Lecture de données — La situation des jeunes sortants selon leur diplôme
Utilisez le document pour répondre. Les quatre premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée. Attention : la colonne « part de chômage » n'est pas un taux de chômage.
Document — Situation d'activité en 2023 des personnes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans (en %)
| Catégorie | En emploi | Part de chômage | Part du halo autour du chômage | Part d'inactifs hors halo | Ensemble | Taux d'activité |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Femmes | 74,0 | 11,0 | 6,2 | 8,9 | 100,0 | 84,9 |
| Hommes | 72,3 | 13,2 | 7,0 | 7,5 | 100,0 | 85,6 |
| Diplôme du supérieur | 85,0 | 8,1 | 3,5 | 3,4 | 100,0 | 93,2 |
| CAP, BEP, baccalauréat | 66,8 | 14,7 | 8,4 | 10,2 | 100,0 | 81,5 |
| Aucun diplôme, brevet des collèges | 32,8 | 24,2 | 16,6 | 26,4 | 100,0 | 57,0 |
| Ensemble | 73,1 | 12,1 | 6,6 | 8,2 | 100,0 | 85,3 |
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Quelle part des jeunes sans diplôme ou titulaires du seul brevet, sortis de formation initiale depuis 1 à 4 ans, est en emploi en 2023, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 32,8 %
Lecture directe : 32,8 %. Autrement dit, moins d'un jeune sur trois sortis sans diplôme travaille, contre plus de huit sur dix parmi les diplômés du supérieur.
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Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre la part en emploi des diplômés du supérieur et celle des jeunes sans diplôme ?
points
Correction
Réponse : 52,2 points
85,0 − 32,8 = 52,2 points. C'est l'un des écarts les plus massifs du programme de seconde : sur ce point précis, le diplôme change presque tout.
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Calculez le taux de chômage des jeunes sans diplôme, c'est-à-dire la part des chômeurs dans la population active de ce groupe, en pourcentage.
%
Correction
Réponse : 42,46 %
La population active du groupe correspond au taux d'activité, soit 57,0 % (32,8 en emploi + 24,2 au chômage). Taux de chômage = 24,2 / 57,0 × 100 ≈ 42,5 %. Diviser 24,2 par 100 aurait donné 24,2 % : ce serait la part de chômage dans l'ensemble du groupe, un indicateur différent et beaucoup plus faible.
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Calculez de la même façon le taux de chômage des jeunes diplômés du supérieur, en pourcentage.
%
Correction
Réponse : 8,69 %
8,1 / 93,2 × 100 ≈ 8,7 %. Le rapport avec le groupe précédent est de 42,5 / 8,7 ≈ 4,9 : les jeunes sortis sans diplôme sont donc environ cinq fois plus souvent au chômage que les diplômés du supérieur.
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Expliquez, en vous appuyant sur la ligne « Aucun diplôme, brevet des collèges », pourquoi la « part de chômage » et le « taux de chômage » ne donnent pas le même résultat, et pourquoi la confusion entre les deux est trompeuse.
Écrivez les deux fractions : elles ont le même numérateur mais pas le même dénominateur.
Correction
Le numérateur est le même, ce sont les chômeurs du groupe. Les dénominateurs diffèrent :
- la part de chômage rapporte les chômeurs à l'ensemble du groupe, actifs et inactifs confondus : 24,2 % des jeunes sortis sans diplôme sont au chômage ;
- le taux de chômage rapporte les chômeurs à la seule population active du groupe, soit 57,0 % : 24,2 / 57,0 × 100 ≈ 42,5 %.
Pourquoi la confusion est trompeuse. Chez les jeunes sortis sans diplôme, 26,4 % sont inactifs hors halo et 16,6 % appartiennent au halo autour du chômage : au total, 43,0 % ne sont pas comptés comme actifs. Utiliser la part de chômage revient à faire disparaître ces personnes dans un grand dénominateur et donc à sous-estimer fortement leurs difficultés. À l'inverse, chez les diplômés du supérieur, seuls 6,9 % sont hors de la population active : les deux indicateurs y sont beaucoup plus proches (8,1 % contre 8,7 %). C'est précisément parce que la structure des groupes diffère que le choix du dénominateur change les conclusions.
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Caractérisez en quelques lignes ce que ce tableau apprend sur la relation entre diplôme et insertion professionnelle, puis indiquez deux informations qu'il ne permet pas d'obtenir.
Ne vous limitez pas à la colonne « en emploi » : regardez aussi le halo et l'inactivité, puis demandez-vous ce qui n'est pas mesuré ici.
Correction
Ce que montre le tableau. Le diplôme joue sur toutes les dimensions de l'entrée dans la vie active. Un à quatre ans après la fin des études, 85,0 % des diplômés du supérieur sont en emploi, contre 66,8 % des titulaires d'un CAP, d'un BEP ou d'un baccalauréat et 32,8 % des jeunes sans diplôme. L'écart ne se limite pas au chômage : les moins diplômés sont aussi beaucoup plus souvent dans le halo autour du chômage (16,6 % contre 3,5 %) et inactifs (26,4 % contre 3,4 %). Leur taux d'activité est de 57,0 %, contre 93,2 % pour les diplômés du supérieur : une partie importante d'entre eux se retire du marché du travail, ce que le seul taux de chômage ne montrerait pas.
L'écart entre femmes et hommes est faible et ambigu : les femmes sont un peu plus souvent en emploi (74,0 % contre 72,3 %) et un peu moins souvent au chômage (11,0 % contre 13,2 %), mais un peu plus souvent inactives (8,9 % contre 7,5 %).
Ce que le tableau ne dit pas :
- il ne renseigne ni sur le salaire, ni sur le type de contrat, ni sur la qualification des emplois occupés : être en emploi ne dit rien de la qualité de cet emploi ;
- il ignore l'origine sociale, le lieu de résidence et l'ascendance migratoire, et ne mesure donc aucune discrimination ;
- il établit une corrélation, pas une causalité : les groupes comparés diffèrent aussi par d'autres caractéristiques que leur seul diplôme.