Lecture de données — L'assurance des événements naturels
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Document — Cotisations et sinistres des assurances d'événements naturels en France en 2024
| Garantie | Cotisations perçues en 2024 (millions €) | Charge des sinistres en 2024 (millions €) |
|---|---|---|
| Catastrophes naturelles (inondations, sécheresses, séismes) | 2 202 | 1 603 |
| Tempête-grêle-neige sur les bâtiments | 2 240 | 1 310 |
| Tempête-grêle-neige sur les véhicules | 550 | 350 |
| Assurances récoltes | 851 | 611 |
| Ensemble des événements naturels | 5 843 | 3 874 |
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Pour la garantie catastrophes naturelles, quel pourcentage des cotisations la charge des sinistres représente-t-elle en 2024 ?
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Correction
Réponse : 72,8 %
1 603 / 2 202 × 100 = 72,8 %. Ce rapport, appelé rapport sinistres sur primes, mesure la part des cotisations absorbée par les indemnisations. Le reste doit couvrir les frais de gestion, la réassurance et la constitution de réserves : c'est pourquoi le résultat de cette branche est malgré tout négatif en 2024.
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Faites le même calcul pour l'ensemble des événements naturels, en pourcentage.
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Correction
Réponse : 66,3 %
3 874 / 5 843 × 100 = 66,3 %. L'année 2024 a donc été plutôt favorable aux assureurs : en 2023, la charge des sinistres (5 670 millions d'euros) dépassait les cotisations (5 450 millions), soit un rapport de 104,0 %.
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Quelle part des cotisations la garantie catastrophes naturelles représente-t-elle dans l'ensemble, en pourcentage ?
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Correction
Réponse : 37,7 %
2 202 / 5 843 × 100 = 37,7 %, que France Assureurs arrondit à 38 %. La garantie tempête-grêle-neige sur les bâtiments en représente une part comparable (2 240 / 5 843 = 38,3 %), les assurances récoltes 14,6 % et la garantie automobile 9,4 %.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 611 » du tableau.
Une phrase de lecture complète comporte la source, l'année, l'unité et la grandeur mesurée.
Correction
Phrase attendue : « Selon France Assureurs, en France en 2024, les assureurs ont versé 611 millions d'euros d'indemnisations au titre des assurances récoltes. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- lire ce chiffre comme une cotisation : les cotisations des assurances récoltes s'élèvent à 851 millions d'euros ;
- oublier l'unité, exprimée en millions et non en milliards d'euros ;
- écrire « 611 sinistres » : le tableau mesure un montant, non un nombre d'événements.
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Montrez que ce document illustre le mécanisme de la mutualisation, puis expliquez pourquoi le changement climatique met ce mécanisme sous tension.
Demandez-vous qui verse, qui reçoit, et ce qui se passe lorsque la fréquence d'un sinistre cesse d'être stable dans le temps.
Correction
Réponse attendue : l'assurance des événements naturels illustre exactement la mutualisation. Des millions d'assurés versent chaque année une cotisation modeste — 5 843 millions d'euros au total en 2024 — et seuls ceux qui subissent une inondation, une tempête ou une sécheresse reçoivent une indemnisation, pour 3 874 millions d'euros. Le coût du sinistre n'est plus supporté par le seul sinistré : il est réparti sur l'ensemble du groupe. Chacun échange une perte incertaine et potentiellement ruineuse contre une dépense certaine et supportable.
Ce mécanisme suppose cependant que l'assureur puisse prévoir la fréquence et le coût des sinistres, afin de fixer une cotisation qui couvre les indemnisations. C'est ce que le changement climatique remet en cause : les événements extrêmes deviennent plus fréquents et plus coûteux, si bien que la sinistralité passée renseigne mal sur la sinistralité future. Le document en porte la trace : en 2023, la charge des sinistres (5 670 millions d'euros) dépassait les cotisations (5 450 millions), et le résultat technique de la branche catastrophes naturelles est négatif pour la dixième année consécutive, à − 103 millions d'euros en 2024 après − 703 millions en 2023.
Deux réponses sont alors possibles : relever les cotisations, au risque d'exclure les assurés les plus modestes ou les zones les plus exposées, ou renforcer la prévention pour réduire l'exposition au risque.
Une bonne réponse cite au moins deux chiffres, décrit le mécanisme de mutualisation et explique pourquoi la prévisibilité du risque en est la condition.