Vrai ou faux — Comparer les instruments
Justifiez votre réponse avant d’ouvrir la correction.
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En présence d’une externalité négative, le prix de marché est inférieur au coût social de l’activité.
Correction
Réponse : Vrai
Le prix ne couvre que le coût privé du producteur : le dommage supporté par les tiers en est absent. Le bien apparaît donc moins cher qu’il ne l’est réellement, et sa production dépasse le niveau socialement souhaitable.
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Une taxe carbone permet de connaître à l’avance la quantité exacte d’émissions qui sera évitée.
Correction
Réponse : Faux
La taxe agit sur le prix ; la réduction obtenue dépend ensuite de la réaction des agents, donc de la facilité avec laquelle ils peuvent modifier leurs comportements. Seul un plafond permet de garantir une quantité.
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Un marché de quotas fixe la quantité totale d’émissions autorisée mais laisse le prix se déterminer par l’échange.
Correction
Réponse : Vrai
C’est la symétrie exacte de la taxe. L’échange conduit en outre à ce que la réduction soit réalisée par les entreprises pour lesquelles elle coûte le moins cher, ce qui abaisse le coût total de l’objectif.
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La réglementation est l’instrument le plus souple économiquement.
Correction
Réponse : Faux
Elle impose la même obligation à tous, quel que soit le coût de la dépollution pour chacun : l’objectif est atteint, mais à un coût total plus élevé que si l’effort s’était concentré là où il est le moins onéreux. Sa force est la certitude du résultat, pas la souplesse.
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Un pays qui ne réduit pas ses émissions ne bénéficie pas des efforts consentis par les autres.
Correction
Réponse : Faux
Le climat est un bien commun mondial dont nul ne peut être exclu : les bénéfices de la réduction sont diffusés à tous, indépendamment de la contribution de chacun. C’est précisément ce qui rend l’engagement individuel peu attractif et l’action collective difficile.
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Une subvention à l’innovation verte pèse sur les finances publiques, alors qu’une taxe procure des recettes.
Correction
Réponse : Vrai
Ce contraste budgétaire éclaire les choix politiques : la subvention est mieux acceptée mais fait payer le contribuable, tandis que la taxe applique le principe pollueur-payeur au prix d’une contestation sociale plus vive.
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Les ONG et les experts n’exercent aucune influence sur l’action publique environnementale.
Correction
Réponse : Faux
Ils interviennent en amont de la décision : les experts produisent les connaissances qui fondent l’alerte, les ONG et les mouvements citoyens portent le sujet dans le débat public, saisissent le juge et pèsent sur l’agenda politique. La décision reste publique, mais elle est rarement prise en vase clos.
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Le développement soutenable suppose d’articuler des objectifs économiques, sociaux et environnementaux.
Correction
Réponse : Vrai
C’est ce qui distingue la notion d’une simple protection de la nature : elle intègre l’exigence de satisfaire les besoins présents, y compris ceux des populations les plus pauvres, ce qui oblige à arbitrer entre plusieurs objectifs légitimes.