Lecture de données — Avec quel diplôme sort-on du système éducatif ?
Utilisez le document pour répondre. Les quatre premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Répartition des sortants de formation initiale selon leur diplôme le plus élevé, en moyenne sur 2020-2022 (en %)
| Diplôme le plus élevé obtenu | Ensemble | Femmes | Hommes |
|---|---|---|---|
| Diplôme du supérieur | 52 | 58 | 47 |
| dont master, doctorat | 18 | 22 | 14 |
| dont école d'ingénieurs, école de commerce | 6 | 5 | 7 |
| dont licence, BUT | 17 | 20 | 14 |
| dont BTS, DUT ou équivalent | 11 | 11 | 12 |
| CAP, BEP, baccalauréat | 38 | 35 | 41 |
| dont baccalauréat | 29 | 28 | 30 |
| dont CAP, BEP ou équivalent | 9 | 7 | 11 |
| Aucun diplôme, brevet des collèges | 10 | 8 | 12 |
| Ensemble | 100 | 100 | 100 |
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Quelle part des sortants de formation initiale est diplômée de l'enseignement supérieur, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 52 %
Lecture directe de la première ligne, colonne « Ensemble » : 52 %. Un peu plus d'un jeune sur deux quitte désormais le système éducatif avec un diplôme du supérieur.
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Quel est l'écart, en points de pourcentage, entre les femmes et les hommes pour la part des diplômés du supérieur ?
points
Correction
Réponse : 11 points
58 − 47 = 11 points en faveur des femmes. Retenez ce résultat : les femmes sont aujourd'hui nettement plus diplômées que les hommes, alors qu'elles restent moins bien rémunérées en fin de carrière.
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Quelle part des sortants quitte le système éducatif avec au plus un baccalauréat, un CAP ou un BEP, c'est-à-dire sans diplôme du supérieur, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 48 %
38 + 10 = 48 %. On peut aussi raisonner par complément : 100 − 52 = 48. Les deux méthodes doivent donner le même résultat, ce qui constitue une bonne vérification.
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Par combien la part des hommes qui sortent sans diplôme ou avec le seul brevet est-elle multipliée par rapport à celle des femmes ? Donnez le coefficient avec une décimale.
Correction
Réponse : 1,5
12 / 8 = 1,5. La sortie précoce du système éducatif est nettement plus masculine : les hommes représentent la majorité des jeunes qui quittent l'école sans qualification.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 22 » du tableau.
Attention à la population de référence : ce n'est ni l'ensemble des jeunes, ni l'ensemble des femmes.
Correction
Phrase attendue : « Selon l'Insee (enquêtes Emploi 2021, 2022 et 2023), en France hors Mayotte, parmi les femmes qui ont achevé leur formation initiale entre 2020 et 2022, 22 % ont pour diplôme le plus élevé un master ou un doctorat. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- écrire « 22 % des femmes ont un master ou un doctorat » : la population de référence n'est pas l'ensemble des femmes, mais les seules femmes sortant de formation initiale ces années-là ;
- écrire « 22 % des diplômés du supérieur » : le dénominateur est bien l'ensemble des sortantes, pas les seules diplômées du supérieur ;
- oublier la mention « diplôme le plus élevé » : chaque personne n'est comptée qu'une fois, dans la ligne correspondant à son plus haut titre.
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Ce tableau décrit une génération beaucoup plus diplômée que les précédentes. Expliquez en quoi cette élévation du niveau de formation peut alimenter le déclassement, tout en maintenant l'avantage individuel du diplôme.
Distinguez soigneusement deux comparaisons : celle entre diplômés d'une même génération, et celle d'un même diplôme d'une génération à l'autre.
Correction
Le mécanisme du déclassement. Plus d'un sortant sur deux est aujourd'hui diplômé du supérieur, dont 24 % au niveau master, doctorat ou grande école. Si le nombre d'emplois très qualifiés ne croît pas au même rythme, une partie de ces diplômés occupe nécessairement des emplois dont la qualification est inférieure à celle que leur titre laissait espérer : c'est le déclassement. Les employeurs peuvent d'ailleurs, pour un même poste, sélectionner des candidats plus diplômés qu'auparavant, ce qui repousse mécaniquement les moins diplômés vers les emplois les plus bas.
Pourquoi le diplôme conserve pourtant son avantage. Il faut distinguer deux comparaisons.
- Entre les jeunes d'une même génération, le classement reste inchangé : à tout moment, le plus diplômé accède plus souvent à l'emploi, à un contrat stable et à un salaire élevé que le moins diplômé. Les 10 % qui sortent sans diplôme sont même dans une position d'autant plus difficile qu'ils sont devenus minoritaires : ce qui était courant hier est aujourd'hui perçu comme un échec.
- D'une génération à l'autre, en revanche, un même titre ne donne plus accès à la même position : c'est la dévalorisation des diplômes.
Conclusion. L'élévation du niveau de formation dégrade la valeur d'un titre donné dans le temps, sans jamais inverser l'avantage relatif du plus diplômé sur le moins diplômé à un instant donné. Renoncer à se former resterait donc, individuellement, la pire des stratégies.