarité active (RSA) | 1 849,7 | 1 840,2 | 12 218 |
| Allocation aux adultes handicapés (AAH) | 1 352,8 | 1 397,8 | 12 717 |
| Minimum vieillesse (Aspa et ASV) | 723,0 | 752,8 | 4 109 |
| Allocation de solidarité spécifique (ASS) | 253,1 | 265,0 | 1 727 |
| Ensemble des minima sociaux | 4 359,2 | 4 416,8 | 31 625 |
| Prime d'activité | 4 683,7 | 4 812,9 | 10 545 |
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De combien le nombre d'allocataires de l'allocation aux adultes handicapés a-t-il augmenté entre fin 2023 et fin 2024, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 3,33 %
(1 397,8 − 1 352,8) / 1 352,8 × 100 = 45,0 / 1 352,8 × 100 = 3,33 %, arrondi à 3,3 % par la DREES. L'AAH est la seule grande prestation dont les effectifs progressent nettement chaque année depuis plusieurs exercices.
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Quelle part des dépenses de minima sociaux le RSA représente-t-il en 2023, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 38,6 %
12 218 / 31 625 × 100 = 38,6 %. Le RSA est la prestation qui compte le plus d'allocataires, mais ce n'est pas elle qui coûte le plus cher : l'AAH, avec 12 717 millions d'euros, représente 40,2 % des dépenses, car son montant moyen par allocataire est plus élevé.
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Fin 2024, de combien de milliers d'allocataires la prime d'activité dépasse-t-elle le RSA ?
milliers
Correction
Réponse : 2972,7 milliers
4 812,9 − 1 840,2 = 2 972,7 milliers, soit près de 3 millions de personnes de plus. Ce contraste rappelle que la pauvreté ne concerne pas seulement les personnes sans emploi : la prime d'activité s'adresse à des travailleurs dont les revenus d'activité restent faibles.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 4 109 » du tableau.
Attention à l'unité : la dernière colonne n'est pas exprimée dans la même unité que les précédentes.
Correction
Phrase attendue : « Selon la DREES, en France en 2023, 4 109 millions d'euros — soit environ 4,1 milliards d'euros — ont été versés au titre du minimum vieillesse. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- lire « 4 109 milliers d'allocataires » en confondant les colonnes : les allocataires étaient 723,0 milliers en 2023 ;
- oublier de préciser l'année, qui n'est pas la même que celle des effectifs de la troisième colonne ;
- écrire « 4 109 euros », en négligeant que les montants sont exprimés en millions.
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Ces prestations relèvent-elles de la logique d'assurance ou de la logique d'assistance ? Justifiez, puis expliquez ce que leur poids révèle du système français.
Demandez-vous ce qui ouvre le droit à chacune de ces prestations. Comparez ensuite leur montant à l'ensemble des prestations de protection sociale.
Correction
Réponse attendue : toutes ces prestations relèvent de la logique d'assistance. Aucune ne suppose d'avoir cotisé auparavant : c'est le niveau de ressources du foyer, et parfois un critère supplémentaire comme le taux d'incapacité pour l'AAH ou l'âge pour le minimum vieillesse, qui ouvre le droit. Elles sont financées par l'impôt, au titre de la solidarité nationale, et non par des cotisations.
Ces dispositifs concernent un nombre important de personnes : 4 416,8 milliers d'allocations de minima sociaux versées fin 2024, soit 4 252,0 milliers de personnes une fois corrigés les doubles comptes, auxquelles s'ajoutent 4 812,9 milliers d'allocataires de la prime d'activité. Le RSA à lui seul en compte 1 840,2 milliers.
Leur poids financier reste pourtant modeste : 31 625 millions d'euros de minima sociaux en 2023, soit un peu plus de 31 milliards, à comparer aux 932,5 milliards d'euros de prestations de protection sociale versées en 2024. Le système français demeure donc massivement assurantiel : il protège d'abord contre la perte de revenu de ceux qui ont cotisé, et l'assistance n'intervient qu'en dernier ressort, comme un filet de sécurité.
Une bonne réponse identifie correctement la logique d'assistance, cite au moins deux chiffres et met en rapport le poids de ces prestations avec l'ensemble de la protection sociale.