Lecture de données — Diplôme et stabilité de l'emploi en début de vie active
Utilisez le document pour répondre. Les quatre premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Statut d'emploi en 2023 des personnes sorties de formation initiale depuis 1 à 4 ans, selon le diplôme (en %)
| Statut de l'emploi occupé | Diplôme du supérieur long (bac + 3 ou plus) | Diplôme du supérieur court (bac + 2) | Au plus le baccalauréat | Ensemble |
|---|---|---|---|---|
| Indépendants | 9,0 | 6,5 | 4,3 | 6,8 |
| Emploi à durée indéterminée (CDI, fonctionnaire) | 69,5 | 63,4 | 59,3 | 64,6 |
| Emploi à durée déterminée (CDD) | 16,6 | 18,1 | 20,0 | 18,1 |
| Intérim | 1,3 | 5,5 | 8,3 | 4,6 |
| Alternance, stage | 3,0 | 5,4 | 6,6 | 4,7 |
| Sans contrat ou contrat inconnu | 0,6 | 1,1 | 1,5 | 1,2 |
| Ensemble | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
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Quelle part des jeunes en emploi diplômés du supérieur long occupe un emploi à durée indéterminée, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 69,5 %
Lecture directe : 69,5 %. Attention au champ : cette part est calculée parmi les jeunes en emploi, et non parmi tous les jeunes de ce niveau de diplôme.
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Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre la part d'emplois à durée indéterminée des diplômés du supérieur long et celle des jeunes diplômés d'au plus le baccalauréat ?
points
Correction
Réponse : 10,2 points
69,5 − 59,3 = 10,2 points. L'écart de stabilité est réel mais bien plus modeste que l'écart d'accès à l'emploi : le diplôme protège surtout de l'absence d'emploi, un peu moins de la précarité de l'emploi obtenu.
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Quelle part des jeunes en emploi diplômés d'au plus le baccalauréat occupe un contrat court, c'est-à-dire un CDD ou une mission d'intérim, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 28,3 %
20,0 + 8,3 = 28,3 %. Chez les diplômés du supérieur long, la même somme donne 16,6 + 1,3 = 17,9 %, soit 10,4 points de moins.
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Par combien la part de l'intérim chez les jeunes diplômés d'au plus le baccalauréat est-elle multipliée par rapport à celle des diplômés du supérieur long ? Donnez le coefficient à deux décimales.
Correction
Réponse : 6,38
8,3 / 1,3 ≈ 6,38. C'est l'écart le plus spectaculaire du tableau : l'intérim est une forme d'emploi presque absente chez les diplômés du supérieur long, alors qu'elle concerne près d'un jeune sur douze parmi les moins diplômés.
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Vérifiez que la colonne « Ensemble » constitue bien une répartition, puis expliquez en quoi cette propriété change la façon de lire le tableau.
Additionnez les six premières valeurs de la colonne. Demandez-vous ensuite ce qu'implique une hausse d'une ligne pour les autres lignes.
Correction
Vérification : 6,8 + 64,6 + 18,1 + 4,6 + 4,7 + 1,2 = 100,0. La colonne se somme bien à 100 : chaque colonne décrit la façon dont se répartissent les jeunes en emploi d'un même niveau de diplôme entre les différents statuts.
Ce que cela change. On ne compare pas des effectifs mais des structures : dire que 8,3 % des moins diplômés en emploi sont en intérim ne signifie pas qu'ils sont plus nombreux en intérim que les diplômés du supérieur, mais que l'intérim occupe une place bien plus grande dans leurs emplois. Autre conséquence : les lignes sont liées entre elles. Si la part des CDD et de l'intérim est plus élevée chez les moins diplômés, celle des emplois à durée indéterminée est nécessairement plus faible, puisque le total est fixé à 100.
Enfin, une répartition ne dit rien du nombre de personnes concernées : le tableau ne permet pas de savoir combien de jeunes composent chaque colonne.
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« Le diplôme donne accès non seulement à un emploi, mais à un emploi plus stable. » Discutez cette affirmation à partir du tableau, en nuançant votre réponse.
Cherchez d'abord ce qui la confirme, puis ce qui la relativise. Regardez notamment la ligne « Indépendants » et l'ordre de grandeur des écarts.
Correction
Ce qui confirme l'affirmation. La stabilité de l'emploi croît avec le diplôme : 69,5 % des diplômés du supérieur long en emploi ont un CDI ou sont fonctionnaires, contre 63,4 % des diplômés du supérieur court et 59,3 % des diplômés d'au plus le baccalauréat. Symétriquement, les formes les plus précaires reculent quand le diplôme s'élève : CDD et intérim représentent 28,3 % des emplois des moins diplômés contre 17,9 % de ceux des diplômés du supérieur long, et l'intérim seul est plus de six fois plus fréquent chez les premiers.
Ce qui la nuance.
- L'écart de stabilité (10,2 points) est bien plus faible que l'écart d'accès à l'emploi. En début de carrière, tous les jeunes, y compris les plus diplômés, connaissent une part importante de contrats courts : près d'un sur cinq des diplômés du supérieur long est en CDD.
- La ligne « Indépendants » ne se range pas dans l'opposition stable/précaire : elle est plus fréquente chez les plus diplômés (9,0 % contre 4,3 %), sans que cela traduise nécessairement une plus grande sécurité.
- Le tableau porte sur les seuls jeunes en emploi. Or ce sont justement les moins diplômés qui ont le plus de mal à y accéder : la précarité mesurée ici s'ajoute donc à un risque de non-emploi bien plus élevé, elle ne le remplace pas.
- Enfin, le statut du contrat ne dit rien du salaire ni de la qualification du poste occupé.