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Tableau de synthèse — Les quatre instruments de l’action publique environnementale

Savoir-faireTableau à compléterIntermédiaire11 min

Complétez les cases vides. Demandez-vous à chaque fois ce que la puissance publique fixe : une norme, un prix ou une quantité.

InstrumentCe que fixe la puissance publiqueAvantage principalLimite principale
Réglementation (norme, seuil, interdiction)Le résultat est certain et lisible : si la norme est respectée, le seuil de pollution n’est pas dépassé
Taxation (taxe carbone)La quantité d’émissions évitée n’est pas connue à l’avance, et l’acceptabilité sociale est faible car la taxe pèse relativement plus sur les ménages modestes
Marché de quotas d’émissionLe plafond garantit le volume total d’émissions, et l’échange conduit à réduire là où la dépollution coûte le moins cher
Subvention à l’innovation verteUne aide financière aux technologies et aux équipements peu émetteursElle est bien acceptée socialement et oriente l’investissement de long terme vers les technologies propres
Correction commentée

Deux clés de lecture. D’abord, l’opposition prix / quantité : la taxe fixe le prix et laisse la quantité incertaine, le marché de quotas fait exactement l’inverse ; la norme, elle, ne fixe ni l’un ni l’autre mais impose directement un comportement. Ensuite, la question de qui paie : la réglementation et la taxe font peser le coût sur le pollueur — principe pollueur-payeur — tandis que la subvention le fait supporter par le contribuable, ce qui explique qu’elle soit à la fois mieux acceptée et budgétairement coûteuse. Dans les faits, les politiques environnementales combinent les quatre instruments plutôt qu’elles n’en choisissent un seul.

Notions : réglementation taxation marché de quotas d’émission subvention externalité négative

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Tout le chapitre : Action publique et environnement