Lecture de données — Diplôme et chômage
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Situation sur le marché du travail selon le diplôme : taux de chômage en 2024
| Diplôme le plus élevé obtenu | Femmes (%) | Hommes (%) | Ensemble (%) |
|---|---|---|---|
| Aucun diplôme, brevet des collèges | 14,2 | 13,5 | 13,8 |
| CAP, BEP ou équivalent | 7,4 | 7,3 | 7,3 |
| Baccalauréat | 9,3 | 8,6 | 8,9 |
| Bac + 2 ou plus | 4,9 | 5,1 | 5,0 |
| Ensemble des actifs | 7,3 | 7,6 | 7,4 |
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Quel est le taux de chômage de l'ensemble des actifs sans diplôme ou titulaires du seul brevet des collèges, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 13,8 %
Lecture directe au croisement de la première ligne et de la colonne « Ensemble » : 13,8 %. Vérifiez toujours la colonne utilisée : 14,2 est le taux des seules femmes de ce groupe, et 13,5 celui des seuls hommes.
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Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre le taux de chômage de l'ensemble des actifs sans diplôme et celui des diplômés de niveau bac + 2 ou plus ?
points
Correction
Réponse : 8,8 points
13,8 − 5,0 = 8,8. On soustrait deux pourcentages : le résultat s'exprime en points de pourcentage, jamais en pourcentage, sous peine de confondre une différence et une variation relative.
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Par combien le taux de chômage des actifs sans diplôme est-il multiplié par rapport à celui des diplômés de niveau bac + 2 ou plus ? Donnez le coefficient à deux décimales.
Correction
Réponse : 2,76
13,8 / 5,0 = 2,76. Un rapport compare deux grandeurs de même unité et indique combien de fois l'une contient l'autre : les actifs sans diplôme sont donc environ 2,8 fois plus souvent au chômage que les diplômés du supérieur court ou long.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 9,3 » du tableau.
Une phrase de lecture complète comporte la source, le champ, l'unité de mesure et la grandeur mesurée. Attention au dénominateur d'un taux de chômage.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee (enquête Emploi 2024), en France, parmi les femmes actives dont le diplôme le plus élevé est le baccalauréat, 9,3 % sont au chômage. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 9,3 % des femmes bachelières sont au chômage » : le dénominateur n'est pas l'ensemble des femmes bachelières, mais les seules femmes actives de ce niveau de diplôme (actives occupées + chômeuses) ;
- oublier le champ et l'année, et laisser croire que la donnée vaut pour toute la population ou pour n'importe quelle année ;
- confondre ce taux avec un effectif : le tableau ne donne pas le nombre de chômeuses.
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Caractérisez en quelques lignes la relation entre le diplôme et le chômage que fait apparaître ce tableau, sans oublier ce qui ne s'y range pas. Indiquez ensuite une information que ce tableau ne permet pas d'obtenir.
Comparez d'abord les extrémités du tableau en citant des chiffres, puis regardez attentivement les lignes « CAP, BEP » et « Baccalauréat ». Demandez-vous enfin ce qui n'est pas mesuré ici.
Correction
Réponse attendue : le tableau confirme la protection apportée par le diplôme. En 2024, 13,8 % des actifs sans diplôme ou titulaires du seul brevet des collèges sont au chômage, contre 5,0 % des diplômés de niveau bac + 2 ou plus, soit un écart de 8,8 points et un rapport d'environ 2,8. L'ensemble des actifs se situe à 7,4 %.
La nuance à repérer : la décroissance n'est pas parfaitement régulière. Les titulaires d'un CAP ou d'un BEP connaissent un taux de chômage de 7,3 %, inférieur à celui des bacheliers (8,9 %). Le diplôme n'agit donc pas seul : la composition de ces groupes diffère (âge, ancienneté sur le marché du travail, filière professionnelle débouchant directement sur un métier). Retenez que la relation « plus de diplôme, moins de chômage » est une tendance d'ensemble, pas une mécanique appliquée marche par marche.
L'écart entre femmes et hommes : il est faible et ne joue pas toujours dans le même sens. Les femmes sont un peu plus exposées que les hommes chez les non-diplômés (14,2 % contre 13,5 %) et chez les bacheliers (9,3 % contre 8,6 %), un peu moins chez les diplômés du supérieur (4,9 % contre 5,1 %). Sur l'ensemble des actifs, leur taux de chômage est même légèrement inférieur (7,3 % contre 7,6 %).
Ce que le tableau ne dit pas : il ne renseigne ni sur les salaires, ni sur la stabilité des contrats, ni sur la durée du chômage. Il ignore l'origine sociale, l'expérience, le lieu de résidence et ne mesure aucune discrimination. Il ne prouve pas non plus que le diplôme est la cause de ces écarts : il en établit seulement la corrélation.