Aller au contenu

QCM — Instruments, acteurs et échelles de l’action environnementale

Compréhension du coursQCMIntermédiaire12 min

Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.

  1. Une externalité négative désigne un effet défavorable de l’activité d’un agent sur les autres :

    Correction

    Réponse : Non pris en compte par le marché ni compensé

    C’est l’absence de prise en compte par les prix qui fait l’externalité : si le dommage était payé, il serait intégré au coût de production et le marché conduirait à une allocation efficace. L’externalité est donc d’abord une défaillance du marché, pas une infraction.

  2. Internaliser une externalité négative consiste à :

    Correction

    Réponse : Faire supporter au pollueur le coût qu’il impose à la collectivité

    L’objectif n’est pas de réparer après coup mais de modifier le calcul du pollueur en amont, pour qu’il tienne compte du dommage dans sa décision de production. Indemniser par l’impôt ferait payer la collectivité, ce qui contredit le principe pollueur-payeur.

  3. Dans un marché de quotas d’émission, l’autorité publique fixe directement :

    Correction

    Réponse : La quantité totale d’émissions autorisées

    Le plafond est décidé politiquement, le prix résulte ensuite de l’échange entre acteurs. C’est la différence essentielle avec la taxe, et l’erreur la plus fréquente consiste à croire que l’État fixe aussi le prix du quota.

  4. Avec une taxe carbone, l’autorité publique fixe directement :

    Correction

    Réponse : Le prix payé par tonne de CO2 émise

    La taxe agit par le prix : chaque agent décide ensuite librement de réduire ou de payer. La réduction totale obtenue dépend donc des réactions des agents et n’est pas connue à l’avance.

  5. Une entreprise dont le coût de dépollution est de 30 euros par tonne est soumise à une taxe de 45 euros par tonne. Elle a intérêt à :

    Correction

    Réponse : Réduire ses émissions

    Chaque tonne évitée lui coûte 30 euros et lui économise 45 euros de taxe : elle gagne 15 euros par tonne réduite. C’est exactement l’effet recherché — la taxe fait porter l’effort sur ceux pour qui dépolluer est le moins coûteux.

  6. Quelles sont les limites de la réglementation par la norme ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : Elle n’incite pas les entreprises à réduire leurs émissions au-delà du seuil imposé ; Elle suppose des contrôles et des sanctions coûteux à mettre en œuvre ; Elle s’applique uniformément, sans tenir compte des écarts de coût de dépollution entre entreprises

    La troisième proposition énonce au contraire l’avantage majeur de la norme : si elle est respectée, le seuil est garanti. Les trois autres décrivent bien le revers de cette rigidité, qui rend l’instrument certain mais économiquement peu efficient.

  7. Le problème du passager clandestin dans les négociations climatiques tient au fait que :

    Correction

    Réponse : Un climat stable profite à tous, y compris à ceux qui ne réduisent pas leurs émissions

    Comme personne ne peut être exclu du bénéfice, chacun a intérêt à laisser les autres supporter le coût. Le problème n’est donc pas un défaut d’information ou de bonne volonté : c’est la structure même des incitations qui décourage l’engagement.

  8. La principale limite d’une taxe carbone est :

    Correction

    Réponse : Qu’elle ne garantit pas le niveau de réduction des émissions finalement obtenu

    Puisque la taxe fixe un prix et non une quantité, le résultat dépend de la sensibilité des agents à ce prix : si elle est faible, les émissions baissent peu et l’État encaisse des recettes sans atteindre son objectif environnemental.

  9. La principale limite d’un marché de quotas d’émission est :

    Correction

    Réponse : Que le prix du quota est volatil et peut rester trop bas si les quotas alloués sont trop nombreux

    L’efficacité du dispositif dépend entièrement de la sévérité du plafond fixé au départ. Une allocation trop généreuse fait s’effondrer le prix du quota, qui cesse alors d’inciter à investir dans la réduction des émissions.

  10. Quels acteurs participent effectivement à l’action environnementale ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : Les pouvoirs publics, à l’échelle locale, nationale, européenne et mondiale ; Les entreprises, par leurs choix de production et d’investissement ; Les ONG et les mouvements citoyens, par la mobilisation et le recours au juge

    Les experts jouent un rôle réel, mais d’expertise : ils établissent et diffusent des connaissances qui alimentent le débat public et la négociation. La décision contraignante, elle, reste politique — confondre les deux revient à ignorer le travail de mise à l’agenda et de négociation.

  11. Une subvention à l’innovation verte agit principalement en :

    Correction

    Réponse : Réduisant le coût des technologies peu polluantes pour accélérer leur diffusion

    La subvention agit sur le coût de l’alternative propre, non sur celui de l’activité polluante. C’est ce qui la rend mieux acceptée que la taxe, mais aussi ce qui la rend coûteuse pour les finances publiques : c’est le contribuable, et non le pollueur, qui paie.

  12. L’action publique environnementale se déploie à plusieurs échelles parce que :

    Correction

    Réponse : Les pollutions locales et les problèmes globaux n’appellent pas les mêmes réponses ni les mêmes acteurs

    Une zone à faibles émissions se décide en ville, une norme sur les véhicules à l’échelle européenne, un objectif de réduction des gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. L’échelle pertinente dépend de l’étendue géographique de l’externalité concernée.

Notions : externalité négative réglementation taxation marché de quotas d’émission subvention action collective

Autres exercices du chapitre

Tout le chapitre : Action publique et environnement